vendredi 24 juillet 2015

UN AMOUR DE PARPOT


UN AMOUR DE PARPOT

Aaaah comme il est loin le Parpot que j'avais adoré dans l'opus précédent, Signé Parpot ! Enfin, surtout mon enthousiasme car bien que je m'attendais à ce que ce deuxième volume soit moins bon que le premier (toujours le problème des "suites" qui reprennent en moins bien la recette d'un premier volume très convaincant ), je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi décevant...

Le souci, je pense, c'est qu'à la différence de Signé Parpot, bien que l'auteur, Alain Monnier, ait gardé l'originalité d'un récit sans narrateur, dont le lecteur ne suivrait le développement qu'à travers lettres, coupures de journaux, rapports, etc, ici les opportunités d'échanges ou de rédaction de lettres étaient assez rares, et le récit se développait surtout sous forme de journaux intimes ou de notes personnelles, ce qui rend l'exercice beaucoup moins épatant, et permet, de façon biaisée, un récit avec narrateur...
Deux journaux intimes déjà, dont un qui n'avait qu'un vague intérêt dans la trame à mon sens, et des lettres de Parpot adressées à sa défunte mère pour raconter ce qui lui arrive, se confier, ce qui revient un peu à un journal intime tout de même.
Bref, déception déjà au niveau de la forme narrative qui n'a pas la force ni la conviction du précédent à mon goût.

En ce qui concerne l'intrigue, encore une fois l'auteur parvient à nous surprendre en nous perdant sur de fausses pistes, avec plein de rebondissements et retournements de situation, ça, c'est très appréciable. On n'est jamais vraiment au bout de nos surprises, mais (oui, car là aussi il y a un mais), j'ai trouvé le tout un peu culcul tout de même, pas très crédible, un peu poussé et forcé, convenu, trop plein de bons sentiments, et ça, ça m'écoeure vite. Dommage, car vraiment, à la lecture du résumé de ce deuxième opus, je m'étais dit qu'il y avait moyen de passer un moment de franche rigolade ici encore une fois.
Parpot, notre simplet,  a fini par trouvé du travail au Ministère des Affaires Intérieures. Il y rencontre Elsa Chauvière, paraplégique, et là on se dit, "que va nous inventer l'auteur, Alain Monnier ?" quasi en se frottant les mains avec un sourire de hyène hilare. Hé bien le pire, mes bonnes gens, le pire...

"Voilà donc, Monsieur le Ministre [...]. Je voudrais savoir si étant dans les quotas pour le travail et pour le HLM, je pourrais pas être aussi dans un quota pour l'amour physique et affectif qui manque à ma vie."

Par ailleurs, je n'ai pas vraiment retrouvé le Parpot du premier opus. Ici, c'est un simplet qui peut même devenir lourd et pénible au lecteur alors qu'il était beaucoup plus ambigu, intrigant et attachant dans le premier opus. Je n'ai par ailleurs pas accroché du tout au personnage d'Elsa que l'auteur a rendu antipathique au possible (est-ce voulu ?), agaçante, et surtout, je n'aimais pas du tout sa façon d'écrire, qui constitue quasi 50% du récit.

Bref, ce n'était pas totalement l'hécatombe car il y a quelques bonnes trouvailles de l'auteur tout de même, mais ce fut une grosse déception malgré tout, plus forte que je ne m'y attendais. C'est un Parpot que j'ai lu vraiment sans plaisir.
Je sens que le mieux serait pour moi de rester sur l'excellent souvenir de Signé Parpot (à lire à lire à lire !), mais j'ai le troisième opus sous le coude, Parpot le bienheureux. Ça reste tentant tout de même...

8 commentaires:

  1. Eh bien nous en resterons au premier volume, ce qui n'est pas un mal puisque de toute façon il est introuvable ici...

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    1. Ah ce premier volume vaut vraiment le détour à mon sens ! Quant à la suite, elle n'est vraiment pas indispensable. Enfin, je me prononcerai définitivement à la lecture du troisième opus.

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  2. Lis quand même le troisième, c'est rapide! J'ai vite lu le 1, avec un bémol dont je t'ai parlé , mais compte en rester là (pas de billet, non plus)

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    1. Oui, le 3è est en projet lecture. Il attend sagement dans ma PAL. Une lecture idéale pendant cette période vacances/été d'ailleurs. Je vais y penser pour l'Italie.:-)

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  3. Tu conseille quand même le 1, au risque d'être trop accroc pour ne pas éviter le 2 (l'éternel problème des séries en plusieurs tomes inégaux).

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    1. Oui, le concept est assez original pour valoir le détour, et le tome 1 est une parfaite réussite à mon sens.:-) Le 2, hélas...

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  4. Pas l'hécatombe mais on n'en est quand même pas loin ;)

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    1. Oui... Vraiment dommage car j'ai tellement adhéré au premier opus...

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