vendredi 26 janvier 2018

PETITE VOLEUSE


PETITE VOLEUSE


Quatrième de couv' :
"Étudiante en littérature, Corrina Park se voit très bien dans la peau d'un auteur de best-seller. Las, ça fait cinq ans qu'elle ronge son frein dans une agence de publicité à New York et la seule chose qu'elle ait jamais écrite, ce sont des... slogans. Pourtant, un événement a priori anecdotique va changer le cours de son existence."

Quand je lis ce résumé que je n'avais pas lu en empruntant ce roman graphique (le premier de l'auteur, Michael Cho), j'ai l'impression que tout est dit et que l'adaptation de ces trois phrases en BD n'a rien apporté de plus véritablement.

Une diplômée de lettres qui ne trouve aucun épanouissement dans son job plus alimentaire qu'autre chose. Certes, elle écrit, elle compose, mais cela n'a rien à voir avec les grands romans qu'elle a en tête, et puis le milieu de la pub, qui laisse finalement plus de place à la rentabilité et aux résultats qu'à la créativité et à l'imagination, est à cent mille lieues de ses principes et ses aspirations.
Seulement voilà, le relatif confort d'un emploi au plus plus proche de ce qu'elle peut trouver avec son diplôme, et qui permet tout de même d'utiliser sa plume, offre une solution de facilité qu'il est de plus en plus difficile de rejeter.

Alors, pour se redonner confiance, avoir l'impression de réussir quelque chose d'un peu hors normes, ou pimenter sa vie, elle vole dans les magasins. Rien de grave, rien de bien cher, c'est juste pour le geste et aller jusqu'au bout.

Mais cette vie va-t-elle la satisfaire encore longtemps ?

Bon, voilà, donc un thème de plus en plus rabâché et mis au goût du jour : l'insatisfaction du quotidien et d'un emploi qui ne correspond pas à ses idéaux ni à ses études, la difficulté de prendre des risques pour tout lâcher et vivre ses rêves et le petit déclic qui va faire bouger les choses.

Mais j'exagère... Si cet album, c'est très précisément tout ça et qu'on a l'impression qu'il n'y a pas grand-chose de neuf à l'horizon, qu'on se demande où est la surprise, c'est en réalité traité avec une certaine finesse et délicatesse et une originalité graphique qui donnent quand même beaucoup de saveurs et de fraîcheur à du déjà-vu maintes fois.
J'ai surtout trouvé ça peut-être un petit peu trop court pour que j'aie vraiment le temps de m'imprégner de l'histoire et du charme graphique mais autrement, c'est une BD qui a beaucoup de qualités, avec des petites piques dans les dialogues et des réflexions très justes, et dont j'ai bien aimé le propos aussi.

L'auteur
Michael Cho est un illustrateur et caricaturiste canadien. Il est né en Corée du Sud mais a émigré enfant au Canada avec ses parents. Il vit actuellement à Toronto.

6 commentaires:

  1. Mouais, pour la bibli, ça parait du domaine du rêve...

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    1. Sait-on jamais... Je l'avais repéré sur un blog il y a un ou deux ans et je ne pensais pas trouver ce genre d'album à la bib' (même pas à Paris). Et il y a un mois, paf !^^

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  2. Pas une franche réussite on dirait. L'auteur a publié d'autres choses depuis ?

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    1. Ce n'est pas la BD du siècle (me concernant) mais on ne peut pas dire que ce soit raté. Je n'ai pas l'impression que l'auteur ait publié d'autres BD depuis, mais il contribue à d'autres travaux graphiques, il me semble.

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  3. Pourquoi pas, mais sans urgence... S'il croise ma route quoi !

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    1. Oui, c'est tout à fait ce genre de livres.:-)

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Bon, je modère ou je vous laisse prouver de la façon la plus tordue que vous n'êtes pas un robot ? Je modère, hein ?^^

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