BOOK TRIPS

AUTEURS ET THÈMES PAR PAYS

jeudi 31 janvier 2019

DANS LE DÉSERT


DANS LE DÉSERT

(lu en novembre 2018)
Julien Blanc-Gras, écrivain-voyageur chouchou depuis que j'ai lu Touriste, a bien réussi à me traîner dans le froid glacial du Groëland, son style unique animé par un grand sens de la dérision valant toutes les doudounes du monde. Il pouvait bien me convaincre de le suivre dans le désert, son style unique animé par un grand sens de la dérision ne manquerait sûrement pas de me rafraîchir.

Je n'aurais pas été très difficile à convaincre de toute façon, pour suivre qui que ce soit dans le désert, celui qui évoque les Mille et une nuits. Enfin, suivre de derrière les pages d'un livre car j'avoue que ce n'est pas vraiment un de mes rêves de voyage. Ça reste malgré tout une destination assez fascinante, intrigante et méconnue, comme il le souligne lui-même si bien, et en découvrir davantage culturellement sur ces pays (par livre interposé) est toujours une occasion à saisir :

lundi 28 janvier 2019

UNE JEUNE FILLE PERDUE DANS LE SIÈCLE À LA RECHERCHE DE SON PÈRE


UNE JEUNE FILLE PERDUE DANS LE SIÈCLE À LA RECHERCHE DE SON PÈRE

traduit du portugais par Dominique Nédellec

(lu en novembre 2018)
Je crois que je commence à cerner cet auteur, Gonçalo M. Tavares. Inutile de chercher à savoir où on va, inutile de chercher à se raccrocher à un quelconque fil conducteur. Même s'il y en a un, on ne saurait jamais vraiment déterminer avec certitude que c'est celui-là. Malgré tout, on le suit dans ses déambulations narratives, sans déplaisir, et avec même une grande curiosité. Et le style est toujours aussi savoureux. Ouvrir un livre de Tavares, c'est un peu un voyage à la Alice au Pays des merveilles.

Pour situer l'histoire de ce roman précisément, parce qu'il faut bien un contexte tout de même, je préfère m'en référer à Alberto Manguel qui fait formidablement bien le job dans "El País" :
"Une odyssée moderne et initiatique, portée par l'écriture "quasi hallucinée" propre à Gonçalo M. Tavares."

vendredi 25 janvier 2019

TOKYO ALIEN BROS. - 1


TOKYO ALIEN BROS. - 1

(lu en octobre 2018)
Une nouvelle série manga dans laquelle je m'embarque, mais c'est chez Le Lézard noir, pour moi gage d'histoires originales et de qualité, et garanti nombre de tomes limités. Trois ici, et la série est terminée. Et puis bon, une histoire d'extraterrestres envoyés sur Terre afin de déterminer si leur race pourrait s'y installer et devant étudier et s'approprier les moeurs terriennes afin de se fondre dans la masse, certes, ce n'est pas nouveau ni foufou comme idée, mais je n'avais rien lu de tel côté japonais, et en manga, ça me plaisait bien comme idée.

D'ailleurs, c'est plus subtil que ça car si l'un de nos deux extraterrestres, Fuyunosuke, est parvenu en un an à s'adapter aux règles de la vie civilisée (au Japon en particulier), à y prendre plaisir même, à s'amuser de l'imprévisibilité des humains et à être parfaitement à l'aise au milieu des Terriens, pour l'autre, Natsutarô, qui vient de débarquer avec pour mission d'évaluer le travail de recherche et d'observation de son compatriote, c'est une autre paire de manches. D'un naturel grincheux et dans l'ensemble assez maladroit et inadapté, il trouve les humains terrifiants dans leurs comportements et leur façon de penser, et éveille par ailleurs leur méfiance par son attitude peu amène.

lundi 21 janvier 2019

MA MÉMOIRE ASSASSINE


MA MÉMOIRE ASSASSINE

traduit du coréen par Lim Yeong-hee et Mélanie Basnel

(lu en novembre 2018)
Repéré chez Maggie, je n'ai pas résisté à ce roman de Kim Young-ha, auteur coréen dont je n'ai jamais vraiment réussi à déterminer avec certitude si on était fait pour s'entendre sur le long terme. J'avais conclu, lors de ma dernière lecture d'un de ses livres, qu'il avait en tout cas un univers qui lui était propre et auquel j'adhérais totalement quand je le comprenais, du coup je reste assez intriguée par ses oeuvres.

Dans ce roman-ci, ce sont le titre et la quatrième de couv qui m'ont été fatals :
"Un ex-tueur en série décide de reprendre du service. Seul problème : il a soixante-douze ans et vient d'apprendre qu'il a la maladie d'Alzheimer."

samedi 19 janvier 2019

VOUS ÊTES TOUS JALOUX DE MON JETPACK


VOUS ÊTES TOUS JALOUX DE MON JETPACK

(lu en novembre 2018)
Un titre qui ne laisse aucune idée de ce à quoi s'attendre mais dont j'avais beaucoup entendu parler en bien. Un délice de loufoquerie qu'il fallait goûter absolument.
Depuis, j'ai découvert l'univers de l'auteur, Tom Gauld, via Police lunaire puis En cuisine avec Kafka, et c'est plutôt confiante que je me suis (enfin) lancée dans ce petit album.

mercredi 16 janvier 2019

DEATH WITHOUT COMPANY


DEATH WITHOUT COMPANY

( LE CAMP DES MORTS )

(lu en octobre 2018)
Ce sont quelques billets sur des romans de la série Longmire qui ont fleuri ici et là il y a quelques mois qui m'ont rappelée à son bon souvenir. Je ne sais pas si ce "foisonnement" subi était dû à la parution de son dernier roman, ou si c'était juste une coïncidence, ou si j'ai juste fait davantage attention à ces titres. Toujours est-il que ça m'a donné furieusement envie de retrouver Longmire et toute sa clique, dont l'inénarrable Henry Standing Bear. J'avais fait leur connaissance il y a 6 ans via le premier tome, une expérience de lecture qui s'apparente assez à une aventure à la "rendez-vous en terre inconnue". Je débarquais dans un trou paumé dans le Wyoming et pendant un long moment, je m'étais demandé ce que je faisais là. Et puis petit à petit, à force de côtoyer ce petit monde au quotidien, j'ai fini par vraiment les apprécier tous et à me sentir bien avec eux.

dimanche 13 janvier 2019

L'ART DE LA VULVE, UNE OBSCÉNITÉ ?


L'ART DE LA VULVE, UNE OBSCÉNITÉ ?

(lu en octobre 2018)
Quand j'ai vu cette couverture à la bib', j'ai d'abord cru que c'était un album de photos d'artistes divers autour de la thématique du sexe féminin. J'ai trouvé la photo de la couverture rigolote. Au départ, je pensais juste le feuilleter, par curiosité. Et puis j'ai vu que c'était en fait une BD. Japonaise qui plus est. Un rapide coup d'oeil sur la quatrième de couv a mis fin à toutes mes hésitations :

"Au Japon, l'art de la vulve ne passe pas. L'artiste tokyoïte Rokudenashiko a été inculpée le 24 décembre 2014 et incarcérée six mois après sa première arrestation pour avoir enfreint la loi relative à l'obscénité, en moulant son sexe puis en le scannant en 3D afin de construire un canoë-kayak.

samedi 12 janvier 2019

CHI, UNE VIE DE CHAT - TOMES 9 ET 10


CHI, UNE VIE DE CHAT - TOMES 9 ET 10

(lu en octobre 2018)
Bien contente d'avoir enfin pu mettre la main sur ces deux tomes car, au contraire du tome 8 que j'avais trouvé un peu trop mimi-gentillet-bêta à mon goût et où je sentais que la sauce ne prenait plus aussi bien qu'aux premiers tomes, j'ai retrouvé Chi et son entourage avec un vrai plaisir cette fois-ci. Il faut dire que cette histoire semble prendre un nouveau tournant, ce qui change un peu de la routine et du rythme pépère-gentillet des derniers épisodes, et cette fois, j'ai dévoré ces tomes le sourire aux lèvres, un profond attendrissement pour cette histoire et un début de palpitation, d'excitation et d'inquiétude par rapport à ce que la fin de cette série laisse entrevoir.

dimanche 6 janvier 2019

LES PRODUCTEURS


LES PRODUCTEURS

(lu en octobre 2018)
Ah je me souviens encore de mes palpitations il y a huit ans (déjà !) quand j'ai découvert Les Falsificateurs, le premier volet de cette série d'Antoine Bello, et de mon engouement pour Sliv et le CFR (Consortium de Falsification du Réel) dont les membres falsifient la réalité et réécrivent la vérité pour infléchir l'Histoire. Six mois plus tard, je dévorais sa suite, Les Éclaireurs, et il se posait à l'époque la question d'une suite possible que j'espérais secrètement sans que j'en ressente toutefois la nécessité. Trilogie ou pas ? À sa confirmation il y a trois ans, Les Producteurs était dans ma PAL. Ma crainte était de devoir relire les deux tomes précédents, les détails autour des personnages et du CFR s'étant quelque peu estompés depuis, c'est pourquoi j'ai tardé à m'y atteler. Un résumé très efficace en début de livre m'a toutefois rapidement remise dans le bain une fois que je me suis enfin décidée à prendre le taureau par les cornes.

vendredi 4 janvier 2019

DÉDALE - 2 TOMES


DÉDALE - 2 TOMES

Oui ! DEUX tomes. Seulement ! C'est ce qui m'a attirée au départ vers ce manga. Ça, et le fait que ce soit estampillé "Coup de coeur de la bibliothèque". À l'intérieur, il y avait d'ailleurs un post-it rose en forme de coeur sur lequel un bibliothécaire avait noté :
"Magnifique exploration d'un monde virtuel avec ses chausses-trappes et ses énigmes. Lancez-vous dans cette aventure. En 2 tomes seulement. À déguster en une soirée ou un weekend."

La quatrième de couv a achevé de me convaincre en évoquant un "survival" à l'atmosphère unique et avec cette petite phrase d'accroche :
"Et si la vie réelle pouvait "bugger" ?

mercredi 2 janvier 2019

UNE VIE QUI N'ÉTAIT PAS LA SIENNE


LAURA Y JULIO

( UNE VIE QUI N'ÉTAIT PAS LA SIENNE )

traduit de l'espagnol par André Gabastou

Au départ, c'est Où l'on apprend le rôle joué par une épingle à cravate du même auteur, Juan José Millás, que je voulais lire. Il faut dire qu'un titre aussi improbable évoquait assez de farfelu, d'intrigant et de décalé pour me plaire. Las, mes bib' de quartier ne l'avaient pas dans leurs rayons. Tenaillée par la curiosité de la découverte de cet auteur que je pressentais à la hauteur de ce que promettaient ses titres, je me suis rabattue sur un autre roman, disponible lui, Une vie qui n'était pas la sienne, un autre titre aussi percutant et énigmatique, et qui laisse aussi songeur que celui de l'épingle à cravate.