samedi 2 novembre 2019

BEASTARS - TOME 1


BEASTARS - TOME 1

Repérée chez Jérôme, je me suis empressée (ma lecture remonte à 6 mois) de noter cette série anthropomorphique (je raffole du genre !) et de me procurer le tome 1, heureusement disponible dans ma bib'.

Le concept de l'intrigue et les thèmes abordés me plaisaient énormément :
"À l'institut Cherryton, herbivores et carnivores vivent dans une harmonie orchestrée en détail. La consommation de viande est strictement interdite, et les dortoirs sont séparés en fonction des régimes alimentaires. Tout pourrait aller pour le mieux dans le meilleur des mondes... mais la culture ne peut étouffer tous les instincts. Quand le cadavre de l'alpaga Tem est retrouvé déchiqueté sur le campus, les méfiances ancestrales refont surface !
[...]
Allégorie frappante de notre société, Beastars renverse toutes les conventions ! Quand l'herbivore fait preuve d'une ambition carnassière, le loup devient le paria... Au coeur de jeux de pouvoir impitoyables, jusqu'où peut-on refouler sa vraie nature ?"

Mon avis Goodreads :
J'étais sur du 5/5 étoiles au début mais au fur et à mesure de l'intrigue, j'ai eu un peu de mal à voir où cela allait nous amener, en tout cas, pas très exactement là où je pensais au départ. J'imaginais un thriller pur et dur, or on est davantage dans une histoire d'ados (même si, ici, les personnages et le ton font plus adultes...), pas vraiment mon genre de prédilection à la base, où l'institut Cherryton est le théâtre des événements. L'ambiance est celle des collèges, lycées, dortoirs, selfs, avec les sous-intrigues que cela implique et un fond sociologique animalier (excellent cet aspect !) et, par extension, humain, en prime.

Un premier tome de mise en place. Normal peut-être que je ne me situe pas trop pour le moment, mais j'avoue que malgré les quelques instants d'intérêt que j'y ai trouvés et les thèmes plutôt subtilement exploités, rehaussés en plus par un léger humour noir, je ne pense pas revenir sur la série.
Les dessins des animaux sont en tout cas impressionnants dans leurs détails et précisions quand l'équipe de l'auteure se focalise là-dessus, ce qu'ils ne font pas systématiquement (des fois, les dessins ne sont pas loin d'esquisses du genre vite fait mal fait, où l'on a du mal à reconnaître les animaux et le tout semble assez brouillon).

À noter, pour la petite anecdote intéressante, que l'auteure, Paru Itagaki, s'est inspirée de l'acteur Mathieu Amalric pour créer le visage du personnage de Legoshi, le loup (illustré sur la couverture du tome 1).
L'auteure
Paru Itagaki, née en 1993 à Tokyo, se lance dans le manga après des études de cinéma. Elle gagne le Grand Prix du manga en 2018 et, lors du Festival international de la bande dessinée d'Angoulême en 2019, raconte qu'elle ne dessine que des animaux depuis son enfance. Ce choix de personnages bestiaux n'est pas anodin. Il lui permet de décrire plus librement les zones d'ombre de l'humanité, et d'apposer un filtre sensible sur des situations difficiles.

6 commentaires:

  1. Il y a quelques mois, j'avais été attiré par ce manga mais rien qu'en le feuilletant, ça ne m'a pas attiré. Je le retenterai plus tard mais j'ai trouvé entre temps d'autres mangas à lire :-). Ce ce que tu dis des dessins ne m'étonnent pas, cela m'a un peu rebutée...

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    1. Oui, je trouve ça dommage au niveau des dessins, ce côté un peu bâclé par moment alors que le talent est clairement là... Aaah l'univers des mangas est quasi infini, ça en est presque effrayant. Et encore, nous n'avons accès, en France, qu'à une petite partie de la production...

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  2. Dans Saga aussi tu as des anthropomorphes. Blacksad aussi. Juste au cas où tu ne saurais plus quoi lire

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    1. Oui, je connais et je les ai lus, tu penses bien.;)

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  3. La suite est plus sombre et plus mature, ça te plairait davantage je pense.

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    1. Tu penses ? Bon, pour l'instant, je n'ai pas encore vu les tomes suivants à la bib' de toute façon.

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