jeudi 18 avril 2024

LA LANGUE GÉNIALE : 9 BONNES RAISONS D'AIMER LE GREC


traduit de l'italien par Béatrice Robert-Boissier

Je suis une linguiste de coeur. Tout ce qui touche aux langues me passionne et j'apprécie particulièrement les ouvrages de vulgarisation linguistique, sans prétention académique. Forcément, ce livre m'a fait de l'oeil quand je suis tombée dessus au détour d'une petite librairie en Grèce. J'ai toujours été fascinée par le grec ancien même si je me suis on m'a plutôt orientée vers le latin au collège. Enfin l'occasion de découvrir les secrets de cette langue de manière visiblement divertissante et surtout accessible, sans passer par un manuel de grammaire grecque, sans avoir besoin d'en connaître les bases, et aussi, l'assurance de ressortir de là conquis, nous aussi, quasi prêts à dévouer le restant de notre vie à la contemplation de cette langue, à défaut de son étude approfondie.

Andrea MARCOLONGO

 

dimanche 14 avril 2024

ELMER


traduit de l'anglais (Philippines) par Sidonie van den Dries

Au départ, pour une première incursion littéraire aux Philippines et faute de choix véritable, j'avais opté pour Révolution aux confins d'Annette Hug. Cela aurait été l'occasion d'en apprendre davantage sur José Rizal dont je ne connaissais rien et l'aspect linguistique évoqué dans le résumé me semblait plutôt prometteur. Je n'étais pas si convaincue par cette trouvaille cela dit et le fait que l'autrice soit allemande me chiffonnait un peu car j'aurais préféré lire un roman d'un auteur ou d'une autrice originaire du pays. Le retour de lecture d'Ingannmic a confirmé mon intuition et m'a finalement dissuadée de m'y risquer.

Déterminée à trouver un auteur philippin susceptible de me plaire, j'ai entamé une recherche plus poussée qui m'a amenée à la découverte de ce livre de Gerry Alanguilan.

Gerry ALANGUILAN

 

mercredi 10 avril 2024

AU REVOIR LES CHATS !


traduit du japonais par Sophie Refle

Séduite par Les Mémoires d'un chat de Hiro Arikawa, j'étais plutôt motivée par l'idée de revenir à cette autrice, mais j'appréhendais tout de même l'effet "suite de roman" et la "malédiction" qui lui est souvent attachée (je parle en tout cas de mon expérience personnelle), c'est-à-dire une déception quasi inévitable après un enthousiasme fort. J'étais encore plus sceptique quand j'ai réalisé que ce livre était en réalité un recueil de nouvelles. Plus précisément, les deux premières sont des "gaiden", des histoires parallèles ou en complément à l'histoire principale, les cinq autres sont des nouvelles indépendantes.

Je me suis inquiétée pour rien. J'ai encore une fois pris plaisir à lire ces histoires de chats qui illustrent magnifiquement la force des liens qui unissent l'homme et l'animal et le format "récits brefs" était plutôt efficace. Bonus plus : ici encore, on voyage à travers le Japon.

samedi 6 avril 2024

HANBOK


Ça doit être lors de l'écoute d'un podcast BD que j'ai repéré cette BD qui a reçu le prix Révélation de l'ADAGP / Quai des bulles 2023. J'en avais juste retenu les mots Corée et talent (et le titre) mais c'était assez pour m'intriguer. Eh bien, étonnamment, mes librairies, et même la Fnac de mon quartier, ne l'avaient pas, j'ai dû me résoudre à la commander.

Le hanbok est un vêtement traditionnel coréen et si l'autrice, Sophie Darcq, l'a choisi comme titre de sa BD, c'est qu'il a une valeur hautement symbolique. C'est le seul souvenir qu'elles aient ramené de Corée, ses trois soeurs et elle, quand elles sont arrivées en France pour y démarrer leur nouvelle vie dans leur famille d'adoption. Sophie Darcq avait alors quatre ans. Vingt-quatre ans plus tard, en 2004, elle décide de partir en Corée avec l'une de ses soeurs sur les traces de sa famille biologique.

Sophie DARCQ

 

mercredi 3 avril 2024

LA TOUR


OU UN CHIEN À CHINATOWN

Repéré l'année dernière lors d'une LC enthousiaste entre Keisha, Je lis, je blogue et Ingannmic, et récemment dans une librairie qui avait mis un post-it "coeur" sur l'édition de poche, j'ai tout de suite su que je serais conquise par ce roman moi aussi.

Le titre ne le laissait pourtant pas présager et les premières pages encore moins alors que l'autrice, Doan Bui, nous faisait un tour d'horizon des projets d'urbanisation du 13e arrondissement de Paris dans les années 50, dont l'ambition était d'en faire la quintessence de "l'habitat moderne" et d'y attirer les familles de cadres supérieurs. Une entrée en matière plutôt rébarbative, mais pas inintéressante, et sous la plume alerte, pleine de drôlerie et d'ironie de l'autrice, j'étais déjà sous le charme. 

Doan BUI

 

vendredi 29 mars 2024

TRESS OF THE EMERALD SEA


( TRESS DE LA MER ÉMERAUDE )

De Brandon Sanderson, je n'avais lu jusqu'à présent qu'un roman court, L'Âme de l'empereur, faute de me sentir d'attaque pour ses séries pavéesques. Cette lecture ayant été un véritable coup de coeur, j'étais tout de même partante pour poursuivre avec Warbreaker, un pavé certes, mais un roman indépendant avant tout, donc sans risque de me retrouver liée à vie à une série. Puis l'annonce de la parution de quatre "romans secrets" écrits par Sanderson pendant le confinement, financés via le crowfunding et donc sans contrainte éditoriale, a éveillé ma curiosité. Parmi eux, le premier, Tress de la mer Émeraude, a particulièrement attiré mon attention. Je visualisais à ce moment-là une histoire façon La petite Sirène. Autant les voyages en mer ne me parlaient pas (à l'époque 😆), autant les intrigues fantasy-istes autour de peuples de la mer avaient toutes leurs chances de me séduire, étant férue de contes revus, détournés, revisités...

mardi 26 mars 2024

LE CYGNE ET LA CHAUVE-SOURIS


traduit du japonais par Sophie Refle

Depuis ma découverte de sa série avec le physicien, Keigo Higashino est un des rares auteurs que je lis assez régulièrement et dont je me réjouis à chaque fois des nouvelles parutions, et ce, malgré une ou deux déceptions (mais la perfection n'est pas de ce monde^^). Plus qu'un auteur chouchou, c'est un auteur doudou. Le lire est, pour moi, aussi confortable qu'enfiler des chaussons. Je ne suis pas spécialement friande de polars, mais avec lui, je sais que je vais passer un moment de lecture plaisir à essayer de démêler les noeuds de quelque mystère et qu'il ne manquera pas me surprendre au dénouement d'une intrigue plus subtile qu'il n'y paraît au premier abord.

J'étais particulièrement curieuse de ce thriller dont j'avais lu pas mal d'avis enthousiastes (Maggie, Dasola, Sacha, Alex-Mot-à-Mots...) quelques semaines à peine après sa parution.

jeudi 21 mars 2024

THE BOTTOMS


( LES MARÉCAGES )

Ça faisait longtemps que je voulais découvrir cet auteur américain, Joe R. Lansdale, mais plus à travers sa série Hap Collins et Leonard Pine dont les titres des tomes, tel Le Mambo des deux ours, étaient plutôt prometteurs. Puis, je ne sais plus où, j'ai cru comprendre que Les Marécages était un de ses romans incontournables. Je m'y suis donc plongée sur la foi de ces recommandations enthousiastes.

L'action se déroule au début des années 30 dans le Texas de l'Est, encore très imprégné des préjugés racistes du Sud des États-Unis. Le Ku Klux Klan domine. Les lynchages demeurent. Lorsque le jeune Harry, 13 ans, et sa soeur tombent sur le cadavre sauvagement mutilé d'une femme noire abandonné dans les marais, cela ébranle à peine leur petite communauté. Il s'agit probablement de l'oeuvre d'un de ces "ambulants", peut-être un règlement de compte entre Noirs.

Joe R. LANSDALE

 

samedi 16 mars 2024

CHARLIE CHAN HOCK CHYE - UNE VIE DESSINÉE


( THE ART OF CHARLIE CHAN HOCK CHYE )

traduit de l'anglais (Singapour) par Françoise Effosse-Roche

Repéré chez Jackie Brown, je n'ai pas résisté à son acquisition dès sa parution en France en 2017. J'ai bien sûr tardé à le lire et, bien sûr bis, trouvé en bibli à peine quelques mois plus tard. Dégoûtée, s'est ensuivie une longue période de bouderie, puis le livre a failli sédimenter au fin fond de ma PAL jusqu'à ce que Sunalee lance son challenge pour lequel cette BD était un parfait candidat. Un grand merci à elle donc de m'avoir enfin permis de la lire enfin !

La réalité plus sérieuse, c'est que ce pavé (328 pages qui pèsent peur poids) m'a fait un peu peur une fois que je l'ai eu en main. Foisonnant, touffu, j'avais l'impression que ça partait dans tous les sens. J'ai senti que ça allait me demander du temps, qu'il fallait que je sois prête à l'exploration.

mardi 12 mars 2024

LES FORCEURS DE BLOCUS


Je naviguais par temps calme sur une mer sans remous, cap vers LA Baleine, aka Moby Dick (encore à quelques milles), quand Violette me contacta pour savoir si elle pouvait passer par Les Forceurs de blocus de Jules Verne pendant la traversée. Inconnu au bataillon, je me plonge dans les journaux de bord modernes, aka le net : gros navire en couverture, les termes "traversée, équipage, péripéties maritimes" dans le résumé que je survole... No problemo, on est dans le thème.

J'allais reprendre ma course tranquillement quand ces mots me sautèrent aux yeux : "guerre de Sécession". Ah ? Jules Verne, c'est un traumatisme d'enfance, le souvenir d'une lecture obscure, pas très accessible ni sympathique, un abandon rapide, je n'étais pas près d'embarquer avec lui de si tôt, book trip ou non. Mais la guerre de Sécession, c'est une thématique à laquelle je résiste mal et j'étais curieuse de voir ce qu'un auteur français du 19e siècle, contemporain de cette guerre, aurait à en dire. L'occasion idéale de retenter Jules Verne ? 96 pages, c'était un court détour, pas trop de prise de risques. Allez, j'allais peut-être avoir une révélation finalement. J'ai donc rejoint Violette dans l'aventure, rapidement suivi de Claudialucia.

Jules VERNE

 

jeudi 7 mars 2024

TRUST


Mon rapport à l'univers de la finance, c'est un peu celui que j'avais avec les histoires en mer et de bateaux. Spéculation boursière, crise économique, marchés financiers, krach de 1929, inutile de les agiter sous mon nez pour m'appâter, ce sont des termes véritablement repoussoirs pour moi, aussi le titre et le résumé de ce roman de Hernan Diaz qui évoquait un magnat de la finance m'en avaient soigneusement tenue éloignée, et malgré son succès manifeste, je ne me suis pas trop attardée sur les billets le chroniquant. Certains ont toutefois fini par m'intriguer sérieusement en en soulignant la construction magistrale et c'est le coup de coeur d'une amie lectrice qui a achevé de me convaincre de le lire. Un coup de coeur pour un roman autour de l'univers de la finance, c'est possible, ça ? Il me fallait le vérifier par moi-même. Ça se trouve, j'allais adorer ça aussi maintenant et me lancer dans un nouveau book trip 😆.

Hernan DIAZ

 

lundi 4 mars 2024

Qui sera mon chouchou cette année (et demie) ?


Un nouveau challenge qui n'en est pas vraiment un, ludique et sur une durée assez longue pour qu'on puisse s'y frotter en toute détente ?

C'est le challenge "Lisez votre chouchou" proposé par Géraldine et qui court de mars 2024 à août 2025.

jeudi 29 février 2024

POUR MOURIR, LE MONDE


Paraît-il (sources fiables) que Presqu'îles du même auteur, Yan Lespoux, est un pur régal. Je ne l'ai pas lu, mais étant plus roman que nouvelles, je me suis risquée laissée aller à la curiosité de ce nouveau talent confirmé sur la scène littéraire française en commençant par son roman. Je n'avais aucune idée du thème quand on se l'est programmé en LC avec Stéphanie quelques semaines avant ma lubie du Book trip en mer, mais finalement, c'est très bien tombé !^^

Le titre au départ ne m'inspirait rien, il me rebutait même, c'est donc plutôt inquiète que j'ai embarqué, mais éclairé par le poème en exergue et remis dans ce contexte, je l'ai finalement trouvé très beau et on ne peut mieux choisi !
Rapidement, j'ai été gagnée par l'esprit d'aventures en mer porté par ce roman historique qui nous ancre sur la côte du Médoc au 17e siècle, ce que j'ai trouvé particulièrement original, d'autant plus qu'à l'époque, la région n'était pas moins dépaysante, sauvage, primitive même, et déconcertante (autres temps, autres moeurs) que certaines contrées exotiques que nous aurons également l'occasion d'explorer dans cette épopée pleine de détours et de surprises.

Yan LESPOUX

 

dimanche 25 février 2024

TU PARLES COMME LA NUIT


traduit de l'espagnol (Venezuela) par Alexandra Carrasco

Extrait de la quatrième de couv :
"En 2018, comme plus d'un million de ses compatriotes, une jeune Vénézuélienne fuit son pays ravagé par la crise économique. Exilée en Colombie, dans la banlieue de Bogotá, la voici dans la peau de l'étranger démuni et rejeté. S'identifiant au personnage K du Château, dans un monde où rien ne lui est rassurant ni compréhensible, c'est à travers des lettres adressées à Kafka qu'elle parvient à dépasser son expérience."

C'est le sujet qui m'a attirée d'emblée, celui de l'exil, encore une thématique qui me parle, et j'étais d'autant plus intéressée qu'il touchait cette fois à ce qu'on a appelé l'une des pires crises migratoires d'Amérique du Sud sans toutefois que sa médiatisation ne m'ait franchement marquée, peut-être trop éloignée géographiquement. Sur la diaspora vénézuélienne, j'avais beaucoup à apprendre et ce court roman m'en a donné l'occasion. Je l'ai saisie.

Vaitiere ROJAS MANRIQUE

 

mercredi 21 février 2024

LE JOURNAL DE GURTY - TOME 12


VACANCES À PARIS

À la publication de ce billet, moi, ce sera vacances en Grèce, plus dépaysant que Paris où je vis et travaille.^^ Cela dit, cela m'intéresse et m'amuse toujours de lire ce que les auteurs, dessinateurs, touristes, expats et même Parisiens ont à dire sur Paris.
Quant à Gurty, c'est toujours du divertissement garanti, j'y retourne avec plaisir. Je ne me les fais pas tous (d'ailleurs je n'ai lu que le tome 1 😆), mais c'est l'idéal pour les envies de lecture-détente, et ces vacances à Paris étaient irrésistibles pour moi avec la curiosité du traitement de la thématique parisienne par l'auteur, Bertrand Santini.

Gurty est une petite chienne rigolote qui tient un journal. Il y a un côté Le petit Nicolas dans le ton et l'esprit de cette série qui me plaît beaucoup, avec quelques réflexions très justes sous couvert à la fois de naïveté et d'ironie, et l'imagination de ce qui se passe dans la petite tête de cet animal avec son interprétation du monde qui l'entoure.

dimanche 18 février 2024

AYA DE YOPOUGON - TOME 8


Avec quel enthousiasme j'avais accueilli la parution du tome précédent, assez inespérée après bien dix ans à (ne plus) l'attendre ! La découverte de l'existence de ce tome-ci en fin d'année m'a tout aussi mise en joie. La série est donc bien repartie, chouette !

Très pratique, le récapitulatif des événements à travers la présentation des personnages en début d'album m'a permis de me remettre l'intrigue en tête. C'est qu'il y a tellement de sous-intrigues qu'un rappel de la situation en cours n'est pas du luxe.

C'est toujours un plaisir de retrouver l'univers d'Aya, la Côte d'Ivoire, la verve de l'auteure, Marguerite Abouet, les couleurs vives et chaleureuses du dessinateur, Clément Oubrerie. D'ailleurs, pour combattre la grisaille, cette série est une chromothérapie très efficace.^^

jeudi 15 février 2024

LUNE DE PAPIER


traduit du japonais par Sophie Refle

De l'autrice, Mitsuyo Kakuta, j'avais beaucoup aimé La Cigale du huitième jour qui m'avait frappée par la justesse du ton et du rythme de l'intrigue. J'avais aimé la fluidité du récit et ce soin tout japonais pour raconter une histoire. J'étais donc ravie de retrouver tout ce qui m'avait plu chez elle ici, dans une intrigue où elle a pourtant su se renouveler.

Ici, nous avons encore une femme en cavale, non pas pour avoir enlevé un bébé comme dans le roman précédent, mais pour avoir mis en place une escroquerie de grande ampleur : rien moins qu'un détournement de fonds (une somme colossale) dans la banque où elle travaillait. Enfin, en cavale, pas vraiment, mais Rika a dû fuir le Japon et se terrer en Thaïlande où débute l'intrigue. Elle n'est pas non plus gangster dans l'âme comme on pourrait le penser, mais les circonstances l'ont amenée, presque à l'insu de son plein gré comme on ne dit pas, à commettre des malversations. 

lundi 12 février 2024

SAMBRE : RADIOSCOPIE D'UN FAIT DIVERS


"Durant trente ans, dans le nord de la France, des dizaines et des dizaines de femmes sont agressées sexuellement ou violées au petit matin le long de la Sambre. Elles portent plainte. Mais elles ne sont pas toujours crues. Et pendant longtemps, personne ne fait le lien entre ces viols. En février 2018, "le violeur de la Sambre" est (enfin) arrêté. C'est un monsieur tout le monde, père de famille et ouvrier apprécié de son entourage. Comment a-t-il pu commettre autant de crimes, aussi longtemps, sur un si petit territoire, sans jamais être inquiété ? C'est par cette question que la journaliste Alice Géraud débute son enquête."

Repéré sur la blogosphère qui l'a rapidement hissé au rang d'incontournable, j'ai mis du temps à me lancer dans ce livre car je pressentais que cette lecture pourrait bien me mettre dans tous mes états et je craignais d'être très énervée tout le long. Ça a été le cas, sans grande surprise. Et je le hisse à mon tour au rang de lecture indispensable.

Alice GÉRAUD

 

samedi 10 février 2024

NOS MONDES PERDUS


Un album de Marion Montaigne, c'est, pour moi, la garantie d'un excellent moment de lecture avec hyène hilare au rendez-vous. Quasi incontournable donc ! Surtout depuis que j'ai lu Dans la combi de Thomas Pesquet qui m'a tellement appris sur le quotidien des astronautes et grâce auquel j'aurai bien ri ! Quand j'ai découvert la parution de ce titre et sa disponibilité en prêt numérique, je lui ai littéralement sauté dessus ! Une BD sur les dinos à la sauce Montaigne, c'était complètement irrésistible ! J'étais très curieuse de son traitement de cette thématique. Et cette couverture était franchement prometteuse (la tête de ces dinos 😄) !

Las (oui, j'annonce la couleur tout de suite), Nos mondes perdus m'a un peu perdue...

Alors oui, le fil rouge dino est là. Tout commence en 1993 à la sortie du film "Jurassic Park" qui ne manque pas d'impressionner Marion Montaigne, 13 ans à l'époque.

mercredi 7 février 2024

ULTRAMARINS


Celles et ceux qui auront lu Les Naufragés du Wager de David Grann se souviendront que le départ du navire s'est confronté à diverses difficultés et qu'il a mis un peu de temps avant de vraiment quitter les quais.

Mon départ pour le Book Trip en mer ressemble un peu à ça, une sorte de faux départ, mais me voilà tout de même sur les flots. Un départ raté parce que voilà, je suis infoutue de dire ce que j'ai lu, de ce qu'il aurait fallu comprendre ou retenir de cette lecture.

À bord d'un cargo marchand qui traverse l'Atlantique à destination des Antilles, l'équipage décide un jour, parce que ça leur prend comme une envie de, euh, se baigner, de s'offrir une baignade en pleine mer. La commandante leur accorde cette récréation qui est tout de même une entorse au règlement, mais n'y participe pas elle-même, préférant se perdre dans ses pensées. 

Mariette NAVARRO

 

dimanche 4 février 2024

BRANDEBOURG


traduit de l'allemand par Rose Labourie

Malgré l'excellent souvenir que je garde de L'ultime question de Juli Zeh lu il y a un moment (quinze ans ! 😱), je ne suis pas revenue à cette autrice depuis. Peut-être la crainte de ne pas être aussi enthousiasmée par ses autres romans. 
J'ai fini par répondre à l'appel de ce livre qui se présentait, résumé très brièvement, comme une histoire de voisinage. Ah ça, c'est une thématique qui me parle énormément ! J'aime assez ces contextes de petites communautés qui vivent quasi en vase clos et où l'on observe le quotidien et les interactions entre voisins, leurs querelles, les conflits, les embrouilles, les rivalités, les petits secrets mais aussi les élans de solidarité qui les soudent entre eux. C'est évidemment plus palpitant encore quand tout cela préfigure un meurtre, façon whodunit, mais même sans meurtre, je me régale vraiment de ce genre d'ambiance. 
On a encore mieux ici d'ailleurs, car c'est une véritable partie d'échecs pleine de suspense qui se déroule sous nos yeux entre les villageois avec, en jeu, un projet de parc éolien qui pourrait rapporter gros à son propriétaire. Qui sera-t-il ? 

jeudi 1 février 2024

TOUT LE MONDE N'A PAS LA CHANCE D'AIMER LA CARPE FARCIE


... ou la cuisine ashkénaze, une cuisine que l'autrice, Élise Goldberg, assume d'emblée comme peu sexy (oignons à gogo, genoux de veau, cou farci - là je me suis dit, tiens il y a une coquille, il manque le "h", mais non, c'est bien du cou (de poulet) farci). En réalité, c'est une cuisine authentique, conviviale, familiale, transmise de génération en génération, qui a du corps, du coeur, voire une âme.

Rien que le titre m'aurait attirée dans ses filets, thème cuisine oblige, mais Aifelle, chez qui je l'ai repéré, me l'a rendu encore plus incontournable en le décrivant comme un "récit où se côtoient l'humour, la légèreté, la tendresse, mais aussi la mélancolie et le drame. Lorsque l'on est issue de branches maternelle et paternelle juives de Pologne, les tragédies ne manquent pas."
Je me réjouissais de cette lecture qui avait tout pour me séduire : cuisine ashkénaze, langue yiddish, plongée dans une culture où j'avais beaucoup à apprendre, témoignages d'un drame historique à travers l'histoire familiale.

Élise GOLDBERG

 

lundi 29 janvier 2024

L'INCROYABLE MADEMOISELLE BANG !


Pfff, mais je n'ai pas grandi dans ma tête ! 😂

Repérée au rayon jeunesse de ma bib' en décembre, j'ai été irrésistiblement attirée par la couverture de cette BD et en la feuilletant, j'ai été complètement sous le charme des dessins qui ciblent assez clairement les enfants (de 6 ans et + indique le site de l'éditeur 😂) (mais ça passe pour les adultes aussi. Si si !). Un album coréen en plus ! Avec cette mention en début d'ouvrage :
"L'incroyable Mademoiselle Bang est librement adapté d'un court roman anonyme coréen, probablement écrit au XIXe siècle : Bang hallim jeon."

Là, je ne pouvais rater l'occasion de découvrir une histoire qui faisait partie du folklore coréen et qui semblait bourrée d'humour et de malice. Je l'ai embarquée sans hésitation !

PARK Yoon-sun

 

jeudi 25 janvier 2024

ANNIE MUKTUK ET AUTRES HISTOIRES


traduit de l'anglais (Canada) par Daniel Grenier

C'est la couverture qui m'avait attirée en premier lieu chez Ingannmic. L'illustration est l'oeuvre de l'artiste nunavutoise Annie Pootoogook (1969-2016).
Un roman (enfin, recueil de nouvelles) inuit sur les Inuit, c'est toujours bon à noter si on s'intéresse quelque peu à cette thématique, mais j'étais assez partagée au début. Les histoires sur les Inuit sont souvent un peu tristes et glauques dans le fond, évoquant leur misère, leur mal-être et l'alcoolisme lié. Bref, il faut avoir envie d'y (re)plonger. Ceci dit, j'ai principalement lu sur les Inuit du Groenland et j'étais tout de même très intéressée par ces récits sur les Inuit du Canada par une autrice, Norma Dunning, elle-même Inuit. La fraîcheur et la modernité de l'illustration de la couverture laissaient par ailleurs présager une approche et un esprit assez différents de ce que j'avais lu sur le sujet jusqu'à présent.

Norma DUNNING

 

samedi 20 janvier 2024

THE BOOK OF FORM AND EMPTINESS


( LE FARDEAU TRANQUILLE DES CHOSES )

Je garde un excellent souvenir d'En même temps, toute la terre et tout le ciel, aussi ça faisait un moment que je guettais une prochaine parution de l'autrice, Ruth Ozeki, ordonnée nonne zen en 2010 (ça m'a toujours impressionnée). J'aurais patienté dix ans. Tout vient à point à qui sait attendre (j'ai peut-être des dispositions pour devenir nonne zen 😆).

Inutile de ménager le suspense. J'ai pris beaucoup de plaisir à retrouver la plume et l'univers de celle que j'avais rebaptisée "ma Murakami" il y a dix ans. À l'époque, elle était comparée à cet autre auteur chouchou. Ses romans ne sont pas exactement dans la même lignée à mon sens (elle est par ailleurs Nippo-Américaine, de père américain et de mère japonaise - on sent son attachement à ses racines nippones, le style de ses livres est toutefois autre, assez unique d'ailleurs), mais on y retrouve l'originalité d'une intrigue peu conventionnelle qui peut partir en délire tout en étant parfaitement maîtrisée et plus profonde qu'il n'y paraît. Tout ce que j'aime ! Mais bon sang, ce que c'est difficile à résumer ce genre d'histoires !

mardi 16 janvier 2024

L'HOMME QUI MIT FIN À L'HISTOIRE : UN DOCUMENTAIRE

 
( THE MAN WHO ENDED HISTORY :
            A DOCUMENTARY )

traduit de l'anglais (États-Unis) par Pierre-Paul Durastanti

Ça faisait un moment que je voulais lire Ken Liu, mais j'ai longtemps hésité sur le choix du livre. N'étant pas très nouvelles, j'ai voulu me rabattre sur ses romans SF presque tout autant plébiscités, mais devant l'ampleur de la bête (une tétralogie regroupant des tomes de 1000 pages), je me suis mise à recontempler ses nouvelles.😆 Bah, La Ménagerie de papier, ça sonne plutôt bien, non ? Et L'homme qui mit fin à l'histoire, quel titre intrigant ! La bataille se jouait entre les deux. Le premier étant un gros recueil, malgré son attrait, j'ai préféré opter pour la novella. Après tout, il vaut mieux être prudent. Je n'avais jamais lu l'auteur, ça se trouve, on ne matcherait pas. Et, argument décisif ultime, c'était celui qui était disponible en bibli. Des fois, il faudrait commencer au plus simple, on se triturerait moins les neurones.

Bref, me voilà m'embarquant sans trop savoir à quoi m'attendre. Ce qui était sûr, c'est que j'imaginais du grandiose type vertige tout le long et claque révélation à la fin.

Ken LIU

 

dimanche 14 janvier 2024

Défi Lecture 2024

 
Finalement je me rembarque bien dans le Défi Lecture du très sympathique groupe FB du même nom, mais plus qu'un défi, c'est surtout une façon de lister les livres de mes PAL et LAL qui me tentent actuellement et que j'aimerais bien caser cette année, ainsi que deux-trois tentations de la rentrée littéraire d'hiver qui ont attiré mon oeil. Cette dernière m'intéresse davantage que celle de septembre parce qu'elle fait moins tout un foin.😆 Elle se laisse regarder plus posément disons.

jeudi 11 janvier 2024

QU'EST-CE QU'UN HOMME SANS MOUSTACHE ?


traduit du croate par Marko Despot

Je m'étais tellement régalée avec Miracle à la combe aux aspics du même auteur, Ante Tomić, qu'il me tardait qu'un autre de ses romans soit traduit en France. Repéré parmi les acquisitions récentes de ma bibli dès avril, j'ai tout de même dû attendre la fin d'année pour pouvoir mettre la main sur ce roman paru en mars 2023. Quelle jubilation quand j'ai enfin pu l'emprunter ! Que d'attentes j'en avais ! Me revenait en mémoire l'écriture savoureuse, furieusement loufoque et tendre à la fois du roman précédent, avec ses personnages hauts en couleur et leur verve gouailleuse, ses situations foutraques et ses rebondissements ébouriffants, un roman aussi efficace qu'un shot d'oxygène euphorisant combiné à du gaz hilarant. 

Las, dans ce roman-ci, la sauce n'a pas vraiment pris.

mardi 9 janvier 2024

PRINCESSE BARI


traduit du coréen par Choi Mikyung et Jean-Noël Juttet

J'hésite à résumer cette histoire dont on trouvera de toute façon toute bonne présentation sur le net, car je l'ai abordée sans rien en savoir, juste sur la foi de l'auteur, Hwang Sok-yong, dont j'avais beaucoup apprécié l'écriture dans Shim Chong, fille vendue. Je savais juste que, tout comme dans ce dernier, l'auteur s'était appuyé une fois de plus sur une ancienne légende coréenne pour raconter une histoire ancrée dans notre temps et notre réalité, et pour moi, côté Corée, c'était un sacré jackpot d'avoir l'ancien et le moderne réunis en une histoire.

La bonne surprise, c'est que l'histoire contemporaine est celle d'une jeune fille née en Corée du Nord dans les années 80. Ce livre s'est donc présenté comme une aubaine pour en apprendre encore davantage sur cette région du monde et son histoire dont j'ai pour l'instant assez peu lu.

samedi 6 janvier 2024

OF MICE AND MEN


( DES SOURIS ET DES HOMMES )

De Steinbeck, je n'ai lu qu'À l'est d'Éden, mais il y a si longtemps que je n'en ai aucune trace sur aucun blog (et que je doute même que ce soit bien celui-là que j'ai lu 😅). Mon souvenir en est vague, mais il ne me semble pas avoir adoré au point de faire de Steinbeck un auteur incontournable dont il fallait absolument que j'explore les autres oeuvres. J'avais tout de même en projet Les Raisins de la colère, un autre de ses romans cultes, mais je n'ai pas encore eu le déclic pour me lancer.
Et puis Des souris et des hommes a commencé à s'imposer à moi suite à son adaptation par Rébecca Dautremer en un bel album illustré qui a recueilli beaucoup d'enthousiasme. J'ai réalisé que l'histoire originale avait touché plusieurs lecteurs de ma connaissance. Il me fallait donc combler cette lacune littéraire. Le titre était par ailleurs assez intrigant pour me motiver. Je ne m'attendais pas à ce que ce soit un texte aussi court, 120 pages. Ça m'a arrangée quelque part. 😁

John STEINBECK

 

mercredi 3 janvier 2024

Book Trip En Mer - Février-Novembre 2024


Nouvelle lubie suite à ma lecture récente des Naufragés du Wager de David Grann qui m'a réconciliée et véritablement passionnée pour les récits en mer : un book trip en mer.

Au programme, des histoires en mer, de marins, de pirates, et par extension, d'îles désertes puisque souvent, les deux sont liées. Je ne m'étends pas sur la thématique, mais pour éclaircir certaines zones d'ombres, cela inclut également les expéditions vers les pôles, les pêcheurs en haute mer... On pourrait résumer par "littérature maritime". Romans, récits, essais, BD, toute embarcation est bonne pour faire cette traversée. Classiques, romans historiques, polars, thrillers, SF, fantasy, littérature générale, le voyage se fera par tous les vents !

lundi 1 janvier 2024

2023 en bref et prévisions 2024


Et c'est reparti pour un petit check-up annuel (côté livres) !
Comme je l'explique chaque année, j'aime les bilans chiffrés parce que, personnellement, ça me donne un bon indicateur de ma santé livresque.