mercredi 16 septembre 2026

TEAM BUILDING


Un petit craquage en librairie dans la charmante collection Nagori des nouvelles Éditions ActuSF alors que je revenais moi-même d'un team building éprouvant sous canicule.

Le pitch a immédiatement fait écho en moi :
"Chez Zénage, entreprise de produits ménagers, des changements se profilent. 
Pour marquer ce tournant, l'équipe commerciale est convoquée à un team building censé renforcer la cohésion et préparer l'avenir.
[S'ensuit la présentation des membres de l'équipe au nombre de six dont...] René, à vingt-trois jours de la retraite, qui coche les cases dans le calendrier accroché dans ses toilettes et qui se moque éperdument de ce qui se trame."
[ça promettait du bidonnage tout le long, ce qui a grandement participé à mon craquage]

Katia LANERO ZAMORA

 

dimanche 13 septembre 2026

CAUCHON... OU L'HOMME QUI TUA JEANNE D'ARC


Aaah ce magnifique album, imposant sur les étals, n'a pas manqué attirer mon oeil, et quand j'ai vu que Xavier Dorison était aux commandes, il me le fallait de suiiiite ! 

Avec Louis-David Delahaye, co-auteur, il aurait pu ajouter sa pierre à l'édifice consacrée à Jeanne d'Arc à travers déjà des milliers de livres et de bandes dessinées, ainsi que des centaines de films, mais - et c'est l'originalité de cet album - il a choisi de se pencher sur le personnage de Pierre Cauchon, romanesque à souhait.

"Il y a des millions de Jeanne d'Arc [...] mais un seul Cauchon, un seul salaud. Il est et restera une incarnation monolithique. Un tueur de vierge, de sainte, de guerrière, d'icône." David Glomot, agrégé, docteur en histoire médiévale.

jeudi 10 septembre 2026

LE CAPITAINE FANTÔME

 
SUR LA MER, VERS LE PASSÉ

traduit du finnois par Taina Tervonen

"À la croisée du Grand Marin de Catherine Poulain et des Naufragés du Wager de David Grann..." clame la quatrième de couv.
Du Wager, du Grann, les éditions Marchialy, une autrice finlandaise (en la personne de Katariina Vuori) et une enquête historique ? N'en jetez plus ! Ma barque était chargée du nécessaire le plus enthousiasmant pour partir en quête de Fridolf Höök, capitaine utopiste, chasseur de baleines et explorateur finlandais au destin tragique, pour lequel l'autrice a développé une véritable fascination au hasard d'une lecture.

Pour situer le contexte, un petit cop/col du début du résumé de l'éditeur, enrichi de quelques commentaires personnels.

Katariina VUORI

 

jeudi 3 septembre 2026

JOURNAL INQUIET D'ISTANBUL - TOME 2


(2007-2017

traduit du turc par Yiğit Bener

Deuxième volet d'une trilogie, je tiens le bon bout, le tome 1 ayant été lu il y a trois ans ! Quelle joie de retrouver ici l'auteur, Ersin Karabulut, dont on suit le parcours d'artiste et de citoyen lambda avec, en toile de fond, l'évolution de la Turquie sur ces quatre dernières décennies.

Ce qui m'a frappée ici, c'est son sens de l'humour, son grand sens de la dérision, sans manquer pour autant de profondeur ni de gravité. Il m'avait semblé plus factuel au tome 1 même si c'était déjà savoureux.
La façon dont il se met en scène ici m'a régalée. Il n'hésite pas à se représenter fragile, légèrement peureux (mais vu les circonstances, on le serait à moins et je l'ai en fait trouvé très courageux, vu le contexte), il est très loin de se donner le beau rôle et c'est assez drôle, tout en étant glaçant.

samedi 29 août 2026

JUSTE APRÈS LA VAGUE


Le récent billet d'Anna Kronik m'a remis en mémoire ce roman de Sandrine Collette qui, non seulement, rentrait dans la thématique maritime, mais me tentait assez pour ENFIN découvrir la plume de cette autrice réputée.

Un volcan s'est effondré dans l'océan, provoquant une vague titanesque qui a recouvert une partie du monde. Pata, Madie et leurs neuf enfants font partie des rescapés. Leur maison, perchée en haut d'une colline, les a épargnés du raz-de-marée. Mais plus pour très longtemps. Six jours après la catastrophe, les secours n'arrivent toujours pas, la nourriture se raréfie et pire... l'eau recommence à monter. Il leur faut partir de leur île au plus vite et tenter de rejoindre les hautes terres. Mais leur barque ne peut tous les contenir. Il va falloir choisir entre les enfants...

Ah c'est violent ! me suis-je exclamée avec un petit rire de soulagement en lisant le dernier paragraphe.