traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly
J'ai profité de la LC de février pour enfin lire ce fameux László Krasznahorkai. Au départ, c'était Guerre & guerre, en projet de longue date, que je voulais caser, mais j'ai dû composer avec les dispos de ma bibli, et ma foi, un petit tango endiablé me semblait plutôt de bon augure.
Le résumé en tout cas me parlait bien. Le cadre est une vaste ferme collective à l'abandon au coeur de la grande plaine hongroise, où végètent encore quelques habitants qui n'osent pas ou plus "quitter cette contrée sinistrée pour aller chercher fortune ailleurs". Ils s'épient et complotent les uns contre les autres, lorsqu'une rumeur annonce le retour de deux personnages que l'on croyait morts. La nouvelle bouleverse ces êtres en manque de perspective.
"Farce noire teintée d'ironie", ça, ça avait clairement tout pour me plaire, mais je n'avais pas fait attention, quelques lignes plus loin, à l'évocation d'un "voyage poétique peuplé de solitude et de mélancolie". Gros red flag pour moi.



