samedi 18 avril 2026

MARCIE - TOME 1


LE POINT DE BASCULE

Je précise "tome 1" car c'est ainsi que le présente l'éditeur sur son site, mais rien sur la couverture ou à l'issue de la lecture de cette BD ne laissait présager qu'il s'agissait d'une série.

Caroline, la cinquantaine, vient de se faire licencier. Le coup est dur, surtout que tout ce qu'elle trouve pour rebondir, ce sont des enquêtes de rue, un boulot dans lequel elle trouve peu de sens, sans compter que la plupart des gens l'ignorent royalement. Ce coup du sort est peut-être l'occasion de se lancer dans ce qu'elle a toujours voulu faire : détective privé ! L'occasion aussi de renouer avec sa véritable identité, Marcie Bangor. Boostée par sa fille de 16 ans, elle parvient à se faire embaucher comme stagiaire chez le détective Dulac.

Cati BAUR

 

mardi 14 avril 2026

BABEL


OR THE NECESSITY OF VIOLENCE

et encore sous-titré (je ne reprends ici que la traduction française pour faire court) "Histoire secrète de la révolution des traducteurs d'Oxford".

Soufflée par Yellowface qui m'avait convaincue des talents de l'autrice, R.F. Kuang, je n'ai pas hésité une seconde quand j'ai réalisé que c'était elle qui était derrière Babel, ce pavéesque roman multiprimé que je voyais partout à un moment et qui semblait ne récolter que des avis enthousiastes. C'est que les deux romans sont dans deux genres totalement différents et j'étais curieuse de voir R.F. Kuang à l'oeuvre dans la catégorie fantasy - fantasy historique même, pour être plus précise.

L'intrigue se déroule dans l'Angleterre des années 1830 dont l'économie et la puissance coloniale reposent sur la production et l'usage de barres d'argent magiques qui fonctionnent grâce à l'appariement subtil d'un mot et de sa traduction dans une autre langue.

samedi 11 avril 2026

LA GROSSE PRINCESSE PÉTRONIA


traduit de l'allemand par Paul Derouet

Un achat compulsif autour de 2020-2021 si j'en crois la date de parution. Je ne me souviens plus bien des circonstances de l'acquisition de cette BD, mais il y a fort à parier que la référence évidente et parodique au Petit Prince y est pour quelque chose. Et pour cause, Pétronia, une princesse frustrée et bougonne, serait sa cousine (un brin envieuse du cousin). Elle aussi vit seule sur une planète, mais une planète minuscule, où rien ne pousse. 

Depuis ce point d'observation inconfortable, elle nous livre ses réflexions sarcastiques sur son monde, des observations issues d'une imagination débridée et vagabonde.

Katharina GREVE

 

mardi 7 avril 2026

TOUTES LES ÉPOQUES SONT DÉGUEULASSES

 
Laure Murat a l'art et la manière d'explorer des thématiques qui ne peuvent que me parler en tant que lectrice. J'avais déjà fortement apprécié son essai Relire qui enquête sur le pourquoi du comment de nos relectures, et je ne doutais pas que ce très court essai d'une cinquante de pages rebondissant sur la polémique autour de la récriture des oeuvres classiques ou cultes jugées gênantes sous le prisme de notre époque, ne manquerait pas de me combler (spoiler alerte : mon intuition était bonne^^).

J'étais déjà séduite et convaincue par ce titre formidable, un rien provoc, Toutes les époques sont dégueulasses, formule empruntée à Antonin Artaud pour illustrer le fait que "fatalement, le siècle prochain éprouvera un malin plaisir à débusquer nos aveuglements actuels".

Commençons par mon positionnement dans ce débat :

mercredi 25 mars 2026

MONA L'IA


L'IA PEUT-ELLE ÊTRE CRÉATIVE ?

Une question brûlante à l'heure où les images, vidéos, musiques et même oeuvres littéraires générées par l'IA ont commencé à surgir dans notre quotidien, nous bluffant et/ou nous indignant par leur réalisme et leur similitude à s'y méprendre avec des créations humaines.
J'avoue que les questions autour de l'IA ne m'ont jamais vraiment interpelée ou inquiétée, d'abord parce que quand on crie sans cesse au loup ou qu'on en fait des caisses autour d'un phénomène, ça me fatigue, je préfère attendre que les ardeurs se calment, ensuite, c'est une avancée technologique comme une autre, qui a forcément ses bons comme ses mauvais côtés, mais ça, ça a toujours été. C'est d'ailleurs le premier ouvrage que je lis sur le sujet, mais j'ai difficilement résisté au titre, à sa question ouverte et à la couverture qui, je trouvais, seraient du plus bel effet dans ma bibliothèque (j'ai toujours aimé les revisites de la Joconde^^).