(2007-2017)
traduit du turc par Yiğit Bener
Deuxième volet d'une trilogie, je tiens le bon bout, le tome 1 ayant été lu il y a trois ans ! Quelle joie de retrouver ici l'auteur, Ersin Karabulut, dont on suit le parcours d'artiste et de citoyen lambda avec, en toile de fond, l'évolution de la Turquie sur ces quatre dernières décennies.
Ce qui m'a frappée ici, c'est son sens de l'humour, son grand sens de la dérision, sans manquer pour autant de profondeur ni de gravité. Il m'avait semblé plus factuel au tome 1 même si c'était déjà savoureux.
La façon dont il se met en scène ici m'a régalée. Il n'hésite pas à se représenter fragile, légèrement peureux (mais vu les circonstances, on le serait à moins et je l'ai en fait trouvé très courageux, vu le contexte), il est très loin de se donner le beau rôle et c'est assez drôle, tout en étant glaçant.


