samedi 7 février 2026

VIERGES


UNE FOLLE HISTOIRE DE LA VIRGINITÉ

Une BD qui annonçait une énième plongée dans les conditions des femmes, le patriarcat, le féminisme... Je n'avais pas forcément envie de cette immersion qui, par moment, me lasse, mais bon, elle était estampillée coup de coeur de ma bibli, coup de coeur du Prix des Droits des Femmes (créé en 2024), l'humour semblait au rendez-vous et la question centrale "pourquoi la virginité est-elle si importante dans l'Histoire et dans la plupart des cultures ?" méritait réponse tout de même. J'ai fini par céder à la curiosité.^^
Surtout que je suis une personne nourrie et élevée au bon grain des idées reçues et tout comme l'autrice, "je croyais que l'hymen était le signe ultime de la virginité", ce que (spoiler alert) cette enquête pleine de rebondissements surprenants va démentir. De même, il ne m'était jamais venu à l'idée de questionner comment les 70 vierges du paradis le restaient (mais j'avoue que je n'y pense jamais).

Élise THIÉBAUT

 

mardi 3 février 2026

CHEVAL


Repéré en bibliothèque, c'est un peu tout qui m'a irrésistiblement attirée : la couverture, qui semblait gentiment se jouer de nous avec son dessin enfantin, le titre, comme sorti de nulle part, sans lien apparent avec l'illustration, le tout aux éditions Do dont le catalogue m'avait déjà intriguée au cours de mes dérives bloguesques. L'occasion idéale de les découvrir enfin !

Un coup d'oeil à la quatrième de couv et j'étais ferrée :
" "J'avais acheté cette maison car elle n'était pas chère, pas chère du tout, et je l'avais achetée malgré l'aspect inquiétant qu'elle aurait pu offrir aux passants, s'il y en avait eu, mais il n'y en avait pas."

Cheval, ça se passe à la lisière d'une ville. Il y a une maison, qui n'a pas la forme exacte d'une maison. Le jour, on va travailler.

Julie BOUDILLON

 

samedi 31 janvier 2026

NI VU, NI LU


Mon dernier billet d'une lecture de 2025 ! Petit moment de satisfaction personnelle.:)

"Comme son titre l'indique, [cette BD] propose de découvrir les livres et les films [et séries ou émissions TV...] marquants de notre culture à travers de courtes chroniques, d'autant plus pertinentes que le narrateur n'a ni vu ni lu les films et les livres en question."

L'idée est amusante, surtout que je visualisais bien en effet ces gens qui émettent des avis sur un film ou un titre sans l'avoir ni vu, ni lu (d'où le titre 😉). D'ailleurs, je me demande si je n'en fais pas partie, pour certains films ou livres au sujet desquels j'ai de forts préjugés que je ne saurai jamais démentir puisqu'il est entendu que je ne lirai ou verrai jamais ces oeuvres.😅

Jean-Christophe MAZURIE

 

mardi 27 janvier 2026

LES DOIGTS ROUGES


traduit du japonais par Sophie Refle

C'est, si je ne me trompe, la première enquête de l'inspecteur Kaga que j'ai eu le plaisir de découvrir dans Le Nouveau et de retrouver dans Les Sept Divinités du bonheur de Keigo Higashino, un de mes auteurs japonais chouchous. Enfin, plus qu'un auteur chouchou, c'est un auteur doudou. Le lire est, pour moi, aussi confortable qu'enfiler des chaussons et la garantie d'un moment de lecture plaisir à essayer de démêler les noeuds de quelque mystère dans une intrigue plus subtile qu'il n'y paraît au premier abord.

Le roman s'ouvre sur un drame familial, une affaire tragique et sordide. Dès les premiers chapitres, on connaît le coupable. Un adolescent à problèmes un peu trop couvé par sa mère qui fera tout pour couvrir son crime, le meurtre d'une petite fille (ce n'est quand même pas rien, d'autant plus qu'il pourrait y avoir derrière des pulsions inavouables).