vendredi 29 octobre 2021

IVRE DU JAPON


IVRE DU JAPON

Japon + couverture très nishienne, j'ai quasiment sauté sur ce manga quand je l'ai aperçu en librairie dans une caisse, en attente d'être rangé en rayon. 

C'est toujours un immense plaisir de retrouver J.P. Nishi, ses dessins, son humour, son sens de la dérision (et de l'autodérision). Je me régale à chaque fois et la hyène hilare est toujours au rendez-vous ! Après lui-même, puis son fils, c'est au tour de sa femme, Karyn Poupée (journaliste et auteure française), de faire l'objet d'un album.

Cette fois-ci, c'est donc l'histoire et le témoignage d'une Française passionnée du Japon qui a tout fait pour pouvoir y vivre et qui nous fait donc part de son expérience, de ses impressions et de son amour pour le Japon, avec quelques parenthèses sur sa vie de couple et de parent avec l'auteur, au Japon et lors de quelques séjours en France.

mardi 26 octobre 2021

LA CIGALE DU HUITIÈME JOUR


LA CIGALE DU HUITIÈME JOUR

traduit du japonais par Isabelle Sakaï

Une femme en cavale après avoir enlevé un bébé... Des vrais liens qui se tissent et se renforcent progressivement entre cette petite fille et cette femme malgré la peur et l'insécurité ambiantes...
Un achat qui date, une impulsion, peut-être motivée par la mention "succès au Japon", je ne sais plus, en tout cas, au fur et à mesure que le temps passait, ça me disait de moins en moins. J'ai fini par me décider à sortir ce roman de ma PAL cette année pour l'en débarrasser. Et en fin de compte, ce fut une très agréable surprise !

Au début, on a donc cette histoire d'enlèvement que j'ai suivie sans trop savoir où cela allait me mener et sans presque trop m'y intéresser, mais très vite, on se pose des questions sur le passé de cette femme, et surtout sur l'issue de cette cavale. 

KAKUTA Mitsuyo

 

samedi 23 octobre 2021

HOMO SAPIENNE

 
HOMO SAPIENNE

traduit du danois par Inès Jorgensen
(et pour être plus précise, ce roman a d'abord été écrit en groenlandais, la langue natale de l'auteure, Niviaq Korneliussen, qui l'a elle-même traduit en danois.)

Très intriguée par le titre et la couverture, ce roman a fait un saut rapide d'une table de présentation en librairie à ma PAL (bien sûr, il y a croupi quatre ans...) quand j'ai vu que l'auteure était du Groenland. J'étais d'autant plus ravie de cette trouvaille quand j'ai réalisé que c'était un roman actuel, dans l'air du temps, avec des vraies questions, problèmes et réflexions de jeunes Groenlandais. Un roman sur le Groenland contemporain en somme, loin des récits habituels "de grands espaces, de glace, de neige, de froid extrême, de difficultés physiques, d'icebergs, de préoccupations environnementales et de survie culturelle". Contrairement à la préface qui sous-entendait que le lecteur s'en trouverait peut-être dérouté, cette perspective m'a véritablement enthousiasmée.

Niviaq KORNELIUSSEN

 

mardi 19 octobre 2021

SPINNING SILVER


SPINNING SILVER

( LA FILEUSE D'ARGENT )

J'avais été tellement charmée par Déracinée malgré quelques bémols sur la fin que j'ai eu envie de récidiver assez vite avec un autre roman de Naomi Novik. Quatre mois se sont à peine écoulés entre la lecture des deux, ce qui est assez rare pour que je le souligne !
J'aime beaucoup l'univers fantasy de cette auteure car on est en plein dans l'univers des contes qui m'enchantent tant, plus enrichis tout de même au niveau de l'intrigue et avec, cerise sur le gâteau, une touche de légendes slaves. Et comme je suis particulièrement friande de contes détournés, revisités, réadaptés, réinventés, ou même totalement inventés, je suis vraiment servie avec elle !

Je pensais au départ qu'il s'agissait ici d'une réécriture de La Belle au Bois dormant, à cause du titre sans doute, mais rien à voir.

jeudi 14 octobre 2021

PETIT TRAITÉ D'ÉCOLOGIE SAUVAGE - 1


PETIT TRAITÉ D'ÉCOLOGIE SAUVAGE - Tome 1
 
Un album mis à disposition sur une étagère à mon ancien boulot et que j'ai récupéré sans trop savoir pourquoi. L'écologie, ce n'est pas un thème vers lequel je me dirige volontiers (le monde va mal, morale et compagnie, beuh) mais bon, peut-être que j'étais juste contente d'acquérir un album, de plus sans frais, et pas très épais, alors finalement, pourquoi ne pas lire sur ce thème ? Malgré toutes ces pensées qui ont dû me traverser en un éclair au moment où je me suis décidée à l'embarquer, ce livre a dormi dans ma PAL un bon moment, la motivation s'estompant, les autres tentations s'imposant. J'avais même fini par oublier qu'il y était lorsque je suis tombée sur le billet de Keisha qui venait de lire une série d'albums de l'auteur, Alessandro Pignocchi, dont ce tome-ci, et qui était très très enthousiaste. Ce sont les mots "absurde" et "humour" qui ont particulièrement retenu mon attention. Ça avait l'air assez dingo tout en faisant réfléchir. Ah ? Regain d'intérêt. Ravie même de l'avoir dans ma PAL.

Alessandro PIGNOCCHI

 

lundi 11 octobre 2021

LE SYNDROME DE L'ACCENT ÉTRANGER

 
LE SYNDROME DE L'ACCENT ÉTRANGER

Ce roman, c'est un de mes craquages en Bretagne cet été car j'ai cette petite lubie de repartir avec un livre lié à la ville ou la région que je visite. Intriguée par ce roman inconnu estampillé "coup de coeur de libraire", je n'ai pas résisté longtemps à la curiosité du titre ni à celle des origines de l'auteure, Mariam Sheik Fareed, née à Londres, de mère bretonne et de père mauricien d'origine indienne, résidant dans le Morbihan. 
Le postulat de départ de l'intrigue était par ailleurs très prometteur. Désiré, immigré mauricien et balayeur à Paris, trouve un ordinateur oublié dans le métro. Il y découvre les premières pages d'un roman qui l'enthousiasment tellement qu'il décide d'adresser un courrier à l'auteur, exigeant une suite en échange de la restitution de son ordinateur. L'auteur, en réalité cuisinier aspirant écrivain sans inspiration depuis un moment, accepte de jouer le jeu, mais en contrepartie, Désiré devra l'aider à inventer cette suite. Débute alors une correspondance entre ces deux hommes que rien ne prédestinait à se rencontrer, et pour le lecteur, un voyage des plus dépaysants.

Mariam SHEIK FAREED

 

vendredi 8 octobre 2021

EUREKA STREET


EUREKA STREET

Ce roman, je l'avais noté de (très) longue date comme un roman qu'il me fallait absolument lire un jour, sur la foi de l'enthousiasme de nombreux lecteurs (niveau coup de coeur pour beaucoup) sans savoir précisément de quoi cela parlait. Je savais juste que l'auteur, Robert McLiam Wilson, était irlandais et que son roman se déroulait à Belfast dans les années 90. Bêtement, à cause du titre sans doute, je m'étais imaginée une histoire de quartier où l'on suit un peu le quotidien des habitants dans une atmosphère un peu feel good (mais pas gnangnan - plutôt à la Amélie Poulain, avec une touche de merveilleux et d'euphorique), malgré le contexte socio-politico-historique quelque peu turbulent.

Si l'on lit la quatrième de couv, on n'est pas loin de cet esprit d'ailleurs :

Robert McLIAM WILSON

 

mardi 5 octobre 2021

RAGNAGNA ET MOI - TOME 1


RAGNAGNA ET MOI - JOUR 1

Repéré chez Jérôme, ça faisait un petit moment que j'étais très curieuse de ce manga dont je trouvais le sujet plutôt original, aussi quand je suis tombée dessus au détour d'une librairie en vacances, j'ai sauté sur l'occasion. Le titre, déjà, m'amusait beaucoup, bien que je lui préfère la traduction anglaise qui a opté pour Little Miss P, plus élégant, plus mignon, plus respectueux aussi, mais en même temps, l'option française a le mérite d'être franche, directe et sans détour. Disons que le terme français est déjà représentatif de la façon dont les règles sont considérées, ou étaient considérées (cette expression ne me semblant plus très en vogue) : un fardeau ou quelque chose à connotation négative, voire péjorative. Et puis le personnage et sa bouille ont achevé de me séduire. J'adore cette illustration de Ragnagna sur la couverture, comme une mignonne petite chose, un peu inquiétante quand même, débarquant de pied ferme et sans crier gare.

KOYAMA Ken

 

vendredi 1 octobre 2021

ENCABANÉE


ENCABANÉE

Repéré chez Aifelle, bien que je ne sois pas trop récits d'exode urbain à l'échelle individuelle, et encore moins vers des grands espaces enneigés et bien isolés de la civilisation, j'ai senti que ce roman court pourrait tout de même m'amuser car il m'a semblé que la narratrice allait galérer dans son nouvel environnement tant idéalisé (quelle raison horrible pour être attirée par ce type de récit 😅 mais ce côté réaliste m'a plu d'emblée).

La narratrice, Anouk, lassée de "la rage carriériste et de la folie des grandeurs des temps modernes", décide de quitter son appartement à Montréal pour une cabane rustique dans les bois du Kamouraska, en quête d'une vie qui ait du sens. Hélas, si elle est en effet débarrassée du superflu, du système et de tout le cirque social des grandes villes qui lui pesaient tant, la nature et les nuits glacées lui réservent quelques autres épreuves peu enviables et son quotidien est bien loin d'être aussi idyllique qu'elle l'avait imaginé.

Gabrielle FILTEAU-CHIBA