samedi 14 avril 2018

BURIAL RITES


BURIAL RITES

( À LA GRÂCE DES HOMMES )

Repéré d'abord chez Sassenach qui l'avait noté de quatre coeurs sautillants, j'ai été intriguée par la suite par l'enthousiasme constant des lectrices pour ce roman. Je l'avais noté principalement parce que l'auteure, Hannah Kent, est Australienne (j'ai très peu d'auteurs australiens sur mes étagères), mais le titre ainsi que la couverture de l'édition française m'avaient aussi charmée. Quand j'ai réalisé qu'elle avait situé son histoire en Islande au 19è siècle, j'étais encore plus intriguée.

Hannah Kent s'est en effet penchée sur l'affaire Agnus Magnúsdóttir (qui a vraiment existé), reconnue coupable en 1828 du meurtre de son employeur, Natan Ketilsson, fermier des environs, et condamnée à mort.
En attendant son exécution, elle est placée comme servante dans une ferme où elle devra également recevoir les visites régulières d'un jeune révérend chargé de la confesser et lui faire retrouver le droit chemin. Obligée d'héberger cette femme qui n'est qu'une meurtrière à leurs yeux, la famille de fermiers ne manque pas au début de lui manifester leur hostilité et leur méfiance. La cohabitation ne se fait pas sans mal, entre les peurs réciproques, les préjugés et la dureté du quotidien islandais. Agnus, de son côté, vit sa situation comme une terrible injustice.
Mérite-t-elle vraiment un tel châtiment de la vie et des hommes ?

C'est ce que se propose d'explorer l'auteure à travers sa version des faits issue de plusieurs années de recherches dans ce récit tendu et hypnotique tel un thriller psychologique des plus efficaces. Il n'a en tout cas pas manqué me captiver par son suspense et sa qualité narrative.

J'ai beaucoup aimé la construction du récit, alternant celui des événements en cours avec les souvenirs d'Agnus, la finesse de l'auteure pour dépeindre la psychologie de ses personnages, le style, la restitution réaliste de l'époque et des lieux, avec la rudesse du climat islandais et la dure réalité de la vie de fermier. C'était culturellement et historiquement très instructif et intéressant.

Un roman assez bouleversant, surtout à la lumière de la fin, et encore plus des notes de l'auteure sur les faits historiques.

À noter que l'adaptation de ce roman au cinéma a été annoncée. Avec Jennifer Lawrence dans le rôle d'Agnus. Bon choix, je trouve.

L'auteure
Hannah Kent, née en 1985, vit en Australie où elle est cofondatrice et rédactrice en chef adjointe d'une revue littéraire. Elle donne également des cours d'anglais et d'écriture à l'université de Flinders, où elle achène en parallèle son doctorat. À la grâce des hommes est son premier roman. Il a été récompensé de nombreux prix.

10 commentaires:

  1. Heu ben j'sais pas, là... Trop à lire?

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    1. Tu t'es équipée d'un bouclier anti-PAL ?^^
      Ceci dit, si tu le croises à la bib', n'hésite pas à céder à la curiosité.:-)

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  2. La couverture m'a d'abord fait penser qu'il s'agissait d'un roman jeunesse ou "chick-lit", mais visiblement ce n'est pas du tout le cas !

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    1. Oui, la couv' US a un petit côté John Green. C'est ce bleu uni peut-être, une mise en page très moderne.:-) La couv' française évoque davantage les classiques ou romans historiques. On est très loin de la chick-lit en tout cas, et encore plus de la jeunesse.;-)

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  3. J'ai beaucoup aimé ce roman... mais je ne pense pas aller voir l'adaptation. Je ne suis pas fan de Jennifer Lawrence, pour tout dire ! ;-)

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    1. Moi non plus mais je la vois bien dans ce rôle à la fois d'oiseau blessé et sauvage.:-)

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  4. Tant de louanges envers ce roman fait que forcément, on le note quelque part. Peut-être que le temps et mes mille lectures déjà prévues feront que je verrai le film avant, même s'il n'est pas encore tourné ! A suivre ! Quel suspens !

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    1. Haha, tu décris bien le processus d'allongement de nos LAL et PAL en dépit de notre bonne volonté !^^

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  5. Je ne connais que de nom mais ça pourrait me plaire !

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    1. Je pense, oui. C'est le genre de romans qui pourrait rallier un peu tout le monde quels que soient les goûts et les humeurs.;-)

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Bon, je modère ou je vous laisse prouver de la façon la plus tordue que vous n'êtes pas un robot ? Je modère, hein ?^^

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