jeudi 5 février 2015

PABLO 4 - PICASSO


PABLO 4 - PICASSO

Avec ce dernier tome de cette série qui retrace la jeunesse de Picasso à travers les mémoires de Fernande, sa première compagne, nous quittons l'artiste à l'aube du statut mythique qu'il acquerra par la suite.
Je n'ai pas grand-chose à rajouter sur cette série qui m'a conquise dès les premiers tomes, mon intérêt allant crescendo au fur et à mesure des volumes, jusqu'à être totalement charmée par les illustrations de Clément Oubrerie qui m'avaient laissée dubitative au début.
Ce focus sur un pan de la vie de l'artiste m'a beaucoup éclairée sur ce personnage que je connaissais assez peu finalement, et ce voyage dans le temps m'a beaucoup plu également. L'époque déjà, le Paris du début du XX è siècle, les artistes fréquentés, c'est comme un grand plongeon dans l'histoire culturelle et artistique de notre monde avec un grand H, un grand C et un grand A.

J'ai tellement aimé cette expérience de lecture qui nous plonge dans le milieu artistique sous un angle de vue plus intimiste que j'ai déjà noté, chez Alison Mossharty, un autre album autour d'un aspect de la vie de Léonard de Vinci cette fois-ci, par Benjamin Lacombe.

Bref, pour en revenir à notre tome ici, côté vie privée, c'est toujours les montagnes russes entre Fernande et Picasso. Artistiquement, c'est la rencontre avec Braque, Derain, Derain et Kahnweiler, pionniers du cubisme et devenus très proches de Picasso. On y croise encore Matisse, le rival attitré de Picasso, mais aussi Rousseau, on y parle d'autres artistes de l'époque, dont Dufy. J'ai adoré vraiment cet aspect du récit qui fait revivre le milieu artistique de l'époque, les grands courants, les amitiés, les rivalités, l'opinion publique et le regard des professionnels sur l'art.

Ici, nous assistons à la genèse du célèbre tableau "Les Demoiselles d'Avignon". J'ai beaucoup aimé cette partie du récit. Le talent de Picasso s'affirme, laissant ses contemporains perplexes, mécontents, réticents ou totalement admiratifs. Ce tome témoigne de la montée en puissance de l'artiste qui suscite dorénavant autant la crainte que le respect.

(cliquer pour agrandir)

La fin est bien amenée, bouclant la boucle sans que l'on se sente trop lâché en cours de route dans une histoire qui justement ne s'arrête normalement pas encore puisque c'est un peu le début du mythe Picasso qui s'annonce ici. Dans une vision presque prophétique, Max Jacob résume le futur et le devenir de tout ce petit monde que nous avons côtoyé, d'Apollinaire à Picasso, en passant par Marie Laurencin, et puis bien sûr, Fernande, laissant la porte ouverte sur une autre histoire que nous ne suivrons pas dans cette série.

6 commentaires:

  1. Bon, ouais, la bibli, je dois y penser...^_^

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    1. Ouais, je ne te sens pas plus motivée que ça.;-)

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  2. C'est le tome qui m'a le plus déçu. Je ne sais pas, une impression de remplissage, l'impression que tout ça tournait à vide et l'impression de laisser Pablo en rade au moment le plus intéressant de sa carrière. Bref, comme tu le savais déjà, je n'ai pas accroché ;)

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    1. Oui, pas franchement ta came dès le premier tome, j'avais vu. J'aurais pensé à un petit regain d'intérêt sur les tomes suivants, mais non, non... Bon ben c'est comme ça.;-)
      Sinon, pour ma part, si j'ai apprécié ce focus sur un pan de la vie de l'artiste, j'aurais bien aimé une série sur le Picasso au moment le plus intéressant de sa carrière, comme tu dis.

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  3. les 2 premiers tomes ne m'avaient pas charmée... mais un copain possède toute la collection, alors p't'être bien qu'un jour, par principe du entamé, fini, je la finirais cette série ;)

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    1. Ah oui, je connais bien le principe du entamé, fini, sur d'autres plans que les livres d'ailleurs.^^

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Bon, je modère ou je vous laisse prouver de la façon la plus tordue que vous n'êtes pas un robot ? Je modère, hein ?^^

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