lundi 17 août 2026

THE AX


( LE COUPERET )

J'avais tellement aimé le film coréen "No Other Choice", déjanté à souhait, que quand j'ai découvert qu'il était adapté du Couperet de Donald E. Westlake, j'ai été très curieuse de l'intrigue originale, l'occasion aussi pour moi de découvrir cet auteur américain très prolifique.

La base de l'intrigue est sensiblement la même sauf que chez Westlake, elle se situe dans l'Amérique des années 1990. 
Cadre supérieur dans une usine de papier depuis vingt ans, Burke Devore vient d'être licencié, victime de la vague de compressions, dégraissages et restructurations économiques qui touche alors le pays. Cet employé modèle voit ainsi sa vie basculer. Après deux ans de chômage, complètement acculé, il décide de retrouver un travail par une voie plus radicale. Il est vraiment prêt à tout, même à franchir les barrières de la morale.

Ah ça, oui, c'est un roman d'une extrême noirceur, et même si ce qu'il fait est effectivement très immoral, voire glaçant (je n'en dis pas plus pour celles et ceux qui n'auraient vu ni film ni lu le livre), on ne peut s'empêcher d'être (presque) de son côté (ou suis-je une psychopathe qui s'ignore ? 😅) et de s'inquiéter de ce qu'il ne réussisse pas son coup à chaque fois.

Ma lecture a été pas mal parasitée par la comparaison systématique que j'en faisais avec le film coréen aussi j'ai du mal à évaluer ce que j'en ai pensé réellement. Les intrigues diffèrent substantiellement, même si l'idée de base est la même, et c'est assez rare que je préfère les films aux romans, quoique cela dépende de ce que j'ai vu/lu en premier aussi, mais il faut dire que le film était vraiment jubilatoire et j'ai été un peu déçue de ne pas retrouver exactement la même ambiance, les mêmes grandes lignes ici.
Dans le roman, l'intrigue tourne principalement autour du protagoniste, de ses pensées, de ses actions. Il n'y a pas vraiment d'interactions avec d'autres personnages comme dans le film. Le casting est réduit en somme, or les personnages secondaires du film étaient absolument truculents. Le roman reste drôle façon humour noir, mais l'impact est moins fort, surtout quand on est dans l'attente de plus de délires et de déjanterie.

Je n'aurais pas vu le film coréen, j'aurais peut-être davantage apprécié le roman, mais je n'en suis pas si sûre, surtout que cette lecture ne m'a pas spécialement donné envie de me précipiter sur les autres livres de l'auteur.

L'auteur
Donald E. Westlake (1933-2008) est un écrivain américain prolifique et éclectique. Il a écrit plus d'une centaine de livres, approchant bon nombre des genres de la littérature policière, que ce soit le polar humoristique (son genre de prédilection), le roman policier, le roman noir, le thriller, le fantastique ou même la science-fiction. Il a écrit sous divers pseudonymes, en particulier ceux de Richard Stark et Tucker Coe.

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