samedi 30 décembre 2006

KIFFE KIFFE DEMAIN


KIFFE KIFFE DEMAIN

Présentation de l'éditeur
"Doria a 15 ans, un sens aigu de la vanne, une connaissance encyclopédique de la télé, et des rêves qui la réveillent. Elle vit seule avec sa mère dans une cité de Livry-Gargan depuis que son père est parti un matin dans un taxi gris trouver au Maroc une femme plus jeune et plus féconde. Ça, chez Doria, ça s'appelle le mektoub, le destin : " Ça veut dire que quoi que tu fasses, tu te feras toujours couiller. " Alors autant ne pas trop penser à l'avenir et profiter du présent avec ceux qui l'aiment ou font semblant. Sa mère d'abord, femme de ménage dans un Formule 1 de Bagnolet et soleil dans sa vie. Son pote Hamoudi, un grand de la cité qui l'a connue alors qu'elle était " haute comme une barrette de shit ". Mme Burlaud, sa psychologue, qui met des porte-jarretelles et sent le Parapoux. Les assistantes sociales de la mairie qui défilent chez elle toujours parfaitement manucurées. Nabil le nul qui lui donne des cours particuliers et en profite pour lui voler son premier baiser. Ou encore Aziz, l'épicier du Sidi Mohamed Market avec qui Doria essaie en vain de caser sa mère. 

Kiffe kiffe demain est d'abord une voix, celle d'une enfant des quartiers. Un roman plein de sève et d'humour. "

Un roman qui m'a intriguée suite à un reportage sur l'auteur, une très jeune française (d'origine...) du 9-3 qui a réussi à se frayer son chemin dans la haute sphère du livre, jusqu'à aller aux États-Unis pour ses promotions et donner des conférences dans les universités à des étudiants en lettres françaises.
Une jeune femme qui m'a touchée par sa simplicité et sa spontanéité (pas de langue de bois, mais pas d'agressivité non plus dans ses propos), par la joie qu'elle semblait donner à des jeunes lecteurs de banlieues comme elle, par l'espoir qu'elle semblait représenter pour eux.

Le roman quant à lui est sans prétention, mais frais, divertissant, une sorte de journal intime qui retrace le quotidien d'une ado de banlieue, des gens qui l'entourent, un mal être typique des ados qu'on retrouve dans d'autres romans (amitiés, amours naissantes, trouver sa voie et sa place dans la société, etc), mais avec une petite touche colorée en plus puisque ça se passe dans le 9-3, et qu'elle utilise le parler franc et sans détour de ce milieu. Ça m'a beaucoup fait penser quelque part au petit Nicolas dans le ton, il y a un petit côté naïf et frais, sauf que là le Petit Nicolas a grandi, c'est une ado, et ça se passe en banlieue.

C'est assez touchant, le quotidien de cette jeune ado et de son entourage, l'auteur raconte tout cela avec beaucoup d'humour et une verve caustique qui font beaucoup de bien.

L'auteur
Faïza Guène, née en 1985 à Bobigny, est une jeune romancière de Pantin de parents d'origine algérienne. Son premier roman, Kiffe kiffe demain, a été l'une des meilleures ventes de l'année 2004 et a été traduit en 20 langues. Elle publie en 2006 Du rêve pour les oufs.

2 commentaires:

  1. Salut. Je l'ai lu il y a fort longtemps mais je me rappelle y avoir pris du plaisir notamment grâce à la fraicheur du ton, à la justesse de certaines situations et par le vocabulaire "banlieue" si loin du mien. PS c'est la première fois que je viens su ton site mais te voilà enregistrée dans mes favoris. Bravo pour ton blog Isa.

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    Réponses
    1. Je voulais lire son deuxième aussi mais pour cause de PAL trop importante, ça attendra. :)
      Merci pour ton passage par chez moi! J'ai vu que ton blog était plus axé "production de textes perso" et écriture. Bravo, moi je ne suis vraiment pas douée pour ce genre d'exercices...

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Bon, je modère ou je vous laisse prouver de la façon la plus tordue que vous n'êtes pas un robot ? Je modère, hein ?^^

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