samedi 6 avril 2013

NAPOLÉON VII


NAPOLÉON VII

traduit de l'espagnol par Denis Laroutis


Repéré chez Ys, il ne faisait nulle doute que ce court roman allait me parler. 
Dans son appartement, Hilario, ancien employé de banque et tout récemment retraité, se prend pour Napoléon. Des livres sur le personnage, il en a lu, il connaît par coeur les batailles, les discours, les lettres de l'époque de l'empereur, les plus infimes détails connus de sa vie, aussi ne distingue-t-il plus vraiment la réalité de ce qu'il a lu. 
Tout se mêle de façon convaincante puisqu'il maîtrise la biographie de Napoléon, et il voit dans les événements autour de lui des manifestations ou des situations confirmant son identité napoléonienne. Un accès de lucidité s'empare parfois de lui, mais très vite il l'étouffe. Et quand son voisin se prend à endosser le rôle de Joséphine, c'est la porte ouverte au grand n'importe quoi !

De l'absurde donc, des situations cocasses, c'était effectivement pour moi. Sauf que j'ai l'impression d'être totalement passée à côté. Je n'ai pas souri une seule fois (sauf à l'épisode de la cuisinière de l'émission télévisée qu'il prend pour Joséphine, et les dialogues qui s'ensuivent, ça c'était excellent) et j'ai trouvé le récit plus tragique qu'amusant (mais j'admets qu'en ce moment, il faudrait que je me détende...). Je ne savais pas trop quoi penser de ce récit sur ce pauvre homme en proie à des hallucinations (en clair, on le voit perdre la boule), qui réalise parfois qu'il délire.
La fin m'a laissée assez perplexe aussi.

J'ai même dû aller sur le net pour voir un peu comment on catégorisait l'auteur, Javier Tomeo, que je découvre ici. Quelle ne fut ma surprise de voir que la page Wikipedia en a long à dire sur son sujet (moi qui me creusait la tête pour savoir quoi dire au sujet de son livre), et dans des termes les plus favorables :

"... écrivain très imaginatif qui possède un monde propre original. Sa vision de la condition humaine est dramatique et existentielle, mais également très lyrique et souterrainement symbolique [...]. (ok^^)
Ses fictions procèdent par une accumulation de détails illogiques jusqu'à l'exacerbation de l'absurde au milieu de la réalité la plus quotidienne, avec un contenu critique à l'égard de l'incohérence de l'organisation sociale. (ça, je n'aurais jamais pu le sortir, mais a priori, ça s'applique à ce récit^^)
Son style est sobre et minimaliste, avec des phrases courtes." (ça, c'est vrai, j'aurais au moins pu dire ça^^)

Bref, il est clair que je suis passée à côté, voire assez loin...

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16 commentaires:

  1. Un auteur noté après lecture du billet d'Ys, mais avec un autre titre (ce napoléon n'est pas à la bibli), car tu penses bien que je démarre comme toi dès que je lis certains mots (^_^)
    Bon, des bémols, quoi.
    Mais je me marre à lire la fin de ton billet, où vont-ils chercher tout ça?
    Mérite d'essayer, quand même.
    Quoique, en barré, j'en ai toujours sous le coude, Chevillard ou Jaenada.
    J'en propose un lundi, pas 100% à se rouler par terre, mais du prometteur.
    (et tu vois, TB dans ce challenge; des challenges comme ça, ça me va bien, on change d'idée à chaque fois)

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    1. Ah Jaenada, il n'est toujours pas sorti de ma LAL lui. Je me le garde sous le coude pour le moment opportun (genre après un DonQ^^).
      Sinon Tomeo est barré mais pas dans le sens déjanté/hilarant. Je n'ai pas eu l'impression que son ambition était de réveiller la hyène qui sommeille en moi ou qu'il écrive précisément pour amuser la galerie. Comme le souligne Wiki, il y a quelque chose de plus critique dans ses propos, et j'ajouterais, de plus perturbant. Il est plus dans la veine d'un Ionesco que d'un J.M.Erre, disons.^^
      (aah j'adore ce challenge contrainte ! Là je vais peut-être réussir à en caser 4 pour cette session, 3 sûr, et que des livres que je comptais déjà lire, et dans des genres différents ! Trop bien^^).

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  2. D'un côté, je suis carrément ravie que tu aies lu Javier Tomeo grâce à moi. Et d'un autre, tu t'en doutes, un peu déçue que son univers ne soit pas aussi un peu le tien. Mais c'est le danger avec les grands excentriques : on peut ne pas être sensible à leur univers très particulier. Mais tu n'as même pas souri quand il parle à ses doigts de pieds comme à autant de généraux napoléonniens ?

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    1. Sisi, il y a plein de passages qui prêtent à sourire mais j'ai été plus marquée par l'impression d'être témoin de la déchéance d'un vieil homme, qu'amusée par ses excentricités. Il y avait quelque chose de triste pour moi, dans la situation d'Hilario.
      Cela dit, je reste ravie de la découverte de cet auteur qui manquait à ma culture perso, donc zéro regret.;)

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  3. Haha, j'ai bien ri en lisant ton billet, notamment le descriptif Wikipedia vs ton ressenti après cette lecture. C'est toujours intéressant de voir comment et pourquoi on passe à côté d'un auteur/une oeuvre pourtant acclamé(e).

    Quant à Javier Tomeo en lui-même, je ne le connais que pour avoir lu un de ses romans pour mes cours d'espagnol en terminale, "Dialogue en ré mineur" (ou majeur d'ailleurs, je ne me souviens plus vraiment). Je n'en ai pas gardé un souvenir impérissable, mais comme beaucoup de livres lus dans un cadre scolaire en même temps.

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    1. Aaah c'est un auteur qu'on étudie même en classe donc ? Bon, ben malgré ma déconvenue, je reste ravie d'avoir pu découvrir un peu son univers et enrichir ainsi ma culture littéraire.^^
      Depuis que je lis pour moi et non plus dans le cadre scolaire et universitaire, c'est un réel plaisir de me permettre de "passer à côté" d'un auteur ou d'une oeuvre, même acclamé(e).^^ Ça n'enlève rien à ses qualités reconnues, c'est juste que ça ne me correspond, a priori, pas, ou que ça n'a pas collé à mon humeur de lecture du moment, et pouvoir lire dans cet état d'esprit sans me soucier des conséquences, mais quelle liberté !!^^

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  4. De ce livre je retiendrai : ton bilet trop drôle. Bon en ce moment je lis Big Fish de Daniel Wallace, si tu veux au moins sourire c'est gagné d'avance et l'univers et si particulier.

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    1. C'est le livre qui a été adapté au ciné avec Ewan McGregor, non ? J'avais vu le film mais ça remonte un peu. Je suis dans Mille femmes blanches de Jim Fergus et vraiment je me régale! Beaucoup d'humour et d'ironie malgré le contexte. Mais tu l'as peut-être déjà lu.
      En tout cas, je ne pensais pas faire rire avec mon billet, mais tant mieux, tant mieux.^^

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  5. Je n'ai pas vu le film de Napoléon et je n'ai pas lu non plus Mille femmes blanches par contre je l'ai beaucoup croisé sur les blogs. Tant mieux si celui-ci te faire rire.

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    1. Pas le film de Napoléon, de Big Fish^^, mais je suppose que c'est ce que tu voulais écrire. Quant à Mille femmes blanches, je recommande chaudement, même si je ne l'ai pas encore fini (encore une centaine de pages)!;)

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  6. Je ne crois pas que ce livre me plairait mais sait-on jamais, on a parfois de bonnes surprises.
    Merci pour cette participation et à bientôt.

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    1. Peut-être saurais-tu apprécier plus que moi en réalité, difficile à dire. J'ai l'impression que mon ressenti est très lié à mon humeur de lecture du moment.
      Je m'active pour terminer le challenge de cette cession, j'en suis à mon 3è livre.:)

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  7. En début de ton billet, ne rigole pas, mais je me suis dit,tiens, je ne savais pas qu'il avait existait un Napoléon VII ! BOn ma débilité te fera peut-être plus rire que le livre que je ne note pas puisque tu est passée à côték je me vois mal plonger dedans même en me prenant pour Joséphine !!!

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    1. Napoléon VII, c'est le personnage de ce récit en réalité, non pas qu'il ait réellement existé un Napoléon VII dans l'Histoire.;) Normal donc que tu ignorais son existence.:)
      Sinon c'est un roman court (voire, très court), j'dis ça, j'dis rien.^^

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  8. l'originalité me plaît toujours. Mais là, tu m'intrigues carrément!

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    1. Laisse-toi tenter, peut-être apprécieras-tu plus que moi.:)

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Bon, je modère ou je vous laisse prouver de la façon la plus tordue que vous n'êtes pas un robot ? Je modère, hein ?^^