mercredi 27 mai 2026

ENGLAND, ENGLAND


(même titre dans l'édition française)

Un auteur anglais que je n'avais toujours pas lu malgré quelques tentatives de le caser chaque début d'année et son lot de résolutions, mais dernièrement, avec mes deux co-lectrices habituelles, nous recherchions une lecture divertissante mais pas gnangnan pour remonter le moral de l'une d'elles, et j'ai tout de suite pensé aux romans anglais sur fond d'humour british, tels les David Lodge, Jonathan Coe & co. D'un commun accord, nous avons fini par opter pour Julian Barnes, et même si, au départ, j'avais plutôt en tête de lire le fameux Perroquet de Flaubert, l'idée de l'intrigue de England, England me semblait plutôt prometteuse.

Extrait de la quatrième de couv : "[...] Jerry Batson, qui se définit comme un "accoucheur d'idées", va en vendre une assez sensationnelle à sir Jack Pitman, un excentrique milliardaire : créer sur l'île de Wight une sorte de gigantesque parc d'attractions rassemblant tout ce qu'il y a de plus typique, de plus connu en Angleterre. Cela va des blanches falaises de Douvres à Manchester United, de Buckingham Palace à Stonehenge, du mausolée de la princesse Diana au théâtre de Shakespeare. Le projet est monstrueux, hautement à risques, et voilà qu'il se révèle un énorme succès. La copie va-t-elle menacer de surpasser l'original ? Et qu'adviendra-t-il si c'est elle que les touristes vont préférer visiter ?
Férocement drôle, drôlement impitoyable, impitoyablement au vitriol, voilà un portrait de l'Angleterre comme on n'en avait encore jamais vu."

Prometteur, hein ? Je précise ici que ce roman a été publié en 1998. Il s'agit donc d'un portrait de l'Angleterre de l'époque, encore loin de l'ère du Brexit.

Une lecture un peu laborieuse dans la première partie, l'auteur tardant à rentrer dans le vif du sujet (celui exposé dans le résumé). Je me suis sentie entraînée dans un blabla labyrinthique qui m'éloignait d'un fil conducteur non encore identifié à ce moment-là. Un blabla pas inintéressant, parfois même drôle, mais, disons-le sans pincettes, on s'en fout quand même. Par ailleurs, je ne trouvais pas les personnages attachants, ce qui n'aidait pas. J'ai même frôlé l'abandon à un moment. Une de mes co-lectrices avait, elle, l'impression d'un roman sans histoire, avec un auteur qui ne s'effaçait jamais. Pour l'autre co-lectrice, tout se passait bien.^^ Elle était même très enthousiaste pendant qu'on soufflait, ce qui tombait bien, car c'était pour elle que nous avions choisi ce roman.

Heureusement, dès qu'on est entré dans le vif du sujet, les choses se sont améliorées pour ma part. Il y a eu quelques moments WTF et bien cocasses qui m'ont sauvée de la panne de lecture et je dois dire que j'ai franchement ricané à certains passages tellement c'était le grand n'importe quoi ce livre par moment ! Aussi, le sujet était enfin posé, et même s'il y avait toujours des circonvolutions interminaaaables, on tenait un fil conducteur. J'ai fini également par m'habituer aux personnages. Les traits étaient quelque peu forcés mais certains m'ont vraiment bien fait rire.

Un manque d'entrain donc au début, qui a failli se solder par un abandon, mais avec le recul, j'ai quand même bien aimé le tableau global et certaines réflexions liées au sujet de l'intrigue, ou parfois purement philosophiques. Mais dieu, que de circonvolutions, et que ça s'étire par moment !

L'auteur
Né en 1946 à Leicester, Julian Barnes est un auteur anglais, écrivant également sous le pseudonyme de Dan Kavanagh.

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