vendredi 15 janvier 2021

BOOKS V. CIGARETTES


BOOKS V. CIGARETTES

Au départ, associé au nom d'Orwell (auteur chouchou), rien que le titre avait suffi à attiser ma curiosité. Et si j'avais bien compris qu'il s'agissait d'un court essai parmi une poignée d'autres dans cet ouvrage, je pensais que le thème général de ce recueil serait les livres, la lecture, les rapports du lecteur au livre, ce qui m'avait particulièrement motivée.

Le premier essai (dont ce recueil a repris le titre), c'est exactement ça. Des réflexions et observations autour des livres. Orwell s'interroge sur les raisons pour lesquelles la plupart des gens préfèrent dépenser dans toute sorte de loisirs (dont le tabagisme^^) plutôt que dans les livres (ce produit non essentiel...). Une étude très intéressante menée sur ses contemporains et tenant compte de leur milieu social mais dont les conclusions seraient encore les même aujourd'hui à mon sens, entre autres le constat suivant : si les livres ne sont pas plus chers qu'aller au cinéma ou au pub (la lecture est l'un des loisirs les moins chers contrairement à ce que l'on pourrait penser), ils sont considérés comme bien moins enthousiasmants (quelle erreur de jugement, les gens !^^).

lundi 11 janvier 2021

LE LIVRE DE JESSIE


LE LIVRE DE JESSIE

   JOURNAL DE GUERRE D'UNE FAMILLE CORÉENNE

Ce manhwa de Park Kun-woong est l'adaptation du journal original rédigé par Yang Wu-jo et sa femme Choi Seon-hwa pendant l'occupation japonaise de la Corée. Commencé à la naissance de leur fille Jessie, "ce récit qui court sur plusieurs années et capte avec beaucoup de densité le quotidien familial en temps de guerre, est régulièrement comparé au Journal d'Anne Franck." (extrait de la quatrième de couv)

Au départ, j'ai été attirée par les dessins qui m'évoquaient ceux de Tezuka, une sorte de naïveté, d'innocence dans les traits qui n'en masque pas moins la gravité du contexte, et qui au contraire même, la rend peut-être plus intense. J'ai aimé aussi l'idée de parents qui décident, à la naissance de leur fille en temps de guerre, d'écrire un journal qui lui serait destiné, en témoignage de leur amour pour elle mais aussi de leur combat pour l'indépendance, leur engagement pour un pays qu'ils sont obligés de fuir et retrouveront des années plus tard, comme tant de leurs compatriotes en exil à cette époque.

PARK Kun-woong

 

mercredi 6 janvier 2021

MYGALE


 MYGALE

Ça faisait un moment que je voulais lire ce roman. Depuis que j'en avais vu l'adaptation cinématographique réalisée par Pedro Almodóvar en 2011, sous le titre "La piel que habito" (affiche en couverture ci-contre). 
Une claque monumentale ce film ! Je me souviens que j'avais failli ne pas m'en relever. Le twist en cours d'intrigue m'avait totalement sonnée. Il fallait que je lise l'oeuvre originale et que je découvre Thierry Jonquet, cet auteur dément qui ne pouvait être qu'un génie.

Difficile de vraiment parler de l'intrigue sans trop en dévoiler. Composée de trois récits distincts que rien ne semble à première vue relier et qui pourraient même laisser sceptique, elle s'articule autour d'interrogations qui vont tarauder le lecteur tout le long, jusqu'à ce fameux twist. La quatrième de couv, une fois n'est pas coutume, en dit juste ce qu'il faut :

Thierry JONQUET

 

samedi 2 janvier 2021

2020 en bref et prévisions 2021


⏰ L'heure de mon petit check-up annuel (côté livres) a de nouveau sonné ! Sans test PCR donc rien de bien désagréable.^^
Comme je l'explique chaque année, (hop, cop/col) j'aime les bilans chiffrés parce que, personnellement, ça me donne un bon indicateur de ma santé livresque. C'est comme la température corporelle. À 37°, tout va bien, à plus de 40°, faudrait peut-être voir à consulter, et à moins de 35°, Houston, il y a un problème, c'est que je frise la mort cérébrale.
Précisons qu'avec l'âge, c'est aussi un peu comme la prise de poids (mais dans le sens inverse). Alors qu'auparavant, on se maintenait dans du 36 sans forcer et malgré les écarts, arrive un moment où on constate qu'on est passé à du 40 et on l'accepte comme étant sa nouvelle norme. 
J'étais (fut une époque) (limite "il était une fois") sur une moyenne de 100 livres lus par an. Mon référentiel de bonne santé livresque est désormais de 75 livres... et ça me va très bien.:)

lundi 28 décembre 2020

NORTH AND SOUTH


NORTH AND SOUTH

( NORD ET SUD )

Quoi de mieux qu'un "petit" classique victorien pour s'immerger dans une ambiance cosy de fin d'année ? C'est ce que je me suis dit en choisissant de m'embarquer dans ce roman qui en a enthousiasmé beaucoup, et c'était l'occasion de découvrir enfin Elizabeth Gaskell dont je n'avais toujours rien lu !

Après avoir passé 19 ans entre Londres et le village champêtre de son enfance dans le Hampshire, Margaret Hale s'installe à Milton, une ville du Nord, avec ses parents. Là, au milieu de la pollution et de la frénésie de la ville qui vibre au rythme de l'industrie, du commerce, et des luttes entre ouvriers et patrons, c'est un "Rendez-vous en terre inconnue" assez violent pour la jeune femme issue de la gentry qui, jusqu'à présent, n'a connu que l'air frais de sa campagne et l'élégance londonienne.