3. LA TERRE BÉNIE
ou dans une autre édition, Livre 1 :
Troisième partie : EN QUÊTE D'UN NOUVEAU FOYER
(ou encore LE NOUVEAU MONDE)
et Quatrième partie : UNE TERRE ET UN TOIT
(ou encore DANS LA FORÊT DU MINNESOTA )
traduit du suédois par Philippe Bouquet
Alors là, je ne suis pas si sûre de moi dans le découpage dans la mesure où j'ai lu l'intégrale - Vol. 1 (sur 2), mais je devrais avoir lu l'équivalent du tome 3 de l'édition Livre de poche (600 pages).
Mes repères, ce sont les titres qui en disent assez long sur le contenu des tomes/parties et le fait que ce que j'ai lu correspond plutôt bien à ces titres.^^
Le contexte à ce stade de l'histoire : nos Suédois qui ont tout quitté - leur terre et leur famille - sont arrivés à New York après une longue et rude traversée et foulent enfin le sol du Nouveau Monde. Mais New York n'est qu'une étape et les plus jeunes, Robert et Arvid, ont à peine le temps de faire un tour de la ville qu'il leur faut déjà repartir. Le groupe doit en effet vite atteindre la destination qu'ils se sont fixés, dans le Minnesota, pour aménager leurs terres avant l'arrivée de l'hiver. Quand ils y parviennent enfin après maintes péripéties, l'hiver s'annonce hélas déjà. Il va leur falloir encore une fois se battre pour survivre.
C'est toujours aussi captivant le périple de ces émigrants suédois enfin débarqués à New York et devant continuer leur route vers les terres du Minnesota où ils espèrent pouvoir s'installer et démarrer une nouvelle vie. C'est particulièrement fascinant quand on imagine que cela a été la réalité de milliers d'immigrés européens. J'ai bien aimé découvrir l'Amérique de l'époque avec eux, à travers leurs yeux, les voir confrontés avec effroi au progrès technique, comme les voitures à vapeur. Au fur et à mesure qu'ils s'enfoncent dans les terres et s'éloignent inexorablement de leur Suède natale, ils prennent conscience qu'ils sont des exilés, qu'ils doivent apprendre la langue du pays (et ce n'est pas une mince affaire) et s'adapter à un autre environnement. Tout cela est vraiment bien retranscrit. À la fin de ce tome, ils ont enfin leur premier chez eux en Amérique, une cabane un peu rudimentaire, mais au moins ils sont bien arrivés. J'étais aussi soulagée qu'eux !
Encore une fois, les pages se tournent toutes seules. Cette saga est vraiment une lecture confortable et instructive. J'ai juste trouvé qu'il y avait un côté très bon enfant, presque feel good (mais pas gnangnan), qui ne m'avait pas marquée autant auparavant. Par ailleurs, le style de l'auteur, Vilhelm Moberg, m'a paru assez lourdement répétitif ici, ce qui ne m'avait pas frappée non plus dans les tomes précédents.
Bon, ça n'empêche que j'ai quand même bien hâte de retrouver nos protagonistes et suivre leur évolution dans leur nouveau "chez eux".

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