vendredi 25 septembre 2026

PROJECT HAIL MARY


( PROJET DERNIÈRE CHANCE )

Amaze amaze amaze !
J'ai a-do-ré !

J'aurais pu être en mode cynique et ronchonchon, trouver mille défauts à ce roman, quelques incohérences, des facilités d'auteur, des ficelles grosses comme la ligne Petrova, et ne râler qu'après ça, car il y en a eu, plein, mais je suis ravie d'avoir été d'humeur "lire pour le plaisir" et j'ai pleinement apprécié cette lecture.

Je n'ai pas vu l'adaptation cinématographique car je craignais le film grand spectacle centré sur Ryan Gosling avec mission sauvetage de la planète, un truc comme ça, assez sérieux, et pourquoi pas, j'adore les films SF à sensation à la base, mais je n'ai pas vraiment ressenti d'urgence cette fois. Et puis, je suis tombée sur le billet de Jenevelle Laclos, et là, ça m'a diablement donné envie de lire le roman. J'ai quand même craint du hard SF, complexe, tragique... du tooouuuut !

J'ai tout de suite été à mon aise. Déjà, il y a beaucoup d'humour, avec un protagoniste un peu maladroit, du type anti-héros, le gars pas adapté du tout pour la mission qui lui incombe, donc on est dans une ambiance vraiment détente malgré la gravité de la situation. Ensuite, on saisit très vite que c'est un auteur (Andy Weir) qui ne se prend pas au sérieux, ou du moins, le sérieux n'est pas son objectif dans ce roman même si c'est un minimum pointu en ce qui concerne les faits scientifiques. Alors ok, on signe le contrat puisque ça nous va comme ça, et on embarque pour une lecture plaisir.

Je passe sur le résumé détaillé. J'ai trouvé le contexte extrêmement bien planté et imaginé et peut-être pourrais-je juste le décrire ainsi : notre planète est en danger, mais dans un contexte à l'inverse du réchauffement climatique. Je pourrais préciser aussi que c'est un roman SF dans le genre premier contact. Je ne m'y attendais pas et ça a été vraiment une bonne surprise. C'est de la SF type page-turner, vraiment bien fichue et même si ça ne manque pas de considérations scientifiques, de calculs, de plongées technologiques vertigineuses, ça reste très accessible et fluide.

Il y a aussi un côté très feel good. C'est léger, divertissant, amusant, avec des situations cocasses et des réparties réjouissantes, le tout presque formaté pour une adaptation ciné par Disney ou un des films de super-héros type Marvel. Des quelques extraits que j'ai pu voir du film par la suite, c'était tout à fait dans ce mood (en 1000 fois pire plus prononcé que le livre...). À la lecture, je n'étais pas loin de mon ressenti pour L'Espace d'un an de Becky Chambers.
Il y a du suspense, de la tension, de l'anxiété, mais on sait que tout va bien se terminer (j'ai a-do-rééééé la fin !!!), ce qui allège considérablement la tension.

Les quelques aspects de l'intrigue qui peuvent faire tiquer :
- l'apprentissage du langage de l'autre (tout ce que j'aime habituellement) un peu trop rapide et facile. Ce n'était vraiment pas très crédible, mais ok.
- des difficultés alarmantes en cours de mission mais très rapidement désamorcées, avec une facilité inouïe, mais ok.
- un alien un peu trop humain dans ses réactions. Je le visualisais plus comme une créature entre un robot et un gentil toutou (mais j'ai a-do-réééééé Rocky !).
- à tout problème, sa solution. Toujours. C'est constant. L'auteur ne faisait même plus d'efforts pour complexifier les choses au fur et à mesure que l'intrigue avançait.
(et j'en passe)

Malgré tout, ça reste une très belle histoire, émouvante, touchante, drôle. Que de bonnes vibes !
Je suis obsédée par l'idée de voir le film maintenant ! 

L'auteur
Andy Weir, né en 1972 en Californie, est un romancier américain, auteur de science-fiction. Passionné par l'espace, l'histoire des vols habités et les nouvelles technologies, il a été embauché comme programmeur informatique par un laboratoire américain dès l'âge de 15 ans. Ses romans ont rencontré un immense succès et deux d'entre eux, Seul sur Mars et Projet Dernière Chance, ont déjà été adaptés au cinéma.

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