mercredi 4 septembre 2013

THE SLAP


THE SLAP

( LA GIFLE )

Un barbecue familial, quelques amis et collègues dans le lot. Un après-midi banal où se profilent pourtant déjà quelques tensions. Rien d'alarmant. Les rapports humains ordinaires avec leur lot de convivialité et de mesquineries. Et puis soudain, la gifle ! Qu'un petit garçon pénible et mal élevé reçoit d'un adulte qui n'est pas son père. Choc, consternation, stupeur et tremblements ! L'événement n'en restera pas là, et c'est à travers le point de vue de huit témoins que nous allons suivre le dénouement de cette affaire.

Enfin, pas très exactement, à ma petite déception. Car si effectivement l'intrigue pivote autour de cet événement qui ne laissera aucun des convives indifférents, et que les réactions les plus diverses y sont décrites, il n'apparaît finalement que comme une parenthèse dans le flot d'événements qui suit. Car la vraie gifle, de mon point de vue, c'est celle qui réveille chacun des personnages à la réalité de sa vie, à l'évolution de son rapport à l'autre, à sa place dans la société, le mettant face à ses démons, ses désirs, ses rêves, ses échecs et le choc de la réalisation.

Christos TSIOLKAS


THE SLAP

dimanche 1 septembre 2013

TRANSATLANTIC


TRANSATLANTIC

Un choix de thématique assez étonnant, qui n'était pas pour m'emballer au départ (l'idée d'un ou plusieurs récits autour de la traversée de l'Atlantique me laissait dubitative) mais c'était sans compter le talent de l'auteur, Colum McCann, pour tisser avec habileté des liens entre les différents récits de ce livre, croisant la petite histoire avec la grande, la fiction avec la réalité. 
J'ai été franchement conquise et captivée (à mon grand étonnement) par le récit du premier vol transatlantique effectué par Alcock et Brown en 1919. J'ai aimé l'écriture de l'auteur ici, sa façon de narrer les événements et de nous y plonger en plein coeur.
Quant, ensuite, le deuxième récit enchaînait sur le séjour de Frederick Douglass en Irlande, ce célèbre esclave abolitionniste venu plaider la cause des siens de l'autre côté de l'Atlantique, je jubilais, cette période noire de l'histoire étant l'une de celles qui me touchent particulièrement. Je me suis par contre sentie moins concernée par le récit suivant, incarnant George Mitchell, malgré son importance historique, mais dans l'ensemble, tout cela a suffit à me confirmer que Colum McCann était un "grand" (c'est mon premier McCann en passant).

Colum McCANN


TRANSATLANTIC

mercredi 28 août 2013

L'AMOUR


L'AMOUR

Enfin j'ai réussi à mettre la main sur le tome 3 de cette série de BD poches assez délirante dont je raffole !

Après Le jeu vidéo et La famille, Bastien Vivès se penche ici sur la thématique de l'amour. Qu'on ne s'attende pas à retrouver ici tendresse et romantisme ! L'auteur, loin des conventions, traite le sujet avec une certaine dérision qui pourra en décontenancer certains. Pour apprécier cette série, et en particulier ce tome, il faut aimer le 100è degré et ne pas se choquer d'un cynisme qui frôle souvent l'irrévérencieux. Personnellement, c'est ce qui me plaît dans ces BD poches. Le côté cru, trash et décomplexé. Les délires de l'auteur y sont tellement audacieux dans leur façon de bouleverser notre petite tranquillité que je m'en délecte.

vendredi 23 août 2013

LA CUISINE TOTALITAIRE


LA CUISINE TOTALITAIRE

traduit de l'allemand par Max Stadler et Lucile Clauss


"Si quelqu'un devait avoir la bonne idée de rédiger un livre de cuisine internationale, il devrait faire face à de nombreux clichés. Aujourd'hui, tous les enfants savent qu'un Italien ne pourrait pas se passer une seule journée de pâtes, que les Français ne laissent aucune grenouille passer sans lui sauter dessus et que les Allemands meurent de faim sans kebab. Dans cette gastronomie de préjugés, mes compatriotes ne sont pas en reste. [...] La vraie gastronomie russe réside principalement dans son art de la boisson. Le seul plat qui corresponde vraiment aux clichés sur les Russes et leur cuisine nationale est la vodka, qui est bien souvent considérée comme un plat principal en soi."

Voilà qui donne le ton ! Bien que ce passage soit extrait des annexes en fin d'ouvrage, j'ai trouvé qu'il illustrait bien l'esprit de ce livre.

mardi 20 août 2013

LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FÊTER SON ANNIVERSAIRE


LE VIEUX QUI NE VOULAIT PAS FÊTER SON ANNIVERSAIRE

traduit du suédois par Caroline Berg


Ce livre, bizarrement, je ne le sentais pas, dès le début, malgré son titre détonnant et sa couverture avec ce vieux mis en scène pour faire sourire, le tout prometteur de drôlerie, cocasserie, d'humour grinçant, tout ce que j'aime habituellement en réalité. Mais voilà, quelques débuts de pannes de lecture ici et là, l'été arrivant, l'envie de léger avec, ce livre me semblait faire l'affaire pour un moment de lecture détente. Sans compter que cela me fait rajouter un auteur suédois dans mes rayons, et qui plus est, catégorie humour !

Me voilà donc plutôt bien disposée en ouvrant le livre, et pourtant, signal d'alarme strident, dès les premières pages, je ne le sens toujours pas, voire même, je sens l'ennui poindre quelques pages plus loin...