mardi 14 juin 2022

SOLÉNOÏDE


SOLÉNOÏDE

traduit du roumain par Laure Hinckel 

C'est sur la foi de l'enthousiasme de quelques lecteurs qui ont eu le courage (et le plaisir) d'aller au bout de ce roman bien dense que j'ai noté ce titre dont le contenu m'intriguait fortement ! Le lecteur curieux était prévenu que ce n'était pas une lecture aisée, sans être forcément ardue, mais elle valait le détour. Une lecture qui se méritait en somme. 
Lors d'une rencontre, Guadalupe Nettel, une auteure mexicaine, a fini par me convaincre de me lancer en exprimant toute son admiration pour l'auteur de ce roman, Mircea Cărtărescu, dont elle parlait comme d'un phénomène littéraire rare. Un appel à la LC qui s'est concrétisée avec Stéphanie, Cryssilda et Sarah, et c'était parti !

Mircea CARTARESCU

 

jeudi 9 juin 2022

TANANARIVE


TANANARIVE

Cet album aurait pu s'intituler Bamako, Manille ou Katmandou, ça aurait été pareil. Des villes ou des contrées évoquant l'exotisme, l'aventure, l'inconnu, le danger, vous voyez l'esprit. 
En réalité, Amédée, notaire retraité, a toujours mené une vie bien rangée et très prudente, et les seules aventures qui l'ont fait vibrer, ce sont celles que lui racontait avec animation son ami et voisin Jo, un intrépide bourlingueur qui a arpenté les continents et vécu les expériences les plus insolites, à la manière de "Pinpin", le héros de bande dessinée de son enfance. Mais Jo décède brutalement, laissant un peu Amédée orphelin de sa compagnie stimulante et de ses histoires qui pimentaient ses soirées. 

Mark EACERSALL

 

Sylvain VALLÉE

 

vendredi 3 juin 2022

LES 7 ROSES DE TÔKYÔ


LES 7 ROSES DE TÔKYÔ

traduit du japonais par Jacques Lalloz

Ce petit pavé, qui s'est retrouvé dans ma PAL simplement parce qu'il est japonais et que je trouvais le titre joli, est en fait un roman historique évoquant une période sombre de l'histoire japonaise, celle de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de l'occupation américaine. 
Ça peut paraître plombant décrit ainsi mais il est rédigé sous la forme d'un journal tenu par un fabricant d'éventails d'un quartier de Tôkyô, et ce choix narratif insuffle beaucoup de fraîcheur et de "légèreté" au récit malgré le contexte. 
C'est d'ailleurs ce qui m'a plu dès les premières pages, le ton du journal, l'évocation, du point de vue d'un simple civil japonais, des réalités de la guerre et de la vie des petites gens, avec leur sens de la débrouillardise, les combines du marché noir, les tracasseries administratives, mais aussi leurs difficiles conditions de survie.

INOUE Hisashi