mardi 13 décembre 2005

PRISONNIERS DU PARADIS


PRISONNIERS DU PARADIS

traduit du finnois par Antoine Chalvin

Quatrième de couv':
"Un avion qui fait un amerrissage forcé avec à son bord des sages-femmes et des bûcherons - à proximité quand même d'une île - cela n'existe que chez Paasilinna. Voici les naufragés qui s'organisent, chacun retrouvant vite ses habitudes : les Finlandais distillent de l'alcool et ouvrent le " Café de la jungle ". Les Suédoises mettent sur pied un centre de planning familial - n'oublions pas qu'il y a vingt-huit hommes et vingt-six femmes échoués sur la plage. Une plage de sable blanc bordée de cocotiers et où finalement, entre chasse, pêche et culture, la vie ne va pas être désagréable du tout. Au point que certains n'auront aucune envie de retrouver la " civilisation " quand un navire américain s'approche et que son commandant veut évacuer les joyeux naufragés.

Arto PAASILINNA


PRISONNIERS DU PARADIS

lundi 12 décembre 2005

LE BAR SOUS LA MER


LE BAR SOUS LA MER

 traduit de l'italien par Alain Sarrabayrouse

Quatrième de couv':
"Pour sauver un vieil homme qui s'est jeté à l'eau, un promeneur plonge et découvre que le vieillard nage tout simplement vers un bar au fond de la mer ! Il l'accompagne et va vivre là une bien étrange nuit, car les clients de ce bar branché sur les hautes ondes de l'imaginaire se révèlent des conteurs comme on rêve d'en rencontrer. Qui parodie quoi (ou qui) ? Au lecteur de jouer le jeu et d'entrer dans ce labyrinthe de pastiches où se mêlent savoureusement humour et littérature.
"


Procédé original pour conter des nouvelles comme faisant partie intégrante d'une seule histoire.
Ici, chaque personnage du bar raconte tour à tour une histoire à sa manière, mais toujours avec cette même pétillance, ce même humour et cette même "bargerie" qui caractérisent l'auteur. Et autre tour de force, l'auteur revisite différents genres littéraires par l'intermédiaire de ces conteurs hors pair, en passant par le genre SF avec son martien amoureux, le policier, le fantastique...

dimanche 11 décembre 2005

BRODERIES


BRODERIES

"L'auteure de l'éclatante série Persepolis propose ici une incursion intime dans l'univers intime des femmes iraniennes. Dans la famille Satrapi, lorsque les hommes font la sieste, les femmes en profitent pour prendre un thé et se raconter les histoires les plus inusitées. On y parle de mariage, de sexe, d'amour, de la liberté de la femme et de l'Iran en général. Mais surtout, on y parle des hommes iraniens, que ces femmes semblent détester et mépriser. Le dessin dénudé, typique de Satrapi, demeure d'une efficacité redoutable. "


Encore une véritable réussite, cette petite BD de Marjane Satrapi !

Avec ce même humour ravageur (il y a des passages franchement hilarants), l'auteur, cette fois, sur fond de papotages entre femmes, expose sans voile ni fausse pudeur la vie sexuelle des iraniennes.

Les travers de cette société sont évidemment soulignés à coup d'encre noir et à force d'ironie, et on se régale !

jeudi 24 novembre 2005

LE MIRACLE DU MANGUIER


LE MIRACLE DU MANGUIER

traduit de l'allemand (Autriche) par Jean-Jacques Pollet

Un roman frais, léger et fantaisiste, très plaisant à lire, l'auteur le qualifie lui-même de "littérature de distraction", et c'est tout à fait ça.
 
Ce qui m'a plu, c'est la mise en place et le développement de l'intrigue. Plein d'éléments énigmatiques ponctuent l'histoire et ce n'est que vers la fin que tout s'éclaire et que s'expliquent tous ces éléments. La solution est simple et exotique, limite gentillette, l'intrigue n'a rien de policier mais met en lumière la logique de tous ces événements que le lecteur a traversé et vécu avec le principal protagoniste.
Il y a quelque chose d'assez désuet et innocent dans cette manière de mener l'histoire, dans cette fantaisie, dans l'histoire elle-même, dans le contexte, les personnages, comme si le roman était le reflet d'une époque révolue qui ne ressemble plus à la nôtre, si complexe et étriquée.

Leo PERUTZ

 

mercredi 23 novembre 2005

LE TRUOC-NOG


LE TRUOC-NOG

Présentation de l'éditeur
On le sait, chaque automne depuis cent ans, le Goncourt est attribué au livre le plus insignifiant de la rentrée. Si l'utilité de ce prix repoussoir n'est plus à prouver - il montre à nos jeunes écrivains les voies littéraires sans avenir - il ne faut pas oublier trop vite les goncourables, ces malheureux qui passent deux mois dans une grande détresse morale à attendre le verdict. Ils sont chair et tripes, ces gens-là, et ils ont mal à l'amour-propre. Peu de supplices sont comparables à ceux d'un pauvre bougre en sursis du Goncourt. 

Iegor Gran, un auteur confirmé dans son statut d'écrivain loufoque et satirique.
Ce qui est drôle avec lui, en tout cas ce qui me plaît chez lui, c'est qu'il prend le parti de ridiculiser une institution sacrée à laquelle on ne penserait pas sérieusement à s'en prendre ou qu'on n'oserait pas critiquer (les ONG déjà), et lui s'en donne à coeur joie pour en dénoncer certains travers, et c'est un régal tellement c'est décalé.
Il est très doué dans les réflexions et répliques piquantes, en tout cas, il me fait bien rire.