mercredi 30 avril 2014

PHASE 7


PHASE 7

"- Alors "Phase 7", ça parle de quoi ?
- De quoi ? Hum... Hmm.
Je n'y ai jamais vraiment pensé. Ce n'est pas vraiment "à propos" de quelque chose ! C'est mon espace où je peux expérimenter la BD."

Voilà qui en dit long sur cette BD irrésumable !
Pour nous éclairer sur le titre :
"J'ai décidé d'écrire les choses que je pourrais faire pour que ma vie soit meilleure. [...] Je n'ai pas écrit une "liste" mais un plan, il n'y avait pas des points mais des phases !
J'ai rapidement griffonné les six premières phrases. Dans mon élan, j'avais déjà marqué "Phase 7" sans avoir de point en plus. Alors sans raisons particulières, j'avais noté Phase 7 mon meilleur et ultime scénario.

Alec LONGSTRETH


PHASE 7

samedi 26 avril 2014

COMMENT J'AI APPRIS À LIRE


COMMENT J'AI APPRIS À LIRE

En lisant ce livre, j'espérais un certain processus d'identification, mais j'ai trouvé l'auteure tellement torturée dans son autoanalyse que je m'y suis un peu perdue parfois. Beaucoup d'observations et de remarques intéressantes en ressortent toutefois autour de notre éducation littéraire, du chemin de croix de l'auteure pour apprécier la lecture depuis sa plus tendre enfance jusqu'à ses années étudiante, en passant par l'adolescence et ses découvertes littéraires.

Le bémol, elle intellectualise trop... Le texte est trop soigné, trop propre sur lui. Certes, elle a l'art de la formule mais ses propos me semblaient parfois tellement entortillés qu'ils en perdaient leur charme.
Exemple : "accéder enfin et encore à la lecture, qui est à la fois le lieu de l'altérité apaisée et celui de la résolution, jamais achevée, de l'énigme que constitue pour chacun sa propre histoire" - J'ai envie de dire : "seriously ??"

Agnès DESARTHE


COMMENT J'AI APPRIS À LIRE

jeudi 24 avril 2014

MAUVAIS GENRE


MAUVAIS GENRE

D'après La garçonne et l'assassin de Fabrice Virgili & Danièle Voldman

(pfiou, je sens que je vais le mettre dans ma LAL celui-là...)

Une BD sur laquelle je lorgnais depuis un moment, enthousiasme blogosphérique oblige, titre couronné par plusieurs prix, sur mon chemin dans toutes les librairies, et puis bon...

... tout est fascinant dans cette BD !
- la couverture déjà, avec ce sens de la mise en scène flagrant, une ambiguïté troublante dans cette illustration, des couleurs magnétiques, et ce titre... !
- et en feuilletant, comment ne pas être happé par la beauté hypnotique des dessins, on s'arrêterait cinq minutes sur chacune. Ces nuances de noir, de gris, de blanc, et ces touches de rouge qui illuminent ces compositions, sublime ! J'ai lu sur le blog de l'auteure qu'elle avait utilisé des litres d'encre de chine pour ces dessins. Quel magnifique résultat !

Chloé CRUCHAUDET


MAUVAIS GENRE

GROENLAND MANHATTAN


lundi 21 avril 2014

LA GUERRE DES SALAMANDRES


LA GUERRE DES SALAMANDRES

traduit du tchèque par Claudia Ancelot

Quel livre étonnant, époustouflant, détonnant, incroyablement riche, foisonnant d'originalité, de traits de génie, de délires inattendus autant stylistiques que narratifs, visionnaire, intelligent, en un mot, un OLNI !
"Un sommet de style et d'humour" dixit la 4è de couv. Ouiouioui je suis d'accord ! Et ce qui me secoue le plus, c'est que c'est un OLNI paru en 1935. Je le précise car je ne m'attendais pas du tout à trouver autant de modernité dans un livre de cette époque, de pirouettes auxquelles les dernières décennies m'ont davantage habituée. Rien de classique, ni de prévisible dans cette oeuvre, chef d'oeuvre ai-je envie d'écrire, du Tchèque Karel Čapek, celui qui a popularisé le mot "robot" ("travailleur" en tchèque).
Je me remets encore difficilement de cette expérience de lecture qui est tellement unique ! Même les maîtres en la matière de notre époque ne lui arrivent pas à la cheville en terme de délires les plus improbables, et je commence à être rodée pourtant.