vendredi 27 février 2026

CLEAR


ÉCLAIRCIE 

Un roman court qui a pas mal tourné sur la blogo, à chaque fois avec des retours enthousiastes, ce qui n'a pas manqué attiser ma curiosité.

Le contexte de l'intrigue : depuis le milieu du 17e siècle en Écosse ont été mises en place les tragiques Clearances, une politique implacable permettant aux propriétaires terriens d'évincer les paysans de leurs terres, libérant ainsi des hectares de pâturage pour des troupeaux de moutons, beaucoup plus lucratifs. 
Le roman se déroule ici en 1843 sur une île perdue au large de l'Écosse. John Fergusson, un pasteur sans le sou, y est envoyé pour chasser Ivar, le dernier habitant du coin, dans le cadre des Clearances. Ce n'est pas vraiment de gaité de coeur qu'il a accepté cette mission, mais la misère l'y contraint quelque peu. Sauf que voilà, patatras !

Carys DAVIES

 

mardi 24 février 2026

WHY DON'T YOU LOVE ME ?


Noté suite à une critique bien intrigante dans Les Midis de culture : l'histoire d'un couple avec deux enfants dans une BD mettant en scène une mère alcoolique et dépressive, un père quelque peu paumé et des enfants livrés à eux-mêmes. Ça devrait être triste à en pleurer, mais c'est extrêmement drôle, et surtout, il y a un twist qui change le regard qu'on portait sur cette histoire et qui permet de mieux comprendre les situations quelque peu déroutantes en première partie. 
Vendu donc !

Mark et Claire présentent tous les signes d'un couple malheureux en mariage. Elle, passe sa journée à la maison à boire et à fumer des cigarettes à la chaîne, et envoie bouler à peu près tout le monde (méchamment drôle !). Lui, dort sur le canapé, peine à se rappeler le prénom de son fils et exerce un métier auquel il ne connaît rien (hilarant !).

Paul B. RAINEY

 

jeudi 19 février 2026

DE GRANDES DENTS


ENQUÊTE SUR UN PETIT MALENTENDU

Suivi de Barbie-Bleue, un conte dont vous êtes le Perrault

Bon, moi qui ne résiste pas à tout ce qui touche de près ou de loin aux contes de notre enfance - contes détournés, réinventés, réadaptés, essais, analyses - j'étais cuite avec un titre pareil ! Sans parler du sous-titre et du petit conte revisité en bonus.

J'avais déjà lu une analyse très argumentée d'Anne-Marie Garat qui voyait au détour de chaque phrase du conte dont il est question ici, une connotation sexuelle. Oui, Le Petit Chaperon rouge serait limite pornographique. Le choc pour moi qui en étais restée à ma petite lecture premier degré dont la moralité était la mise en garde contre les inconnus ("ceux qui rôdent dans les bois, les bals, les parkings").

Lucile NOVAT

 

dimanche 15 février 2026

CACHE-CACHE


traduit du danois par Caroline Berg

Des auteurs de polar nordique, il y en a à la pelle. Je n'en ai pas lu la vaste majorité car c'est à ne plus savoir à quel saint Scandinave se vouer, mais s'il y en un qui me rend fébrile depuis celui qui a quasiment ouvert le bal, aka Stieg Larsson, c'est le Danois Søren Sveistrup dont j'avais dévoré le pavéesque Octobre en quelques jours. J'étais toute fofolle quand j'ai découvert l'existence de son dernier que j'attendais depuis des années - un autre beau pavé 🤩 - et que j'ai traqué à la bibli telle une psychopathe digne d'un de ses romans. À peine terminé, j'en redemandais ! Ah lui, je pourrais tout lire d'une traite.

Sur la couverture figure un bandeau d'accroche : "Si Octobre vous a coupé les jambes, Cache-cache vous coupera le souffle !" On l'espère bien, oui !, on y croit sans y croire, la barre du suspense à son comble était déjà bien haute, et pourtant, si !, il a réussi à me happer dans cette nouvelle intrigue haletante et à me souffler de nouveau.

mardi 10 février 2026

TERRE DES SANS-PATRIE


Un roman qui m'avait attirée par sa couverture, son titre et cette question philosophique qui laissait entrevoir l'esprit du livre : "[...] nous aurons une dernière pensée pour nous-mêmes, en une dernière question : avons-nous eu une existence sombre ou une sombre existence ?"

Rien de plombant pourtant au premier abord malgré le drame de la situation. 
L'histoire se présente comme un conte ou une fable au ton léger et avenant, où la rude réalité n'est jamais vraiment expressément nommée et plutôt joliment romancée : on comprend vite que le Ravin, qui passerait presque pour un domaine de rêve, est un bidonville, que les personnes que Baba Mathus y accueille depuis des décennies sont en réalité les exclus, ceux qui n'ont ni acte de naissance ni nationalité. Le monde extérieur avec ses travers et ses dangers est désigné sous le nom de l'Empire Extérieur. 

Mahmoud SOUMARÉ

 

samedi 7 février 2026

VIERGES


UNE FOLLE HISTOIRE DE LA VIRGINITÉ

Une BD qui annonçait une énième plongée dans les conditions des femmes, le patriarcat, le féminisme... Je n'avais pas forcément envie de cette immersion qui, par moment, me lasse, mais bon, elle était estampillée coup de coeur de ma bibli, coup de coeur du Prix des Droits des Femmes (créé en 2024), l'humour semblait au rendez-vous et la question centrale "pourquoi la virginité est-elle si importante dans l'Histoire et dans la plupart des cultures ?" méritait réponse tout de même. J'ai fini par céder à la curiosité.^^
Surtout que je suis une personne nourrie et élevée au bon grain des idées reçues et tout comme l'autrice, "je croyais que l'hymen était le signe ultime de la virginité", ce que (spoiler alert) cette enquête pleine de rebondissements surprenants va démentir. De même, il ne m'était jamais venu à l'idée de questionner comment les 70 vierges du paradis le restaient (mais j'avoue que je n'y pense jamais).

Élise THIÉBAUT

 

mardi 3 février 2026

CHEVAL


Repéré en bibliothèque, c'est un peu tout qui m'a irrésistiblement attirée : la couverture, qui semblait gentiment se jouer de nous avec son dessin enfantin, le titre, comme sorti de nulle part, sans lien apparent avec l'illustration, le tout aux éditions Do dont le catalogue m'avait déjà intriguée au cours de mes dérives bloguesques. L'occasion idéale de les découvrir enfin !

Un coup d'oeil à la quatrième de couv et j'étais ferrée :
" "J'avais acheté cette maison car elle n'était pas chère, pas chère du tout, et je l'avais achetée malgré l'aspect inquiétant qu'elle aurait pu offrir aux passants, s'il y en avait eu, mais il n'y en avait pas."

Cheval, ça se passe à la lisière d'une ville. Il y a une maison, qui n'a pas la forme exacte d'une maison. Le jour, on va travailler.

Julie BOUDILLON