( OBJECTIF ZÉRO ou DEVENIR ZÉRO suivant l'édition)
Je voulais profiter de l'Hiver polar pour caser cette lecture qui avait thrillé nombre de blogueuses, mais mon billet arrive avec plus d'un mois de retard, en plein printemps... À la lecture du résumé, c'était plutôt convaincant ! J'aimais beaucoup l'idée de l'intrigue qui me semblait efficace, avec un bon potentiel de page-turner. La perspective de rajouter un auteur néo-zélandais sur mes étagères était un argument supplémentaire pour que je cède à la tentation.
Le résumé : Dix participants à la mission "Objectif Zéro" ont deux heures pour disparaître des radars. Si, au bout de trente jours, ils ne sont toujours pas repérés, ils remportent trois millions de dollars. À l'aide de drones, d'algorithmes prédictifs, de systèmes de reconnaissance faciale, de détecteurs de mouvement, les agents de Fusion à l'origine de ce bêtatest se lancent à leurs trousses, sûrs de débusquer les "Zéros" en un rien de temps. Si Fusion réussit leur pari, ils pourront lancer une application révolutionnaire de surveillance des citoyens avec l'aval de la CIA. Sauf que voilà, Kaitlyn, une des participantes qu'ils avaient visiblement sous-estimée, leur donne du fil à retordre. Et elle a l'air bien déterminée à remporter la victoire.
Verdict : un bon thriller divertissant que je verrais bien adapté à l'écran, mais pas l'intrigue claque que j'espérais, dû entre autres à quelques faiblesses narratives en deuxième partie. Ça démarrait bien pourtant. J'étais tellement prise dans les premières pages que j'étais convaincue du coup de coeur en devenir. Intrigue dingue, addictive, bien fichue, avec son compte à rebours thrillant à souhait, je recommandais déjà ce roman à tout-va autour de moi. Je page-turnais à fond en hurlant (dans ma tête) "Go Kaitlyn !" Puis l'enthousiasme s'est stabilisé un cran en dessous au fil des pages pour se dégrader au dernier tiers qui devenait sérieusement capillotracté. Sans parler du personnage de Cy, le boss de Fusion, imbuvable à en être grotesquement caricatural.
L'intérêt de ce roman (pour moi) était vraiment dans la première partie où l'auteur a exploré les dangers et les failles d'un monde ultra connecté de façon assez convaincante et palpitante, ensuite, petit retournement de situation plutôt intéressant où j'applaudissais encore (cette Kaitlyn !!), mais en deuxième partie, les événements ont pris une tournure qui m'a presque sortie de l'histoire. C'est parti dans un délire que je n'ai plus suivi et narrativement, je commençais à trouver tout grand-guignolesque. Dommage que ça n'ait pas été gé-nial jusqu'au bout, mais ça m'a globalement tout de même bien divertie.
L'auteur
Anthony McCarten, né en Nouvelle-Zélande en 1961, est romancier et scénariste.

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