lundi 29 décembre 2008

FABLES 2 : LA FERME DES ANIMAUX


FABLES 2 : ANIMAL FARM

FABLES 2 : LA FERME DES ANIMAUX )

Présentation de l'éditeur
"Imaginez... Imaginez des cochons qui parlent dans la rue. Imaginez la Belle et la Bête discutant contrats de mariage. Imaginez le Grand Méchant Loup installé comme détective privé. Voici le monde des Fables, depuis que le Dernier Château est tombé devant les armées conquérantes de l'Adversaire. Un monde où les héros des contes de notre enfance se sont réfugiés, dans un voisinage calme mais tendu.
Ils vivent heureux à Fableville. Enfin, la plupart d'entre eux. Ceux qui ont figure humaine. Les autres, les géants, les animaux anthropomorphes, les maisons en forme de chaussure, les lutins, les chats bottés et les crocodiles à lunettes, vivent à la Ferme. C'est là que Rose Rouge, punie et exilée, devra purger une peine de travaux d'intérêts fabuleux. Sa sœur, Blanche Neige, la conduit à ce qui sera son nouveau domicile pour les temps çà venir. Mais dès leur arrivée, l'air se parfume d'une drôle d'odeur, une odeur de rébellion.
C'est la révolution à la Ferme des Animaux."

Second volet de la série des Fables - je commence à accepter les personnages tels qu'ils sont, à m'habituer à leur nouvelle personnalité, et même, à franchement à en rire tellement c'est surréaliste! Le graphisme est par ailleurs plus plaisant, résolument plus moderne, moins comics des années 70s que ce que m'avait évoqué le tome 1 (à noter que le dessinateur est différent, Mark Buckingham ici, Lan Medina dans le tome précédent, ceci expliquant le changement - à peine perceptible cela dit, les traits sont juste moins durs... ).

N'empêche, n'empêche, ça fait toujours bizarre de voir ces personnages de contes de fée métamorphosés de la sorte.
Cette fois-ci, on voit une Boucle d'Or transformée en girl commando (sérieux elle fout les pétoches lol), traitant Blanche-Neige de - je cite - "fouteuse de merde". Côté niveau de langage, on n'est d'ailleurs pas en reste avec les autres personnages qui ponctuent leurs phrases de "Nullache", "trouduc" et je ne sais plus quoi d'autres, sans parler du fait que certains nous révèlent leur sexualité débridée qu'on a peine à concilier avec leur image dans les contes de fée (mdrrr).

Parallèlement à ça, on découvre donc la deuxième communauté des Fables, les animaux et autres personnages non-humains qui ne peuvent se fondre dans la masse new-yorkaise des Communs (nous donc), et qui, de ce fait, se retrouvent isolés dans une ferme des environs. Mécontents de leur sort, ils fomentent une révolution contre les Fables humaines et se préparent à reconquérir leurs terres envahies par l'Adversaire.

Encore une fois, malgré une intrigue qui ne s'annonce pas particulièrement exceptionnelle au départ, Bill Willingham s'en sort très très bien en lui faisant prendre des détours inattendus, et en retombant sur ses pattes sans se vautrer dans la conclusion. Tout est développé avec cohérence. On en apprend davantage ici sur les Fables et je trouve vraiment que l'auteur ne manque pas d'imagination, car ce n'est pas évident d'inventer une nouvelle vie, une nouvelle situation à des personnages, tout en veillant à rester fidèle à leur essence même et à leur passé de personnages de contes de fée, et tout en mêlant les références littéraires entre elles (Georges Orwell pour ne citer que lui). Pour métamorphosé que soit ces personnages, ils n'en restent pas moins les personnages de contes qu'on connaît et ça c'est fort.

Beaucoup de second degré et définitivement plus d'humour dans ce tome-ci, ce qui me motive à poursuivre la découverte de ces Fables.

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