mercredi 16 janvier 2019

DEATH WITHOUT COMPANY


DEATH WITHOUT COMPANY

( LE CAMP DES MORTS )

(lu en octobre 2018)
Ce sont quelques billets sur des romans de la série Longmire qui ont fleuri ici et là il y a quelques mois qui m'ont rappelée à son bon souvenir. Je ne sais pas si ce "foisonnement" subi était dû à la parution de son dernier roman, ou si c'était juste une coïncidence, ou si j'ai juste fait davantage attention à ces titres. Toujours est-il que ça m'a donné furieusement envie de retrouver Longmire et toute sa clique, dont l'inénarrable Henry Standing Bear. J'avais fait leur connaissance il y a 6 ans via le premier tome, une expérience de lecture qui s'apparente assez à une aventure à la "rendez-vous en terre inconnue". Je débarquais dans un trou paumé dans le Wyoming et pendant un long moment, je m'étais demandé ce que je faisais là. Et puis petit à petit, à force de côtoyer ce petit monde au quotidien, j'ai fini par vraiment les apprécier tous et à me sentir bien avec eux.

En me plongeant dans le tome 2 (j'aime faire les choses dans l'ordre même si j'avoue que, suivant les résumés, certains autres romans me tentaient davantage), je pensais donc retrouver ce microcosme wyominguien avec plaisir, j'en frétillais d'avance même...
... las, j'avoue que le plaisir ne fut pas vraiment au rendez-vous cette fois-ci.

Le rythme de vie wyominguien est décidément trop lent et pépère pour moi. Ce fut un court séjour mais j'ai eu le temps de m'ennuyer un peu tout le long. Ce n'est même pas l'intrigue en elle-même, qui a un rythme tranquille quoique tout à fait normal, non dénuée de petits rebondissements et même d'action, c'est vraiment la vie sur place, et les personnages. Je pensais apprécier le retour à ce calme (ça fait du bien de temps en temps) et retrouver avec plaisir leur personnalité un peu ours, frustre, de durs à cuire, façon cow-boy, mais ça manquait de caractère, du mordant que j'avais gardé en souvenir et qui compense cette impression de trop calme, ça manquait de cette espèce d'humour froid à travers des répliques bien senties entre les personnages, ça manquait aussi de situations vraiment amusantes et de réflexions bien trouvées et percutantes qui m'avaient marquée dans le premier volume.
Il y avait de tout ça mais pas assez à mon goût. Longmire traîne en plus une sorte de mélancolie qui le perd un peu dans ses pensées et on s'y ennuie un peu. J'avais aussi gardé le souvenir d'une présence plus importante de Henry Standing Bear. J'avais beaucoup aimé sa relation avec Longmire dans le tome 1 et cela m'a manqué ici. Il était présent mais pas assez à mon goût.

Il faut dire que dans ce tome, l'intrigue se focalise cette fois-ci sur le mentor de Longmire, Lucian Connally, et surtout sur Mari Baroja, son amour secret de toujours dont la mort suspecte sonne le début de l'enquête. Qui aurait pu bénéficier de la disparition de cette vieille dame basque ? Et pourquoi tous ces autres meurtres et tentatives de meurtre ? Une enquête de bonne facture, quoique pas des plus palpitantes, impliquant des histoires de famille (tout ce que je n'aime pas trop), dans laquelle l'auteur, Craig Johnson, parvient tout de même à distiller ce qu'il faut d'action et de suspense.
Le bonus plus, c'est l'arrivée d'un nouveau personnage, Santiago Saizarbitoria, qui rejoint l'équipe du shérif et qui semble prometteur mais nous avons à peine eu le temps de nous croiser vraiment et de faire connaissance dans ce tome.
J'avais beaucoup espéré aussi de l'entrée en scène de la fille de Longmire, qui, je craignais, serait une sorte de femme de Colombo (on en parle mais on ne la voit jamais) mais en fait, sa présence n'a pas apporté grand-chose.

En relisant mon billet sur le tome 1, je vois que j'avais déjà conclu que je n'étais pas aussi emballée que les Craig Johnson fans sur ce premier roman, mais quelque chose me disait à l'époque que sur la longueur, il pourrait me gagner à sa cause. Là, je n'en suis plus si sûre... J'hésite à lire la suite.

Un des rares passages comme il y en avait davantage dans le tome 1 et dont j'aime l'esprit :

" "Hell, she killed somebody and got away with it. It's in the blood."
I took a deep breath. "Those two aren't related."
She continued to watch the snow through the windshield. "Blood's in everybody." "

12 commentaires:

  1. Bon, lis dans le désordre, A vol d'oiseau se passe dans la réserve indienne

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    1. Ahlala, rien à faire, je suis une psychorigide de l'ordre quand il s'agit de séries.;-) Quoique j'ai déjà fait quelques entorses avec, entre autres, Vargas, et ça s'est très bien passé. À voir donc mais bon, ce ne sera pas pour tout de suite, ça c'est sûr.

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  2. C'est vrai que certains des opus sont un peu longs, mais j'aime tellement les personnages que je suis toujours ravie de les retrouver malgré ce bémol !

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    1. C'est surtout lent et un peu trop calme. En tout cas, ce tome-ci m'a beaucoup moins convaincue que le premier, même au niveau personnages. Peut-être y reviendrais-je un jour, mais au vu de ma PAL, ça ne risque pas d'être avant un bon moment.:-)

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  3. Haha ton billet m'amuse ! J'ame tes hésitations, tes atermoiements... Je pense que je serai plus fan que toi sur la longueur (je n'en ai lu qu'un jusque là) mais ui sait ? ;-)

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    1. Je guetterai avec attention ton avis sur le deuxième tome.;-)

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  4. Je ne connais pas et n'ai pas trop envie de connaitre.
    Bonne fin de semaine.

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    1. Connaissant un peu tes goûts, je pense ne pas me tromper en confirmant que ce n'est effectivement pas le genre de roman qui t'enthousiasmerait.;-)

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  5. Je suis bien navrée pour toi. Mais il y en a plein d'autres pour te consoler.

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    1. Oui, depuis j'ai eu quelques lectures plus enthousiasmantes.;-)

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  6. Je me suis arrêtée (et pas parce que je n'aime pas, hein!) à Dark Horse qui doit être le 5ème de la série. J'avais en plus rencontré l'auteur qui est super sympa. C'est pépère oui, comme tu dis, mais j'aime beaucoup

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    1. J'avais assisté à une table ronde avec cet auteur. Sacré personnage avec des anecdotes et des histoires passionnantes, c'est vrai qu'il dégage tout de suite beaucoup de sympathie. Je ne suis toujours pas sûre de poursuivre sa série mais sait-on jamais...

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