mardi 29 juin 2021

LEGEND


LEGEND

( LÉGENDE ) 

Normalement, je ne m'aventure pas trop sur le terrain de l'heroic fantasy. Les histoires de quêtes ou de guerres avec héros invincible dans une époque médiévale ou mythique, même enrobées de magie et de merveilleux, ne me font pas trop vibrer, mais  une LC s'est présentée comme une belle occasion de sortir de ma zone de confort et de découvrir un classique du genre par le très réputé David Gemmell. 
Légende est le premier tome écrit du cycle de Drenai, composé de 11 volumes se déroulant tous dans le même univers mais pouvant se lire séparément.

Dès les premières pages, on rentre dans le dur. Le seigneur de guerre, Ulric, à la tête des tribus Nadir, veut conquérir l'empire Drenai. Avec ses 500 000 guerriers, il est à peu près certain qu'il ne fera qu'une bouchée des 10 000 hommes défendant la forteresse de Dros Delnoch dont le sort des Drenai dépend.

David GEMMELL

 

mercredi 16 juin 2021

A ROOM OF ONE'S OWN


A ROOM OF ONE'S OWN

( UNE CHAMBRE À SOI
également traduit sous le titre UNE PIÈCE BIEN À SOI )

Si ma première rencontre avec Virginia Woolf ne fut pas totalement concluante, je n'ai pas pour autant détourné les yeux en tombant sur cet essai que j'ai dévoré en un rien de temps. Il faut dire qu'il est court (certes) que le thème m'intéressait grandement, celui des femmes et de la fiction, sujet développé lors d'une conférence qu'elle a été invitée à donner à Cambridge en 1928. D'emblée, j'ai aimé le fait que, devant l'ampleur de la tâche, elle choisisse une façon originale et presque ludique d'explorer ce thème puisqu'elle décide de l'aborder sous la forme d'une promenade fictive à "Oxbridge", nous offrant ainsi un panorama saisissant des disparités homme-femme au fil de l'Histoire. Judicieux ! C'est un peu comme un "Il était une fois... (la vie, l'Homme)" avant l'heure, ou ces reconstitutions historiques dans les documentaires TV.

mercredi 2 juin 2021

UPROOTED


UPROOTED

( DÉRACINÉE )

Un village menacé depuis toujours par le Bois, une entité maléfique qui hante la forêt avoisinante ? Un puissant magicien surnommé le Dragon, objet des pires rumeurs, chargé de sa protection ? En contrepartie, une jeune villageoise choisie par ses soins pour entrer à son service pendant dix ans ? 

Voilà un roman de fantasy garanti sans gnome ni elfe, qui fleurait bon les contes de notre enfance dont je raffole, avec, en lieu d'un prince, un puissant magicien, en lieu d'une princesse, une apprentie magicienne, et dans le rôle du méchant, le Bois. Je n'ai donc pas résisté longtemps. Très vite d'ailleurs, j'ai eu l'impression de me retrouver dans l'univers de "la Belle et la Bête". Pour basculer assez rapidement dans l'ambiance de "L'Exorciste". 😂

Naomi NOVIK

 


mercredi 26 mai 2021

MIDDLE ENGLAND


MIDDLE ENGLAND

( LE COEUR DE L'ANGLETERRE )

En ce qui concerne Jonathan Coe, je fais partie de ces personnes qui ont raté le train des deux premiers opus de sa trilogie romanesque "Les enfants de Longbridge", Bienvenue au Club et Le Cercle fermé, un voyage que je comptais faire un jour mais sans urgence. En attendant, pour découvrir sa plume et son univers, j'avais opté, assez récemment, pour La Vie très privée de Mr Sim dont j'avais beaucoup aimé le style et l'humour. Jonathan Coe restait donc dans mes petits papiers mais ses autres romans me tentant aussi, je n'étais toujours pas prête à embarquer dans ce fameux train. 
Puis est paru le troisième opus, Le Coeur de l'Angleterre, décrit comme le roman sur le Brexit, dont le thème et le contexte "Angleterre contemporaine" me parlaient davantage que ceux des deux premiers. À noter en passant que Coe n'avait jamais vraiment envisagé une suite à ces deux volumes mais le sujet le travaillant, il a décidé de se servir de ces personnages pour l'aborder.

vendredi 21 mai 2021

MOI, CE QUE J'AIME, C'EST LES MONSTRES - LIVRE PREMIER


( MY FAVORITE THING IS MONSTERS - VOLUME 1 )

traduit de l'anglais par Jean-Charles Khalifa

Une fois la dernière page tournée, j'ai lâché un "pfiou !" auquel il me semblait que rajouter tout autre mot était superflu. Je ne doutais pas que ce roman graphique était une oeuvre exceptionnelle mais traverser une expérience de lecture aussi puissante et perturbante, aussi bien d'un point de vue graphique que narratif, qui vous émerveille et vous fout des claques à chaque page, non, je ne pensais pas vivre ça.

Lire cet album, c'est comme plonger littéralement dans la tête de quelqu'un, ici d'une petite fille de 10 ans, et par extension de l'auteure, Emil Ferris, et se noyer dans un monde étrange pétri de visions, de pensées, tout un peu pêle-mêle, qui se structurent et suivent une ligne directrice, tout en se perdant dans des délires où l'on a parfois nos repères, et parfois c'est juste complètement dingue, fantasmagorique, labyrinthique, et malgré tout, on ne perd pas le fil.