dimanche 17 mai 2026

NOS REGARDS SE SONT CROISÉS


LA SCÈNE DE LA RENCONTRE AVEC UN ANIMAL

Un titre et un sujet qui, au détour d'une de mes biblis, m'ont tout de suite fait de l'oeil, sans mauvais jeu de mots. Regards croisés entre animaux humains et non humains. Ce moment fragile, troublant et précieux, un moment privilégié en somme, où l'animal et nous nous regardons les yeux dans les yeux. Moi ça m'a toujours fait un petit quelque chose car c'est une expérience bien différente de celle des regards croisés entre humains. 
Enfin, bon, je parle de l'animal domestique car il ne m'a jamais été donné de ne serait-ce qu'apercevoir au loin un renard, un chevreuil, une biche... 😭 Il faut dire que la présence des bêtes s'est raréfiée dans notre quotidien de citadins.

"Or, c'est aussi par le contact direct avec les animaux que nous nous définissons comme être humains, en prenant conscience de ce qui nous lie à eux et ce qui nous différencie.

Pierre SCHOENTJES

 

mercredi 13 mai 2026

AU LARGE DES VÎLES - TOME 1


Repéré chez DocBird et également commenté par Audrey, ce roman jeunesse futuriste sur fond de thème maritime m'a tout de suite fait de l'oeil. Quelle excellente trouvaille ce mot-valise, "vîle", qui désigne une sorte de ville flottante, d'île artificielle dérivant au large !

L'intrigue se déroule au 22e siècle, aux abords de l'Indonésie, ou plutôt de ce qu'il reste de la région depuis les ravages de la pollution et les conséquences du changement climatique au cours du 21e siècle, dans l'Ancien Monde. La mer autrefois turquoise est devenue grise, victime d'une algue opportuniste et de débris hétéroclites. La plupart des villes sur les continents sont à moitié englouties.

Autour de Port-Selatan se dressent des montagnes de déchets et une usine de recyclage appartenant à Lemnistic Artefacts a été implantée sur l'île du Lac où travaillent les plus démunis, en triant le plastique qui y est transformé en lemnistic, une substance aux usages multiples.

Lucie PIERRAT-PAJOT

 

dimanche 10 mai 2026

LE CHÂTEAU DES ANIMAUX - TOME 4


LE CHÂTEAU DES ANIMAUX

                   4. LE SANG DU ROI

Explosion de joie quand j'ai pu mettre la main sur ce tome à ma bibli, un tome très attendu puisqu'il s'agit de celui qui clôture une des séries les plus enthousiasmantes que j'ai lues ces dernières années et dont j'attendais le dénouement depuis trois ans !

J'avais adoré le premier tome de cette série graphique qui revisite La Ferme des animaux de George Orwell et le tome 2 ne m'a pas déçue, pas plus que le tome 3 !
Pour resituer le contexte rapidement (hop quasi cop/col du billet précédent), l'intrigue se déroule non pas dans une ferme mais au Château, abandonné par les hommes depuis bien longtemps et dirigé "d'un sabot de fer" par un taureau, le président Silvio, secondé par une milice de chiens. 

jeudi 7 mai 2026

THE BOOK OF GUILT


( LE LIVRE DE LA CULPABILITÉ )

Repéré parmi les nouveautés de Gallmeister en mars, j'ai tout de suite été intriguée par ce titre et la couverture vintage années 50-60 qui donnait l'impression de quelque chose de faussement joyeux, ou de joie plaquée, et qui m'a évoqué l'atmosphère d'Un bonheur insoutenable d'Ira Levin. On nous vend une société ou une famille modèle et idyllique en apparence, mais en creusant, on sent que quelque chose cloche, que tout cela n'est que vernis de surface.
Bref, j'ai craqué, d'autant plus que la perspective de rajouter une autrice néo-zélandaise sur mes étagères m'enchantait.

L'histoire se déroule dans l'Angleterre des années 70, mais dans un monde quelque peu différent du nôtre, où aucun pays n'a vraiment gagné la Seconde Guerre mondiale et où le gouvernement anglais repose sur des alliances inquiétantes. 

Catherine CHIDGEY

 

mardi 5 mai 2026

YON - TOME 2


Convaincue par le tome 1 de ce manga signé Camille Broutin - ce manfra donc, si on veut utiliser les termes exacts - j'ai sauté sur la suite dès que je l'ai vue disponible dans ma bibli !

Le contexte : l'intrigue se déroule dans un internat dont on suit au départ le quotidien ordinaire des pensionnaires. Brusquement, le "phénomène" se manifeste dans le ciel et tout bascule ! Un phénomène surnaturel qui semble récurrent mais qui demeure un grand mystère. Des sortes de billes qui tombent du ciel et qui dévorent tout ce qu'elles touchent. Que sont ces créatures mortelles ? D'où viennent-elles ? Que veulent-elles ?

N'ayant pu s'échapper à temps, nos pensionnaires se retrouvent piégées dans l'internat, tandis qu'à l'extérieur, les forces de l'ordre, les médias et certainement des scientifiques, observent de (très) loin l'issue de ce phénomène qui devrait prendre fin dans un mois.

jeudi 30 avril 2026

LA VILLE NOIRE


De George Sand, j'ai dû lire, comme à peu près tout le monde, La Mare au diable et François le Champi (quoi que j'ai un doute sur ce dernier), et bien sûr La petite Fadette pour lequel j'ai eu un véritable coup de coeur préado. Aussi, à l'invitation de Claudialucia et Miriam à une LC George Sand, je me suis dit, pourquoi pas ?

Au programme ce mois-ci, La Ville noire dont je n'avais jamais entendu parler, mais sa présentation comme un "roman social situant ses personnages et son intrigue au coeur du monde du travail, un quart de siècle avant Germinal, d'Émile Zola" me l'a rendu tout de suite intéressant. Voilà qui allait me faire découvrir une toute autre facette de George Sand, moins champêtre, romanesque et "jeunesse"... que je pensais alors. Oui et non. Le romanesque à la sauce Sand est bien présent ici et ce n'est pas forcément pour déplaire.^^

lundi 27 avril 2026

Book Trip en Mer - Saison 3


Eh bien, je ne pensais pas qu'après deux Book Trip en Mer (cf. saison 1 et saison 2), la lubie des lectures maritimes serait toujours aussi vivace chez moi qui, au départ, étais plutôt rétive aux récits en mer. On m'offre même des livres maritimes maintenant pour mon anniversaire, c'est dire à quel point cette nouvelle passion n'est pas passée inaperçue dans mon entourage.😆

vendredi 24 avril 2026

GOING ZERO


( OBJECTIF ZÉRO ou DEVENIR ZÉRO suivant l'édition)

Je voulais profiter de l'Hiver polar pour caser cette lecture qui avait thrillé nombre de blogueuses, mais mon billet arrive avec plus d'un mois de retard, en plein printemps... À la lecture du résumé, c'était plutôt convaincant ! J'aimais beaucoup l'idée de l'intrigue qui me semblait efficace, avec un bon potentiel de page-turner. La perspective de rajouter un auteur néo-zélandais sur mes étagères était un argument supplémentaire pour que je cède à la tentation.

Le résumé : Dix participants à la mission "Objectif Zéro" ont deux heures pour disparaître des radars. Si, au bout de trente jours, ils ne sont toujours pas repérés, ils remportent trois millions de dollars. À l'aide de drones, d'algorithmes prédictifs, de systèmes de reconnaissance faciale, de détecteurs de mouvement, les agents de Fusion à l'origine de ce bêtatest se lancent à leurs trousses, sûrs de débusquer les "Zéros" en un rien de temps.

Anthony McCARTEN

 

mardi 21 avril 2026

LA GUITARE DE PALISSANDRE


traduit du croate par Chloé Billon

Projetez-vous dans l'une de vos oeuvres musicales préférées, une assez douce, mais qui vous captivera dès les premières notes, de piano d'abord, très vite suivi des instruments à cordes, puis à vent, le tout s'harmonisant dans une mélodie tour à tour joyeuse, inquiétante, émouvante, puis s'intensifiant jusqu'au grand final qui vous cueillera à l'improviste.
Lire ce roman, c'est très exactement vivre cette expérience sensorielle, mais à travers les mots, des mots qui relatent l'histoire de cinq femmes, des femmes qui évoluent à des époques différentes, des temps mythiques à nos jours, et dont les destins sont étroitement liés par cette guitare de palissandre qui rythme les chapitres... Un roman composé comme une oeuvre musicale avec un final d'une puissance magistrale qui m'a mise KO !

Kristina GAVRAN

 

samedi 18 avril 2026

MARCIE - TOME 1


LE POINT DE BASCULE

Je précise "tome 1" car c'est ainsi que le présente l'éditeur sur son site, mais rien sur la couverture ou à l'issue de la lecture de cette BD ne laissait présager qu'il s'agissait d'une série.

Caroline, la cinquantaine, vient de se faire licencier. Le coup est dur, surtout que tout ce qu'elle trouve pour rebondir, ce sont des enquêtes de rue, un boulot dans lequel elle trouve peu de sens, sans compter que la plupart des gens l'ignorent royalement. Ce coup du sort est peut-être l'occasion de se lancer dans ce qu'elle a toujours voulu faire : détective privé ! L'occasion aussi de renouer avec sa véritable identité, Marcie Bangor. Boostée par sa fille de 16 ans, elle parvient à se faire embaucher comme stagiaire chez le détective Dulac.

Cati BAUR

 

mardi 14 avril 2026

BABEL


OR THE NECESSITY OF VIOLENCE

et encore sous-titré (je ne reprends ici que la traduction française pour faire court) "Histoire secrète de la révolution des traducteurs d'Oxford".

Soufflée par Yellowface qui m'avait convaincue des talents de l'autrice, R.F. Kuang, je n'ai pas hésité une seconde quand j'ai réalisé que c'était elle qui était derrière Babel, ce pavéesque roman multiprimé que je voyais partout à un moment et qui semblait ne récolter que des avis enthousiastes. C'est que les deux romans sont dans deux genres totalement différents et j'étais curieuse de voir R.F. Kuang à l'oeuvre dans la catégorie fantasy - fantasy historique même, pour être plus précise.

L'intrigue se déroule dans l'Angleterre des années 1830 dont l'économie et la puissance coloniale reposent sur la production et l'usage de barres d'argent magiques qui fonctionnent grâce à l'appariement subtil d'un mot et de sa traduction dans une autre langue.

samedi 11 avril 2026

LA GROSSE PRINCESSE PÉTRONIA


traduit de l'allemand par Paul Derouet

Un achat compulsif autour de 2020-2021 si j'en crois la date de parution. Je ne me souviens plus bien des circonstances de l'acquisition de cette BD, mais il y a fort à parier que la référence évidente et parodique au Petit Prince y est pour quelque chose. Et pour cause, Pétronia, une princesse frustrée et bougonne, serait sa cousine (un brin envieuse du cousin). Elle aussi vit seule sur une planète, mais une planète minuscule, où rien ne pousse. 

Depuis ce point d'observation inconfortable, elle nous livre ses réflexions sarcastiques sur son monde, des observations issues d'une imagination débridée et vagabonde.

Katharina GREVE

 

mardi 7 avril 2026

TOUTES LES ÉPOQUES SONT DÉGUEULASSES

 
Laure Murat a l'art et la manière d'explorer des thématiques qui ne peuvent que me parler en tant que lectrice. J'avais déjà fortement apprécié son essai Relire qui enquête sur le pourquoi du comment de nos relectures, et je ne doutais pas que ce très court essai d'une cinquante de pages rebondissant sur la polémique autour de la récriture des oeuvres classiques ou cultes jugées gênantes sous le prisme de notre époque, ne manquerait pas de me combler (spoiler alerte : mon intuition était bonne^^).

J'étais déjà séduite et convaincue par ce titre formidable, un rien provoc, Toutes les époques sont dégueulasses, formule empruntée à Antonin Artaud pour illustrer le fait que "fatalement, le siècle prochain éprouvera un malin plaisir à débusquer nos aveuglements actuels".

Commençons par mon positionnement dans ce débat :

mercredi 25 mars 2026

MONA L'IA


L'IA PEUT-ELLE ÊTRE CRÉATIVE ?

Une question brûlante à l'heure où les images, vidéos, musiques et même oeuvres littéraires générées par l'IA ont commencé à surgir dans notre quotidien, nous bluffant et/ou nous indignant par leur réalisme et leur similitude à s'y méprendre avec des créations humaines.
J'avoue que les questions autour de l'IA ne m'ont jamais vraiment interpelée ou inquiétée, d'abord parce que quand on crie sans cesse au loup ou qu'on en fait des caisses autour d'un phénomène, ça me fatigue, je préfère attendre que les ardeurs se calment, ensuite, c'est une avancée technologique comme une autre, qui a forcément ses bons comme ses mauvais côtés, mais ça, ça a toujours été. C'est d'ailleurs le premier ouvrage que je lis sur le sujet, mais j'ai difficilement résisté au titre, à sa question ouverte et à la couverture qui, je trouvais, seraient du plus bel effet dans ma bibliothèque (j'ai toujours aimé les revisites de la Joconde^^).

Bertrand MISONNE

 

samedi 21 mars 2026

LES BONNES


Toujours dans ma lubie "lire du théâtre", j'ai jeté cette fois mon dévolu sur cette pièce qui aurait été inspirée (ce que l'auteur, Jean Genet, a toujours nié) de l'affaire des soeurs Papin, un fait divers sanglant survenu en 1933 et dans lequel, les deux soeurs, alors employées de maison, ont commis un double meurtre sur leurs patronnes.

Résumé de l'éditeur : "Claire et Solange travaillent pour Madame, une riche bourgeoise autoritaire. Dès qu'elle est sortie, l'appartement devient le théâtre d'une étrange cérémonie : tandis que l'une se glisse dans la peau de la maîtresse, l'autre se fait criminelle et tente de l'achever. L'espace d'un instant, combattant leur sentiment d'échec et d'impuissance, les bonnes oublient leur condition. Mise en scène macabre, leur délire est cathartique. Mais, peu à peu, fantasme et réalité se superposent, au point de plonger les deux soeurs dans la folie. Jusqu'où pousseront-elles le jeu ?"

Jean GENET

 

mardi 17 mars 2026

LA CUISINE MORTELLE DE TITA ROSIE - TOME 2


L'ART MEURTRIER DU HALO-HALO

( HOMICIDE AND HALO HALO
            TITA ROSIE'S KITCHEN MYSTERY #2 )

Un cosy mystery culinaire, difficile pour moi d'y résister, surtout quand il vous fait découvrir la culture et la gastronomie (américano)-philippines, et comme j'avais déjà passé un bon moment de lecture avec le tome 1, la sauce ayant bien prise malgré quelques imperfections, j'ai voulu revenir à la série de l'autrice Mia P. Manansala, mais en anglais cette fois, pour bien capturer tout l'exotisme de l'intrigue. Bon, en réalité, je n'ai pas vraiment trouvé de valeur ajoutée à la VO.

Après L'Art meurtrier du lait de coco, nous retrouvons donc la jeune Lila dans une nouvelle aventure composée de halo-halo, un dessert philippin à base de glace pilée et de lait concentré, mais aussi de thé, cupcakes, concours de miss, romance, jalousie, et bien sûr, meurtre à résoudre.

mardi 10 mars 2026

LA SAGA DES ÉMIGRANTS - TOME 3


3. LA TERRE BÉNIE

ou dans une autre édition, Livre 1 :
Troisième partie : EN QUÊTE D'UN NOUVEAU FOYER 
(ou encore LE NOUVEAU MONDE
et Quatrième partie : UNE TERRE ET UN TOIT 
(ou encore DANS LA FORÊT DU MINNESOTA )

traduit du suédois par Philippe Bouquet

Alors là, je ne suis pas si sûre de moi dans le découpage dans la mesure où j'ai lu l'intégrale - Vol. 1 (sur 2), mais je devrais avoir lu l'équivalent du tome 3 de l'édition Livre de poche (600 pages). 
Mes repères, ce sont les titres qui en disent assez long sur le contenu des tomes/parties et le fait que ce que j'ai lu correspond plutôt bien à ces titres.^^

samedi 7 mars 2026

MOI, TSUSHIMA - TOME 1


traduit du japonais par Miyako Slocombe

J'arrive de mieux en mieux à ne pas me précipiter systématiquement sur les histoires et/ou couvertures avec chats, probablement parce que j'en ai lu une palanquée et que c'est toujours un peu les mêmes anecdotes et observations, mais là... LÀ... !, c'était IM-POS-SIBLE de résister à cette couverture et sa représentation supraréaliste d'un chat... un chat avec une sacrée bouille, qui plus est ! J'étais d'autant plus séduite que ce manga intégrait des photos des chats de l'histoire et que c'était édité chez Le Lézard noir, une de mes maisons d'édition fétiches côté manga.

L'histoire en résumé : "Tsushima, alias Tsu [voire, Monsieur Tsushima 😆] est un chat sauvage au caractère bien trempé.

OPÛ NO KYÔDAI

 

mercredi 4 mars 2026

TANGO DE SATAN


traduit du hongrois par Joëlle Dufeuilly

J'ai profité de la LC de février pour enfin lire ce fameux László Krasznahorkai. Au départ, c'était Guerre & guerre, en projet de longue date, que je voulais caser, mais j'ai dû composer avec les dispos de ma bibli, et ma foi, un petit tango endiablé me semblait plutôt de bon augure. 
Le résumé en tout cas me parlait bien. Le cadre est une vaste ferme collective à l'abandon au coeur de la grande plaine hongroise, où végètent encore quelques habitants qui n'osent pas ou plus "quitter cette contrée sinistrée pour aller chercher fortune ailleurs". Ils s'épient et complotent les uns contre les autres, lorsqu'une rumeur annonce le retour de deux personnages que l'on croyait morts. La nouvelle bouleverse ces êtres en manque de perspective.
"Farce noire teintée d'ironie", ça, ça avait clairement tout pour me plaire, mais je n'avais pas fait attention, quelques lignes plus loin, à l'évocation d'un "voyage poétique peuplé de solitude et de mélancolie". Gros red flag pour moi.

László KRASZNAHORKAI

 

vendredi 27 février 2026

CLEAR


ÉCLAIRCIE 

Un roman court qui a pas mal tourné sur la blogo, à chaque fois avec des retours enthousiastes, ce qui n'a pas manqué attiser ma curiosité.

Le contexte de l'intrigue : depuis le milieu du 17e siècle en Écosse ont été mises en place les tragiques Clearances, une politique implacable permettant aux propriétaires terriens d'évincer les paysans de leurs terres, libérant ainsi des hectares de pâturage pour des troupeaux de moutons, beaucoup plus lucratifs. 
Le roman se déroule ici en 1843 sur une île perdue au large de l'Écosse. John Fergusson, un pasteur sans le sou, y est envoyé pour chasser Ivar, le dernier habitant du coin, dans le cadre des Clearances. Ce n'est pas vraiment de gaité de coeur qu'il a accepté cette mission, mais la misère l'y contraint quelque peu. Sauf que voilà, patatras !

Carys DAVIES

 

mardi 24 février 2026

WHY DON'T YOU LOVE ME ?


Noté suite à une critique bien intrigante dans Les Midis de culture : l'histoire d'un couple avec deux enfants dans une BD mettant en scène une mère alcoolique et dépressive, un père quelque peu paumé et des enfants livrés à eux-mêmes. Ça devrait être triste à en pleurer, mais c'est extrêmement drôle, et surtout, il y a un twist qui change le regard qu'on portait sur cette histoire et qui permet de mieux comprendre les situations quelque peu déroutantes en première partie. 
Vendu donc !

Mark et Claire présentent tous les signes d'un couple malheureux en mariage. Elle, passe sa journée à la maison à boire et à fumer des cigarettes à la chaîne, et envoie bouler à peu près tout le monde (méchamment drôle !). Lui, dort sur le canapé, peine à se rappeler le prénom de son fils et exerce un métier auquel il ne connaît rien (hilarant !).

Paul B. RAINEY

 

jeudi 19 février 2026

DE GRANDES DENTS


ENQUÊTE SUR UN PETIT MALENTENDU

Suivi de Barbie-Bleue, un conte dont vous êtes le Perrault

Bon, moi qui ne résiste pas à tout ce qui touche de près ou de loin aux contes de notre enfance - contes détournés, réinventés, réadaptés, essais, analyses - j'étais cuite avec un titre pareil ! Sans parler du sous-titre et du petit conte revisité en bonus.

J'avais déjà lu une analyse très argumentée d'Anne-Marie Garat qui voyait au détour de chaque phrase du conte dont il est question ici, une connotation sexuelle. Oui, Le Petit Chaperon rouge serait limite pornographique. Le choc pour moi qui en étais restée à ma petite lecture premier degré dont la moralité était la mise en garde contre les inconnus ("ceux qui rôdent dans les bois, les bals, les parkings").

Lucile NOVAT

 

dimanche 15 février 2026

CACHE-CACHE


traduit du danois par Caroline Berg

Des auteurs de polar nordique, il y en a à la pelle. Je n'en ai pas lu la vaste majorité car c'est à ne plus savoir à quel saint Scandinave se vouer, mais s'il y en un qui me rend fébrile depuis celui qui a quasiment ouvert le bal, aka Stieg Larsson, c'est le Danois Søren Sveistrup dont j'avais dévoré le pavéesque Octobre en quelques jours. J'étais toute fofolle quand j'ai découvert l'existence de son dernier que j'attendais depuis des années - un autre beau pavé 🤩 - et que j'ai traqué à la bibli telle une psychopathe digne d'un de ses romans. À peine terminé, j'en redemandais ! Ah lui, je pourrais tout lire d'une traite.

Sur la couverture figure un bandeau d'accroche : "Si Octobre vous a coupé les jambes, Cache-cache vous coupera le souffle !" On l'espère bien, oui !, on y croit sans y croire, la barre du suspense à son comble était déjà bien haute, et pourtant, si !, il a réussi à me happer dans cette nouvelle intrigue haletante et à me souffler de nouveau.

mardi 10 février 2026

TERRE DES SANS-PATRIE


Un roman qui m'avait attirée par sa couverture, son titre et cette question philosophique qui laissait entrevoir l'esprit du livre : "[...] nous aurons une dernière pensée pour nous-mêmes, en une dernière question : avons-nous eu une existence sombre ou une sombre existence ?"

Rien de plombant pourtant au premier abord malgré le drame de la situation. 
L'histoire se présente comme un conte ou une fable au ton léger et avenant, où la rude réalité n'est jamais vraiment expressément nommée et plutôt joliment romancée : on comprend vite que le Ravin, qui passerait presque pour un domaine de rêve, est un bidonville, que les personnes que Baba Mathus y accueille depuis des décennies sont en réalité les exclus, ceux qui n'ont ni acte de naissance ni nationalité. Le monde extérieur avec ses travers et ses dangers est désigné sous le nom de l'Empire Extérieur. 

Mahmoud SOUMARÉ

 

samedi 7 février 2026

VIERGES


UNE FOLLE HISTOIRE DE LA VIRGINITÉ

Une BD qui annonçait une énième plongée dans les conditions des femmes, le patriarcat, le féminisme... Je n'avais pas forcément envie de cette immersion qui, par moment, me lasse, mais bon, elle était estampillée coup de coeur de ma bibli, coup de coeur du Prix des Droits des Femmes (créé en 2024), l'humour semblait au rendez-vous et la question centrale "pourquoi la virginité est-elle si importante dans l'Histoire et dans la plupart des cultures ?" méritait réponse tout de même. J'ai fini par céder à la curiosité.^^
Surtout que je suis une personne nourrie et élevée au bon grain des idées reçues et tout comme l'autrice, "je croyais que l'hymen était le signe ultime de la virginité", ce que (spoiler alert) cette enquête pleine de rebondissements surprenants va démentir. De même, il ne m'était jamais venu à l'idée de questionner comment les 70 vierges du paradis le restaient (mais j'avoue que je n'y pense jamais).

Élise THIÉBAUT

 

mardi 3 février 2026

CHEVAL


Repéré en bibliothèque, c'est un peu tout qui m'a irrésistiblement attirée : la couverture, qui semblait gentiment se jouer de nous avec son dessin enfantin, le titre, comme sorti de nulle part, sans lien apparent avec l'illustration, le tout aux éditions Do dont le catalogue m'avait déjà intriguée au cours de mes dérives bloguesques. L'occasion idéale de les découvrir enfin !

Un coup d'oeil à la quatrième de couv et j'étais ferrée :
" "J'avais acheté cette maison car elle n'était pas chère, pas chère du tout, et je l'avais achetée malgré l'aspect inquiétant qu'elle aurait pu offrir aux passants, s'il y en avait eu, mais il n'y en avait pas."

Cheval, ça se passe à la lisière d'une ville. Il y a une maison, qui n'a pas la forme exacte d'une maison. Le jour, on va travailler.

Julie BOUDILLON

 

samedi 31 janvier 2026

NI VU, NI LU


Mon dernier billet d'une lecture de 2025 ! Petit moment de satisfaction personnelle.:)

"Comme son titre l'indique, [cette BD] propose de découvrir les livres et les films [et séries ou émissions TV...] marquants de notre culture à travers de courtes chroniques, d'autant plus pertinentes que le narrateur n'a ni vu ni lu les films et les livres en question."

L'idée est amusante, surtout que je visualisais bien en effet ces gens qui émettent des avis sur un film ou un titre sans l'avoir ni vu, ni lu (d'où le titre 😉). D'ailleurs, je me demande si je n'en fais pas partie, pour certains films ou livres au sujet desquels j'ai de forts préjugés que je ne saurai jamais démentir puisqu'il est entendu que je ne lirai ou verrai jamais ces oeuvres.😅

Jean-Christophe MAZURIE

 

mardi 27 janvier 2026

LES DOIGTS ROUGES


traduit du japonais par Sophie Refle

C'est, si je ne me trompe, la première enquête de l'inspecteur Kaga que j'ai eu le plaisir de découvrir dans Le Nouveau et de retrouver dans Les Sept Divinités du bonheur de Keigo Higashino, un de mes auteurs japonais chouchous. Enfin, plus qu'un auteur chouchou, c'est un auteur doudou. Le lire est, pour moi, aussi confortable qu'enfiler des chaussons et la garantie d'un moment de lecture plaisir à essayer de démêler les noeuds de quelque mystère dans une intrigue plus subtile qu'il n'y paraît au premier abord.

Le roman s'ouvre sur un drame familial, une affaire tragique et sordide. Dès les premiers chapitres, on connaît le coupable. Un adolescent à problèmes un peu trop couvé par sa mère qui fera tout pour couvrir son crime, le meurtre d'une petite fille (ce n'est quand même pas rien, d'autant plus qu'il pourrait y avoir derrière des pulsions inavouables).

samedi 24 janvier 2026

MOI, CE QUE J'AIME, C'EST LES MONSTRES - LIVRE DEUXIÈME

 
( MY FAVORITE THING IS MONSTERS - VOLUME 2 )

traduit de l'anglais par Jean-Charles Khalifa

Au premier volume, je n'ai été que louanges et stupéfaction devant autant de talents graphique et narratif. L'autrice, Emil Ferris, nous avait offert là un véritable OGNI (Ouvrage Graphique Non Identifié^^), une expérience de lecture puissante et perturbante qui m'avait émerveillée et foutu des claques à chaque page. J'avais été marquée à vie par la précision et l'esthétisme des dessins, quasi tous réalisés au stylo-bille !! Au stylo-bille !!! Il me tardait de lire la suite, occasion qui ne m'a été donné que près de cinq ans plus tard.

Au tome 1, on découvrait Karen Reyes, une petite fille de 10 ans à l'imagination foisonnante, dont on suit l'histoire à Chicago dans les années 60.

mardi 20 janvier 2026

SEA OF TRANQUILITY


LA MER DE LA TRANQUILLITÉ )

Quand j'ai été particulièrement soufflée par la qualité d'un roman ou que j'ai eu une révélation auteur, j'ai deux comportements possibles : soit je me rue sur tous ses autres livres, soit j'ai tellement peur d'être déçue que je tarde à y revenir.
Pour Emily St. John Mandel, c'était le deuxième cas. J'avais adoré Station Eleven, mais je n'arrivais pas à me résoudre à lire ses autres romans. Ce n'est que neuf ans plus tard que l'envie de renouer avec elle s'est faite ressentir assez vivement et j'ai jeté mon dévolu sur La Mer de la Tranquillité. Je me demande d'ailleurs si le déclencheur n'était pas opportuniste, du genre, tiens, une lecture maritime potentielle ? Bon, j'avais bien compris que le titre était lié à la lune, mais les marées, tout ça, tout était possible.^^ 

mardi 13 janvier 2026

SAGA - TOME 12

 
traduit de l'anglais (États-Unis) par Jérémy Manesse

C'est une des rares séries en cours que je suis assidument et dont je me rue sur le tome suivant dès qu'il est disponible en bibli. Comme je le disais au tome 11, elle n'a qu'un défaut : le rythme de parution des tomes, bien trop lent à mon goût. 

Le mémo du contexte général :
Alana et Marko, deux amants de races extraterrestres ennemies, sont traqués par tout l'univers depuis qu'ils ont donné naissance à la petite Hazel.
"C'est l'histoire de deux mondes pour toujours en guerre, une planète appelée Continent, et une lune appelée Couronne. Mais c'est aussi l'histoire d'un monde lointain qui tourne autour des deux."

L'histoire suit son cours, sans remous majeurs dans ce tome-ci, plutôt quelques éléments annonciateurs de tomes plus mouvementés par la suite peut-être. Un tome de transition en somme.

samedi 10 janvier 2026

BAIGNADES


Ça faisait un moment que j'étais curieuse de cette fameuse autrice québécoise, Andrée A. Michaud, qui semblait enthousiasmer tous ses lecteurs, mais ses titres ne me tentaient que paresseusement, jusqu'à ce que je tombe sur ce billet de Cath L qui parlait de Baignades en ces termes :
"Je vous défie de lire les premières pages du roman, et de ne pas avoir envie de découvrir la suite, qui s'avère riche en émotions. Puis, arrive une deuxième partie à laquelle on ne s'attend pas du tout [...]"

Ah ? Je résiste mal aux défis, et encore moins à la promesse d'un page-turner, et encore moins (bis) à un retournement de situation inattendu. Bon, je voudrais juste soulever le fait que "la suite, qui s'avère riche en émotions", me semble un euphémisme.😆 Moi, j'ai vécu le suspense anxiogène, j'ai agrippé ma liseuse à en avoir les jointures de mes mains blanches, je me suis rongé les sangs, je crois même avoir arrêté de respirer à un moment et j'ai fait quelques pauses nécessaires tellement j'étais tendue. 

Andrée A. MICHAUD

 

mercredi 7 janvier 2026

JAMES


Auteur chouchou depuis Effacement, statut confirmé avec Châtiment, je n'ai pas résisté à son dernier paru, un des grands favoris de la rentrée littéraire.

James est présenté comme une réécriture des Aventures de Huckleberry Finn (que je résumerai par Huck Finn par la suite), mais Percival Everett l'a envisagé davantage comme "une conversation avec Mark Twain" et j'aime beaucoup cette image.
Je n'ai pas lu Huck Finn que j'ai été tentée de lire avant de me lancer, pour bien faire, pour mieux comparer, mais bon, temps, flemme, pas vraiment l'envie si je me sondais vraiment, et comme j'en connaissais les grandes lignes et surtout la figure de Jim dans l'histoire, j'ai décidé de faire l'impasse. En revanche, j'ai survolé un résumé assez détaillé sur Wiki et je dois dire que ça m'a suffi pour la comparaison.

vendredi 2 janvier 2026

2025 en bref et prévisions 2026

 
À la recherche d'une robe-livre ?^^ Plus de modèles @lulumoondreams


Et c'est reparti pour un petit check-up annuel (côté livres) !
Comme je l'explique chaque année, j'aime les bilans chiffrés parce que, personnellement, ça me donne un bon indicateur de ma santé livresque.