mercredi 27 septembre 2023

IL PLEUVAIT DES OISEAUX


Je me souviens bien de l'engouement de la blogo pour ce roman il y a quelques années, mais malgré tout le bien qu'on en disait, il ne m'avait jamais vraiment tentée. Un titre qui m'évoquait du nature writing, et surtout, qui revêtait quelques atours poétiques, ne pouvait m'attirer dans ses filets. En réalité, rien de poétique dans ce titre, il a vraiment plu des oiseaux dans ce livre !

C'est un récent passage en librairie qui m'a finalement décidé à le lire. Alors que mes oreilles traînaient comme de coutume à l'écoute des demandes des clients et des recommandations des libraires, les mots "humour" et "très drôle" me sont parvenus. Mon attention aiguisée, j'entends le libraire résumer brièvement l'intrigue, une histoire de trois octogénaires épris de liberté qui ont décidé d'aller vivre dans la forêt, loin des enquiquineurs de la ville. Ah ? L'idée de l'intrigue me plaisait bien et puis "humour", c'était l'argument suprême. L'auteure, Jocelyne Saucier, est québécoise en plus, et je cherchais justement un roman québécois ! Adjugé, vendu ! Je repartais avec.

Jocelyne SAUCIER

 

lundi 25 septembre 2023

MON CANCER COUILLON


Un manga chez Keisha, c'était déjà assez pour attiser ma curiosité, et bien que le thème, qui n'est pas des plus légers, aurait pu me faire fuir, en manga, j'avais confiance en son traitement pour ne pas démoraliser. Le titre et la couverture laissaient en tout cas entrevoir pas mal d'autodérision, ce qui aide toujours à aborder ce genre de récit.

En juin 2010, à 35 ans, l'auteur, Kazuyoshi Takeda est diagnostiqué du cancer du testicule et est rapidement hospitalisé en soins de longue durée. C'est son combat contre la maladie qu'il relate ici, entouré des compagnons qu'il s'est fait dans cette épreuve marquante. "Tous ces moments, tous ces visages, il nous les livre dans cette leçon de vie qui est la sienne."

C'est un récit avec beaucoup d'autodérision, comme je m'y attendais, mais dont l'humour ne masque en rien la gravité de la situation.

TAKEDA Kazuyoshi

 

dimanche 17 septembre 2023

J'AI COURU VERS LE NIL


traduit de l'arabe (Égypte) par Gilles Gauthier

J'avais tellement adoré L'Immeuble Yacoubian d'Alaa El Aswany qu'il me tardait de retrouver cet auteur qui m'avait marquée par son talent de conteur, son style savoureux et imagé, et ses personnages hauts en couleur qu'il façonne avec un réalisme troublant. Les avis sur ses romans suivants étaient plutôt mitigés aussi j'ai préféré ne pas m'y risquer, mais son dernier traduit, J'ai couru vers le Nil, avait bonne presse. Je n'avais aucune idée du sujet, mais je m'y suis plongée sans hésitation quand l'occasion s'est enfin présentée.

L'auteur relate ici le "Printemps arabe" en Égypte en 2011, cette révolte populaire qui a mené à la démission de Moubarak, mais qui n'est malheureusement pas parvenue à renverser l'ancien régime, toujours en place et plus répressif que jamais.

mercredi 13 septembre 2023

A RISING MAN


( L'ATTAQUE DU CALCUTTA-DARJEELING )

Ça faisait un moment que j'avais repéré cette série d'enquêtes du capitaine Sam Wyndham sur les blogs. J'avais bien noté qu'elle avait un fort capital sympathie. Il y avait un enthousiasme plutôt franc même chez ses lecteurs. Pour moi, le combo polar historique + Inde britannique au début du 20e siècle avait tout pour me séduire, mais (air connu) PAL prioritaire, LAL, autres tentations... le premier tome se faisait toujours passer devant. 

J'ai longtemps hésité aussi à le lire en français plutôt qu'en anglais, la VF étant disponible à la bibli, mais finalement j'ai sorti la CB. Sans regret car l'écriture était vraiment savoureuse, enjouée, pleine d'ironie mordante, avec des dialogues et réparties truculents, et un rien suranné, ce qui collait bien avec le contexte de l'époque et m'immergeait dans l'ambiance, et surtout, je suis tombée sur un passage* qui m'a donné l'occasion d'aller vérifier le rendu en français, et là je me suis dit, les traductions, c'est top, mais que de perdition tout de même ! 
(*celui concernant l'explication du prénom du sergent Surrender-Not (Surendranath) Banergee, devenu Sat (Satyendra) en français).

Abir MUKHERJEE