vendredi 30 juin 2023

LES ÉTOILES LES PLUS FILANTES


LES ÉTOILES LES PLUS FILANTES

J'avais tellement aimé Là où les chiens aboient par la queue, le premier roman de l'auteure, Estelle-Sarah Bulle, que j'avais écrit à son sujet :
"Une chose est sûre, je me procure le prochain roman de l'auteure sans hésiter dès qu'il paraît, et ce, quel qu'en soit le sujet !"

Je n'aurais jamais imaginé que celui-ci m'emmènerait au Brésil, mais ça tombait bien pour mon book trip brésilien !
Estelle-Sarah Bulle raconte ici le tournage du film "Orfeu Negro", un film français de 1958 tourné au Brésil et revisitant le mythe d'Orphée et Eurydice transposé dans les favelas de Rio, pendant le Carnaval. Une de ses particularités, c'est que le casting était entièrement composé d'acteurs noirs, majoritairement amateurs. Rien qui le prédisposait à la Palme d'or au Festival de Cannes, et pourtant, il l'a obtenue en 1959, ainsi que l'Oscar du meilleur film étranger en 1960.

mardi 27 juin 2023

TOKYO DETECTIVE


TOKYO DETECTIVE

      ENQUÊTES, CRIMES ET RÉDEMPTION AU PAYS DU SOLEIL-LEVANT

traduit de l'anglais (États-Unis) par Doug Headline

Quelle joie pour moi de tomber, au détour d'une librairie, sur la suite directe de Tokyo Vice que j'avais lu il y a 7 ans à sa parution et a-do-ré ! J'ai eu une petite appréhension au début, car ce n'était pas le même traducteur, or j'avais vraiment aimé l'écriture et la voix de l'auteur, Jake Adelstein, retranscrites par Cyril Gay dans Tokyo Vice. Heureusement, je l'ai retrouvé tout pareil ici.

Tokyo Detective est donc la suite directe de Tokyo Vice où l'on suivait Jake Adelstein pendant ses 21 premières années au Japon. On le retrouve ici en 2008 jusqu'à nos jours, et si la vie qu'il mène au Japon est toujours aussi peu banale, comme je l'avais déjà souligné dans Tokyo Vice, c'était particulièrement passionnant quand il était jeune, naïf et faisait ses débuts dans le journalisme, avec le choc des cultures, tout l'apprentissage des codes sociaux, la découverte des ficelles du métier et des relations à tisser avec la police, les procureurs et les yakuzas, mais par la suite, quand il a commencé à prendre de la bouteille, c'était un peu moins palpitant car il était rôdé. 

vendredi 23 juin 2023

LE PETIT CHAPERON BLEU


LE PETIT CHAPERON BLEU

Repéré au détour d'une bibliothèque, je n'ai pas résisté à la curiosité de cet album jeunesse proposant très visiblement un conte détourné, un de mes genres de prédilection.
Le postulat de départ ne laisse rien présager d'extraordinaire - une petite fille se voit offrir une pèlerine rouge à capuche qu'elle teint en bleu parce qu'elle préfère cette couleur - mais dès les premières lignes, le ton est assez décalé et ce décalage se répercute entre le texte et les illustrations, pour partir ensuite quasi en roue libre, jusqu'aux notes de bas de pages !

C'est un petit album à partir de 6 ans qui se lit en une demi-heure à peine, mais je l'ai trouvé tellement original, inventif, malicieux, ludique, subtil, riche et enthousiasmant qu'il me fallait le manifester ici.

Guia RISARI

 

mardi 20 juin 2023

THE PROMISE


THE PROMISE

LA PROMESSE )

Dès que j'ai vu ce roman sud-africain de Damon Galgut sur le planning de lecture de la cinquième édition du Prix Bookstagram du roman étranger 2022, j'en ai fait une urgence. Le thème, autour des questions raciales, me parlait beaucoup, et je n'avais pas lu grand-chose sur le sujet en Afrique du Sud, me tournant plus naturellement vers les États-Unis dès qu'on l'aborde, alors que bon, l'Apartheid, c'est un sacré dossier aussi...

Le contexte de l'histoire m'intéressait tout particulièrement :
"1986, Pretoria. Rachel, matriarche de la famille Swart, a fait une promesse avant de mourir : léguer à Salome, leur domestique noire, la maison dans laquelle elle vit."
Une décision qui n'est pas du goût de tous et qui divise le clan. Seule Amor, encore enfant à la mort de sa mère et marquée par sa requête, semble lui attacher de la valeur et de l'importance. Une promesse est une promesse, non ? Mais celle-ci sera-t-elle tenue ?

Damon GALGUT

 

jeudi 15 juin 2023

GÉNÉALOGIE DU MAL


GÉNÉALOGIE DU MAL

traduit du coréen par Choi Kyungran et Pierre Bisiou

Je tournais autour de ce roman de Jeong You-jeong depuis sa parution, partagée entre la curiosité et l'inquiétude. Je craignais que ce ne soit trop glauque ou dérangeant pour ma sensibilité, un peu dans la veine de l'horrifique et du diabolique disons, le titre et la couverture n'aidant pas. 
C'est l'enthousiasme fébrile de Cryssilda qui a fini par me décider à le lire, avec une curiosité accrue. À ma question, "mais ce n'est pas un peu trop glauque ?", elle m'a répondu, "bah, y a un meurtre..." Voilà, soyez prévenus ! 😆 Oui, c'est sûr qu'avec ce postulat de départ, je ne pouvais pas espérer que ce soit désopilant ou lumineux.

Il y a un meurtre donc, mais l'originalité de ce roman, de ce thriller psychologique addictif qui ne cessera de fasciner tout le long, c'est que - et là je reprends partiellement le résumé - "Yujin, 26 ans, se réveille un matin couvert de sang. En bas des escaliers du duplex qu'il partage avec sa mère gît le corps de celle-ci, la gorge tranchée d'une oreille à l'autre."
Tout l'accuse, mais il n'a aucun souvenir de la nuit passée, ni de ce qui aurait pu le pousser à porter ce coup fatal, si tant est qu'il soit vraiment coupable.